…mais ils sont minoritaires, commencent tout de même à
évoluer dans leur coin, et quand ils seront beaucoup plus nombreux, ils auront
cessé d’être ce qu’ils sont actuellement.
Complètement délirant…non
seulement les ultra-orthodoxes se radicalisent de plus en plus, en parallèle
avec un processus similaire de radicalisation au sein de la société israélienne
(militarisation et fascisation des esprits) : de plus leur rhétorique
génocidaire se diffuse et devient mainstream, enfin ils formeront aussi d’ici 1
à 2 décennies la majorité de la population juive en Israël (10 à 14 enfants par
femme).
Nous nous éviterons l’effort
de fournir à ce prop-à-glandiste quelque exemple qui soit, si en lui demeure
quelconque objectivité, il pourra aisément trouver de quoi vérifier les propos
ci-dessus…Qu’il s’intéresse donc à la missive envoyée par le commandant de la
Brigade Givati - opérant actuellement à Gaza - à ses officiers, sublime discours hallucino-religieux appellant
à la guerre sainte contre ceux (= Palestiniens) blasphémant le nom de Dieu, ou
aux propos d’un ex-rabbin de l’IDF peu avant le massacre à Shujayya afin de les
galvaniser au massacre de Philistins à l’aide de messianiques promesses…Il ne s’agit là que de
« micro-événements » mais quiconque analyse objectivement la société israélienne
actuelle, aura constaté que la perspective halachique/talmudique en matière de guerre (=
guerre sainte permettant la suspension des principes halachiques et principes éthiques
du judaïsme) se réduit de plus en plus au pire de la tradition juive, et devient mainstream, imprègnant la pensée des non-religieux qui la métabolisent et la « sécularisent ».
Mais comme à son habitude, l’hasbarat
en faction sur AV nous recrache la prop-à-gland zioniste sans même prendre la
peine de vérifier la réalité des faits : quand bien même, c’est cette
radicalisation même, opérant au-delà du seul domaine religieux, qui accélère le
processus de scission entre la communauté judéo-américaine (à savoir le
groupe-clé de la diaspora juive) et Israël : cette communauté même attachée à
Israël et au projet sioniste étant traditionnellement d’obédience libérale,
ayant largement participé à la lutte pour les droits civiques des
Afro-américains, la contestation anti-Vietnam, etc… + s’assimilant à vitesse
grand V (l’assimilation étant la hantise des zionistes) ne peut que s’éloigner
de plus en plus, avant de se détacher définitivement d’Israël au risque de
dissonance cognitive.
Autant les recherches
récentes (assimilation, attachement à Israël, etc…) montrent l’accélération de
ce phénomène, notamment chez les jeunes Juifs américains, autant les zionistes
en Israël en ont conscience (Liebermann s’étant récemment rendu aux USA avec un discours aussi clair que direct : la
principale menace pour les Juifs et Israël n’est ni l’Iran, ni les Palestiniens
mais l’assimilation) : prise de conscience qui lorsqu’associée à la fureur
zioniste actuelle et à ce qui se produit au sein de la société israélienne suffit
à démontrer que le qahal zioniste n’agit plus rationnellement : il part en
vrille tout simplement, ne laissant augurer rien de bon pour les années à venir...
Arendt, l’amante du
germanique philosophe que notre tâcheron aime citer, avait déjà prophétisé cela
dès 1944 : que ce soit la dépendance vis-à-vis de la communauté
judéo-américaine et son détachement progressif, que la transformation d’Israël en une néo-Sparte d’obédience nietzschéenne,
avec pour motto : " une nation est un groupe d’individus … maintenus
ensemble par un ennemi commun " : avec une telle logique, chacun pourra
saisir l’existentielle nécessité, non pas menace, d’avoir toujours un ennemi…quitte
à s’en créer encore et encore…
Après tout, notre tâcheron
favori ne nous a-t-il pas récemment rappelé qu’il existait désormais à Gaza des
centaines de milliardaires (ici correction : des centaines de MILLIONaires),
incluant le top-level des hamasniks : d’où vient leur fortune, si ce n’est
d’une économie « tunelière » s’élevant a minima à 1 milliard de $/an, économie
née du blocus et finançant largement les divers besoins du Hamas qui perçoit sa
dîme sur tout bien transitant par les dits tunnels…Notre tâcheron aura noté que
la principale revendication du Hamas est la fin du blocus : autant cette
demande que le refus zioniste ne sont-ils pas étranges ? Qui ici, en dépit du fanatisme
et opportunisme supposé formule une demande qui affaiblirait son potentiel
autant militaire que politique ( autant le Hamas dépend des nouveaux riches créés
par l’économie tunelière que ces derniers dépendent du blocus et de la
domination politique du Hamas)…Serait-il alors possible que les hamasniks dont
les comptes sont suffisamment remplis se sentent quelque peu concernés par le
bien-être de la populace gazaouie, tandis que les zionistes de leur côté préfèreraient
nourrir toujours plus la haine, et se créer toujours plus d’ennemis…le projet zioniste ne tenant que si le shtetl dispose toujours d’un Amalek à craindre, et en pratique, à persécuter, opprimer, etc...