Une masturbation intellectuelle moins ardente, des chiffres moins abondants et une mathématique plus accessible (dont peut se contenter le profane) , permettent d’observer :
À volume constant (ou population
égale), un tassement de la pyramide sociale, en réduisant l’écart
entre son sommet et sa base, entraîne un élargissement de cette
dernière, ce qui signifie une augmentation du nombre de pauvres,
alors que l’accroissement de cet écart, tel qu’il résulte d’une
étirement de la pyramide vers le haut (enrichissement général), a
l’effet inverse.
De même, quand la pyramide sociale se
développe en volume du fait de l’augmentation de sa population, le
supplément d’activité de celle-ci accroît la richesse globale de
la société, avec pour conséquence d’éloigner son sommet de sa
base, ce qui exprime l’accroissement de l’écart entre richesse et
pauvreté.
Ces deux constats, que le premier venu peut faire, révèlent qu’à
une augmentation de l’écart entre richesse et pauvreté correspond
une diminution du nombre de pauvres et inversement, sans modifier les
inégalités autrement que dans leur répartition. En d’autre termes,
l’augmentation de richesse collective réduit la pauvreté et sa
diminution l’augmente. La Palisse n’aurait pas dit mieux mais aurait
pu ajouter que le partage des richesses est une tout autre affaire.
À défaut d’une utopique suppression
des inégalités, nous devons donc être conscients que notre seule
possibilité est de les réduire par le meilleur compromis possible
entre plus de riches et moins de pauvres, et davantage de pauvres et
moins de riches.
D’ailleurs, qui peut sérieusement
imaginer que si la lutte finale achevée le grand partage avait lieu, mettant tous les
individus à égalité de richesse (ou de pauvreté), la pyramide
sociale ne serait pas peuplée, après demain, de ceux qui auraient
su faire fructifier leur avoir et ceux qui n’en aurait pas eu la
capacité ou l’envie ? Ambition, talent, courage, esprit
d’entreprise, goût du risque, sens de l’épargne, aptitudes diverses
des uns et des autres, sont tellement différents que les inégalités
ne peuvent être compensées dans une mesure satisfaisante par nos
lois, aussi compatissantes soient-elles à l’égard des plus
défavorisés d’entre nous, quand bien même elles s’appuieraient sur les cogitations d’un Piketty
Pour approfondir cette réaction :
http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com