@Isga
C’est le déluge ce matin... faut prendre le temps de souffler. Je me lance, un pas à la fois. Ta première intervention tu mentionnes ceci « La lutte des classes produit la conscience de classe. L’exploitation, elle, produit l’aliénation. La classe ouvrière, dans son immense majorité, est aliénée, et donc réactionnaire : TOUJOURS. Les ouvriers révolutionnaires progressistes sont minoritaires : TOUJOURS. Le travail révolutionnaire et les avancées démocratiques qu’il amène favorise l’arrivée au pouvoir de la Réaction la plus dure, de la contre-révolution »
Tu as raison...La question devient donc COMMENT EMPÊCHER LA RÉACTION DE SE RÉINSTALLER AU POUVOIR ?
Tu oublies que l’insurrection crée une situation révolutionnaire (ce que n’a pas réussi à faire le prolétariat tunisien - égyptien ni aucun prolétariat arabe au cours du printemps arabe) Une situation RÉVOLUTIONNAIRE (donc appelant l’e renversement de la structure d’État au complet et son remplacement total ce qui ne s’est produit dans aucun pays arabe) entraine une avancée - un mûrissement très important et instantané de la conscience de classe ouvrière.
Si la révolution peut offrir une perspective d’avenir - si la classe ouvrière perçoit cette perspective d’avenir (et ici le travail du parti de classe d’avant-garde est crucial pour diffuser les mots d’ordres adéquats - combattre la réaction qui se lève appelée par la classe renversée mais pas disparue), si la révolution peut bénéficier du soutien des forces révolutionnaires des autres pays alentour empêchant la réaction de s’organiser à l’extérieur pour attaquer à l’intérieur et enfin si les forces productives sont complètement développée et DONC LES RAPPORTS DE PRODUCTION COMPLÈTEMENT DÉVELOPPÉ SOUS CE MODE DE PRODUCTION ET N’OFFRANT DONC PLUS AUCUNE PERSPECTIVE D’AVENIR DE RECULER EN ARRIÈRE (comme on dit au Québec (
) alors la révolution sera victorieuse.
La Révolution française remplissait TOUTES ET CHACUNES de ces conditions et la prise de pouvoir de Napoléon constitua la réponse spécifique de la RÉVOLUTION BOURGEOISE - CAPITALISTE - à la nécessité de défendre le nouveau pouvoir bourgeois et capitaliste français contre la réaction monarchique européenne.
La réinstallation d’un monarque de pacotille à Paris ne constitua pas un retour au mode de production féodal-servage et si bien qu’un peu plus tard la RÉVOLUTION CAPITALISTE BOURGEOISE française compléta son périple avec la Commune puis la République bourgeoise capitaliste.
Le fait qu’une telle transformation réellement révolutionnaire s’étale sur quelques décades - avec des haut et des bas - à l’échelle d’un continent tout entier (car la Révolution française fut le signal de bouleversements semblables dans toute l’Europe sauf en Grande Bretagne qui avait déjà fait sa Révolution capitaliste bourgeoise un siècle plus tôt).
La Révolution bolchévique se heurta aux limites absolues tracées par l’État totalement arriérée des forces productives - du mode de production capitaliste bourgeois en Russie. De cet état arriéré découlait l’état larvaire de la classe ouvrière, de son immaturité de classe, de l’immaturité (en terme socialiste prolétarien) des conditions économiques, sociales, politiques.
De fait, le Parti bolchevique et cette concentration extraordinaire de révolutionnaire mâture, conscient, avancée, prolétarien était une incongruité dans un pays agraire semi-féodale (ouvriers = 7 millions Paysans 25 millions) et le PARTI bolchévique n’était pas représentatif de l’État d’immaturité des conditions de production, des rapports de production et de la classe mandatée pour faire la révolution.
Enfin, l’ensemble du mode de production capitaliste bourgeois n’avait pas atteint son état d’expansion et de développement maximal - le point de rupture où plus rien n’est possible d’autre que la révolution mondiale (car un mode de production remplit tout et chasse tout autre mode de production -tout autre système de rapport de production pour le laisser que lui-même)
Il était clair qu’en 1917 le capitalisme en montée vers l’impérialisme (mais auquel il restait de belles années d’exploitation) n’avait pas terminer sa course historique mondiale.
Voilà pourquoi l’histoire dû reculer d’un pas pour reprendre sa marche. Staline et le Parti bolchévique ne pouvait pas et n’ont pas réussit à forcer la main de l’histoire et ils se sont arc bouter pour construire le socialisme dans un seul pays une aberration anti marxiste, a-historique, une triste utopie.