• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Le capitalisme, Thomas Piketty et ses errements

Le capitalisme, Thomas Piketty et ses errements

Thomas Piketty accompagne d’une rare masse de données chiffrées explorant trois siècles d’économie de vingt pays l’énoncé de sa thèse selon laquelle le capitalisme produit des inégalités croissantes destructrices. La relation entre cette thèse et les données reste obscure. Des erreurs importantes systématiques faussent certaines données importantes.

Thomas Piketty présente un volumineux travail méritant beaucoup d’éloges. C’est l’évolution des économies du monde développé depuis 1700 qui est scrutée au moyen des données chiffrées disponibles. Elles sont toutes fournies et leurs sources rendues par l’auteur accessibles pour ses lecteurs.

- La thèse centrale de l’auteur (P. 131)

La thèse centrale de l’auteur est énoncée d’entrée « Dès lors que le taux de rendement du capital dépasse durablement le taux de croissance de la production et du revenu … le capitalisme produit mécaniquement des inégalités insoutenables, arbitraires, remettant radicalement en cause les valeurs démocratiques sur lesquelles se fondent nos sociétés modernes » (P.16). Il utilise la masse de données présentées pour la soutenir. Plus précisément, il énonce qu’en moyenne et longue période, les revenus annuels du capital se situent aux environs de 5% du montant du capital (p.568), alors que la croissance des revenus par habitant se situe aux environs de seulement 1,5% l’an, hors les périodes de conflits militaires et leurs suites (page 127 et 156). Il en déduit l’effet mécanique inexorable de l’inégalité croissante entre les revenus ainsi que le capital de la partie de la population « riche », notamment son décile supérieur, et le reste de la population. S’y ajoute le constat (page 350) que dans la plupart des pays riches la part des revenus du capital dans le revenu national a progressé au cours de la période 1970-2010.

-Remarque préliminaire

Fonder sur le taux de rendement annuel du capital (5%) opposé au taux de croissance des revenus par habitant (1,5%) la thèse de l’inexorable captation par la partie riche de la population d’une part croissante du revenu national, ce qui serait de l’essence du capitalisme potentiellement destructeur de la société, laisse perplexe. Le rendement annuel du capital est un revenu compté en valeur absolue rapporté au montant du capital des bénéficiaires de ces revenus pour déterminer le taux de rendement de leur capital. La croissance des revenus par habitant est seulement une partie de leurs revenus, celle dépassant le montant des revenus de l’année précédente. On a du mal à saisir la signification de ce rapprochement entre ces deux taux tout à fait étrangers l’un de l’autre. Au surplus, les chiffres fournis par l’auteur parmi ses annexes ne semblent pas établir la véracité de cette vision apocalyptique. En début du siècle dernier, jusqu’en 1938, la tranche des 10% plus hauts revenus se situait entre 47% et 39% de la masse des revenus. Elle était entre 30% et 33% de 1946 à 2010 (voir le graphique ici joint). L’auteur relève cela lui-même.

- L’erreur fondamentale de l’auteur : considérer les revenus avant impôts

L’erreur fondamentale de l’auteur réside dans son énoncé de la page 429 : « nous étudions … l’évolution de l’inégalité des revenus … avant prise en compte des impôts et transferts. » C’est oublier l’adage des anciens juristes selon lequel « donner et retenir ne vaut ». Car ces revenus (« rémunération des salariés » « Excédent d’exploitation » et « revenus de la propriété » selon la terminologie des comptabilités nationales) n’en sont qu’une expression bureaucratique ne reflétant pas les réalités. Ils subissent toutes sortes de prélèvements obligatoires, les uns frappant directement ces revenus, les autres les frappant indirectement au moyen des impôts indirects travestis dans les prix des biens et services achetés. Et ces prélèvements obligatoires sont recyclés par l’État en revenus indirectement redistribués via ses dépenses budgétaires. Ainsi, le total des revenus du travail retenu par l’auteur comprend des revenus faisant double emploi : ceux découlant des dépenses publiques, revenus tirés indirectement via les prélèvements obligatoires des revenus de tous.

- Deuxième erreur importante : faire masse des revenus du travail et des revenus du capital

La deuxième erreur importante de l’auteur est contenue dans son énoncé de la page 42 de l’ouvrage, selon lequel « le revenu comprend toujours deux composantes, d’une part les revenus du travail … et d’autre part les revenus du capital. Le lecteur du chapitre 6 intitulé « Le partage capital-travail au XXIème siècle » comprend normalement que le graphique 6.2 de la page 317 illustre le partage du revenu national de la France entre le revenu du travail (74% en 2009) et le revenu du capital (26% en 2009). Mais l’annexe technique ([France2.xlsx]DataFR1' !$CU$130) révèle pour 2009 un revenu du travail compté à 1 094 milliards, et un revenu du capital compté à 336 milliards, soit au total 1 430 milliards, alors que le revenu national est compté à 1 657 milliards ([France2.xlsx]Table FR.1' !$B$198) concordant avec la comptabilité nationale (PIB à 1 889 milliards moins consommation de capital fixe à 262 milliards, dont sont déduits les revenus nets de non-résidents de 29 milliards). Le rapprochement de ces chiffres laisse là aussi le lecteur attentif perplexe. L’erreur porte donc sur l’intelligence de la grandeur dénommée par l’auteur « revenu national », compris comme l’est celui d’un individu, et sur le rapport fait des revenus du travail et des revenus du capital à une autre grandeur que celle du véritable revenu national, autre grandeur construite de toute pièce par l’auteur. Car le véritable revenu national est intégralement constitué par les revenus du travail (en revenus dits primaires en comptabilité nationale) obtenus au cours du cycle de production des biens et services. Et les revenus du capital (en revenus dits secondaires en comptabilité nationale) découlent de l’emploi par des résidents d’une partie de leurs revenus du travail en échange de l’utilisation du capital de ceux en disposant.

- Troisième erreur importante de Thomas Piketty : utiliser comme étalon de mesure des parts de revenu le Produit Intérieur Net des comptabilités nationales auquel elles sont rapportées.

Cette troisième erreur est commise en utilisant les données des comptabilités nationales sans avoir vérifié là encore qu’elles mesurent à peu près fidèlement les réalités économiques. Elle est commise par tout le monde. Les impôts indirects travestis dans les produits, déduction faite des subventions, sont compris dans le PIB, donc dans le revenu national. Il est évident qu’il ne s’agit pas là d’un revenu pour les résidents autres que l’État. Cette partie du revenu national fait double emploi avec une partie des revenus des résidents, celle leur fournissant le nécessaire pour payer les biens et services acquis, dont ces impôts qui y sont travestis. Le montant du PIB et du revenu national comprend aussi une production et un revenu des administrations publiques formés par les dépenses effectuées pour fournir gratuitement les services produits par les administrations publiques et leur formation de capital fixe. Là encore, il y a double emploi. Ces dépenses des administrations publiques sont payées au moyen du produit des prélèvements obligatoires perçus, plus éventuellement au moyen du produit des emprunts comblant les déficits budgétaires. Et les prélèvements obligatoires sont payés directement ou indirectement au moyen des revenus des résidents. Ces revenus des résidents contiennent donc le nécessaire pour payer ces prélèvements obligatoires. Ainsi, la partie du coût des services des administrations publiques et de leur production d’immobilisation financée par les prélèvements obligatoires se trouve déjà comptée dans les revenus des résidents. Leur ajout au montant de ces derniers fait aussi double emploi. Enfin, c’est une grande curiosité que d’y porter le « loyer fictif », encore dénommé « loyer imputé », des propriétaires occupant leur propre logement (France, 2009 : 151 milliards), revenu constitué par une « non dépense », dépourvu de toute réalité matérielle observable, faisant double emploi avec le revenu employé pour acquérir le logement et en jouir. Tous ces doubles emplois sont des vices rédhibitoires du calcul par les statisticiens « comptables nationaux » de la masse des biens et services produits, également masse des revenus. Ils surévaluent en 2009 le revenu national de la France retenu par l’auteur de 71% (67% en 1970), celui de l’Allemagne de 55%, celui des États-Unis de 29%. Ils faussent de même le rapport du capital au revenu national : celui retenu par l’auteur pour la France en 2009 est à 5,6 fois le revenu de l’année (3,1 en 1970) contre 9,6 fois le revenu rectifié (5,2 en 1970) ; à 5,6 fois le revenu de l’année pour l’Allemagne contre 8,8 fois le revenu rectifié ; à 4,1 fois le revenu de l’année pour les États-Unis contre 5,2 fois le revenu rectifié. Il y a impossibilité de calculer les rapports du revenu du travail et du revenu du capital au revenu national rectifié. En effet, les impôts, taxes et cotisations sociales frappent toutes les catégories de revenus, y compris les revenus du capital et les revenus redistribués. Et leur répartition entre ces catégories de revenus n’est pas connue.

Conclusion

La lecture de ce travail de Thomas Piketty conduit encore à se demander si au XXI siècle, l’économie n’est pas celle de l’étatisme avec son déluge de monnaie déversé sur le monde alimentant les spéculations et l’inflation des actifs, plutôt que celle du capitalisme ; si l’accumulation inégalitaire de capital n’est pas la résultante des choix et comportements humains en même temps que des inégalité d’opportunités et de destins plutôt que celle du capitalisme ; si l’élévation générale du revenu de l’ensemble de la population n’est pas le bienfait du capitalisme compensant au-delà les inégalités souciant l’auteur ; si une régulation nécessairement toujours plus poussée de la répartition des revenus et de l’accumulation du capital en vue de réduire significativement les inégalités de revenus et de patrimoine ne mène pas progressivement plus sûrement aux horreurs de l’ancienne économie soviétique qu’à une égalité des revenus et de capital, etc. Mais l’essentiel est la livraison d’un travail exceptionnel rassemblant une multitude de données chiffrées relatives à trois siècles de fonctionnement des économies de la plupart des pays, et en y donnant accès aux lecteurs disposant ainsi du moyen de vérifier les calculs (fait ici très partiellement) et les conclusions présentées par l’auteur. Là est où les éloges sont bien mérités. Roland Verhille, 20/08/2014


Moyenne des avis sur cet article :  1.67/5   (36 votes)




Réagissez à l'article

75 réactions à cet article    


  • jako jako 22 août 2014 12:26

    et encore un sans passage par la modération.


    • larebil 22 août 2014 14:37

      Ca veut dire quoi votre phrase, un article qui ne correspond pas à vos idées devrait être censuré ? Belle mentalité typique des collectivistes (d’abord on censure, ensuite on envoi au goulag)

      AgoraVox se dit Média citoyen, pas Média gauchiste.


    • jocelyne 22 août 2014 15:51

      Ou l’on voit que les défenseurs du libéralisme détournent les mots, collectivisme est un beau mot contrairement à libéraux, belle mentalité, notez cependant que collectivisation des pertes est un terme accepté par vos amis banksters.


    • larebil 22 août 2014 21:01

      Libéral=liberté (prouvé par tous les états qui l’appliquent)

      Collectiviste=d’abord spoliation pour finir par le goulag (prouvé par toutes les tentatives de gouvernements collectivistes)

      Effectivement, les mots ne se valent pas, mais je n’ai aucun doute sur celui qui est le plus beau.


    • Gnostic GNOSTIC 23 août 2014 11:55

      Par jako


      Ce commentaire qu’il vienne d’un sectaire de gauche ou un sectaire de droite est totalement imbécile

       smiley


    • claude-michel claude-michel 22 août 2014 12:42

      Pourtant à remonter le temps..on peut voir le résultat catastrophique sur l’humanité.. ?

      Plus de riches c’est vrai...mais aissi plus de pauvres..de misères..de gens qui ont faim..de guerres donc de morts de pollution de déchets industriels ou nucléaires qui seront là pour des centaines de milliers d’années..bref un tableau bien noir de notre société.. ?

      • Spartacus Spartacus 22 août 2014 12:55

        Piketty a fait pour un soi-disant économiste des erreurs d’étudiant de gauche, il a comparé des 1% d’hier avec des 1% d’aujourd’hui alors que ce ne sont pas les mêmes. 

        Dans les 1% des plus riches d’il y a 25 ans et les des 1% d’aujourd’hui, en ne prenant pas compte de ceux qui sont sortis ou rentrés dans ces 1%. Un débutant en analyse statistique sait qu’une comparaison n’a de valeur que si l’assiette de référence dans le temps est identique.

        Piketty est un gauchiste. Il dit ce que veulent entendre ses lecteurs quitte a prendre des libertés d’analyses. Son bouquin reflète des ignorances lourdes d’analyses microéconomiques sur la rationalité de l’humain.

        Piketty n’a jamais investi un centime, ignore le fait d’être en mesure d’investir et de gagner un rendement sur investissement est une compétence. C’est un équilibre entre le risque, les prévisions, les anticipations et le bon sens. 

        Piketty comme la majorité des gauchistes confond la pauvreté et l’inégalité. 

        L’inégalité n’est pas un problème si toutes les parties ont un niveau de vie et les moyens de survivre et de prospérer

        Ce qui importe est que les individus soient en sécurité, en bonne santé, et ont assez de revenus pour apporter leur familles confort et le bonheur. 

        Il y a des vérités que les gauchistes ne veulent comprendre. L’égalitarisme n’a jamais conduit à l’égalité. 
        Lutter contre des inégalités, c’est créer des iniquités. 
        Créer des injustices pour des inégalités qui ne sont pas le problème mais des conséquences n’ont jamais été une solution.

        Quand les gens voient un multi-millionnaire vivant à côté d’un multi-milliardaire, habituellement ils ne se sentent pas un sentiment de dégoût et indignation pour les pauvres millionnaires qui gagnent 1000 fois moins que le milliardaire. 

        L’important est de permettre à l’homme de s’émanciper par lui même, pas le diriger éternellement vers des vies en état de servitude et lui faire croire que ses conditions de vie sont les conséquences des autres. Mais c’est plus compliqué.

        Il est tellement plus facile de promettre l’argent des autres que d’apprendre à s’émanciper.

        • chantecler chantecler 22 août 2014 13:14

          Après les juifs , les arabes , les fonctionnaires , les syndicats , les francs maçons , les communistes les socialistes ,les solfériniens , les ripoublicains ,les bansksters , les démocrates , les mécréants , aujourd’hui les gauchistes.

          Ah ! Vivement le pouvoir confié aux amis de spartacus : le rêve en perspetive .


        • Roland Verhille Roland Verhille 22 août 2014 13:55

           Oui, les 1% d’hier et d’avant ne sont pas les mêmes que ceux d’aujourd’hui. Mais Piketty compare le sort non pas d’individus déterminés, mais de tranches de résidents. A mes yeux, il n’y a pas là d’erreur statistique.

          Je me suis attaché à examiner l’aspect technique du travail de l’auteur. Trop souvent, ceux qui ont examiné le travail de l’auteur et publié leur analyse se bornent à exprimer leur opinion sur les conclusions de l’auteur, beaucoup plus fondée sur leur penchant idéologique, sans avoir vraiment vérifié l’utilisation faite par l’auteur des données chiffrées fournies, ni vérifié ces données. Aucun des articles dont j’ai eu connaissance n’a véritablement relevé les erreurs techniques que je signale.

          Je trouve suffocant que cet auteur, d’une formation universitaire du plus haut niveau, plus mathématiciens peut-être qu’économiste, exerçant de hautes responsabilités dans des établissements parisiens de premier plan, et plongeant courageusement dans les données chiffrées disponibles relatives au fonctionnement des économies, puisse aussi mal comprendre la technique normalisée des comptabilités nationales. Il est vrai que peu d’économistes les comprennent à fond.

          Je partage tout à fait votre commentaire relatif à ce qui, à vos yeux, a de l’importance.


        • Spartacus Spartacus 22 août 2014 14:40

          @chantecler

          Acceptez les contradictions même si elles ne vous plaisent pas. 
          Ne faites pas dire des caricatures à ceux qui ne pensent pas comme vous. Essayez pour changer, de faire des argumentations autres que ad-homminem ou abstenez vous. smiley

        • Spartacus Spartacus 22 août 2014 14:55

          @roland Verhile


          Bernard Zimmern a été le premier a relever les erreurs et les fausses sources, dès le premier livre de Piketty.
          Il a fallut les contestations Américaines suite à l’édition US, pour qu’on commence a vérifier ce qu’il avait dénoncé déjà au premiers livres de Piketty.
          Son site « emploi-2017.org » en découvre régulièrement.

        • Roland Verhille Roland Verhille 22 août 2014 15:41

          Je ne vois pas que ni Bernard Zimmern ni aucun de ses collaborateurs de l’IFRAP ait dénoncé les erreurs rédhibitoires de calcul du PIB que Piketty n’a pas vues, fondant sur ces données fausses ses conclusions.

          J’ai eu l’occasion de présenter en détail la démonstration de ces erreurs de calcul du PIB à l’IFRAP, à l’une de ses éphémères collaboratrices venue du Ministère des finances puis du Medef. A son compte rendu, Bernard Zimmern a promptement évacué cette question, sans commentaire, sans me recevoir lui-même.

          Je me suis demandé si l’IFRAP n’était pas seulement une « pompe à fric », faisant peu de cas d’une véritable information du public.


        • foufouille foufouille 22 août 2014 17:47

          « Ce qui importe est que les individus soient en sécurité, en bonne santé, et ont assez de revenus pour apporter leur familles confort et le bonheur. »

           ??? c’est quel pays ?


        • Pyrathome Pyrathome 22 août 2014 14:01

          L’auteur,
          Vos maîtres banksters ont-ils besoin d’un si piètre défenseur que vous ?


          • Roland Verhille Roland Verhille 22 août 2014 14:13

            Je n’ai de maître que mon propre cerveau.

            Si le piètre défenseur que vous visez est moi-même, j’aurais préféré lire où dans mon texte il y a piètre défense, de qui plus précisément, et être assuré que vous avez effectivement lu et compris l’intégralité de mon article.

            Ne me découragez pas de fournir des informations sérieuses à des lecteurs comme vous.


          • Peretz1 Peretz1 23 août 2014 15:32

            Je suis atterré chaque fois que je lis un commentaire d’un individu qui stigmatise non pas un article, mais son auteur. Esprit minable qui n’a pas d’argument mais des frustrations qu’il ne maîtrise pas. Vous devriez supprimer ce commentaire comme Agora Vox l’autorise.


          • Roland Verhille Roland Verhille 23 août 2014 15:45

            Merci pour votre compassion.

            Je pense que mieux vaut laisser cela à la vue de tous, il y a quand même beaucoup de gens qui ne sont pas stupides.


          • ecolittoral ecolittoral 22 août 2014 15:52

            Inégalité !!!!

            Un chef d’entreprise n’est pas l’égal du salarié qui travaille pour lui...

            Heureusement ! sinon pourquoi se prendre la tête à entreprendre ?

            Revenus suffisants ET mérités me semble plus approprié.

            Un salaire suffisant (mais variable) assuré plusieurs années ou dizaines d’années PAR un chef d’entreprise qui en gagne 3000 ou 10 000 (variable aussi) n’a rien de choquant.

            Rien n’est égal en économie. Il n’y a que des fluctuations.

            Ce qui manque, ce sont les règles. Comment déterminer une échelle de valeur ?

            Certainement pas en demandant au MEDEF et aux syndicats de là définir.

            Probablement en associant de vrais chefs d’entreprises soucieux de fournir des salaires décents et des salariés soucieux de faire vivre leur boîte.

            Travailler plus quelques fois ; moins si les commandes diminues...et partager les bénéfices en fonction du travail et de la place de chacun.

            Méfions nous des écoles, des idéologies, des Thomas Piketty et des experts qui ne savent même pas ce qu’est un tourne vis, une machine outil, un vrai plan d’investissement et un vrai carnet de commande.


            • Pere Plexe Pere Plexe 22 août 2014 17:24

              Un chef d’entreprise n’est pas l’égal du salarié qui travaille pour lui...Heureusement ! sinon pourquoi se prendre la tête à entreprendre ?

              OK,mais un rapport de un à six cent entre salarié et patron ne vous semble pas excessif ?

              Sinon c’est un tournevis, pas un tourne vis...


            • amiaplacidus amiaplacidus 22 août 2014 17:47

              Le problème, c’est que ceux qui s’en mettent plein les poches ne sont pas, en général, des chefs d’entreprises, mais des héritiers, des rentiers, qui font semblant de travailler. je ne vais pas commencer une liste de noms qui serait très longue, mais je crois que chacun peut en dresser une.


            • ecolittoral ecolittoral 22 août 2014 22:48

              Un rapport de un à six cents. Réponse dans mon commentaire...trop compliqué ou trop succinct peut être !

              Un chef d’entreprise(s) qui assure un salaire suffisant et durable à ses 3000 ou 4000 employés mérite 600 fois un salaire d’employé.

              Un patron qui pressurise et sous paie, avant de délocalisé sur ordre des actionnaires...n’est pas un chef d’entreprise. C’est un exécutant, un gestionnaire de liquidation avec parachute doré.

              Attendons un article sur les actionnaires et leurs complices pour parler du vrai problème.


            • Peretz1 Peretz1 23 août 2014 15:40

               Là également Piketty n’a fait que renouveler la Théorie générale de Keynes sur« l ’emploi la monnaie, l’intérêt, » de cet auteur décrié, par les ultralibéarux. C’est déjà ça.


            • Claudec Claudec 22 août 2014 16:06

              Une masturbation intellectuelle moins ardente, des chiffres moins abondants et une mathématique plus accessible (dont peut se contenter le profane) , permettent d’observer :

              À volume constant (ou population égale), un tassement de la pyramide sociale, en réduisant l’écart entre son sommet et sa base, entraîne un élargissement de cette dernière, ce qui signifie une augmentation du nombre de pauvres, alors que l’accroissement de cet écart, tel qu’il résulte d’une étirement de la pyramide vers le haut (enrichissement général), a l’effet inverse.

              De même, quand la pyramide sociale se développe en volume du fait de l’augmentation de sa population, le supplément d’activité de celle-ci accroît la richesse globale de la société, avec pour conséquence d’éloigner son sommet de sa base, ce qui exprime l’accroissement de l’écart entre richesse et pauvreté.

              Ces deux constats, que le premier venu peut faire, révèlent qu’à une augmentation de l’écart entre richesse et pauvreté correspond une diminution du nombre de pauvres et inversement, sans modifier les inégalités autrement que dans leur répartition. En d’autre termes, l’augmentation de richesse collective réduit la pauvreté et sa diminution l’augmente. La Palisse n’aurait pas dit mieux mais aurait pu ajouter que le partage des richesses est une tout autre affaire.

              À défaut d’une utopique suppression des inégalités, nous devons donc être conscients que notre seule possibilité est de les réduire par le meilleur compromis possible entre plus de riches et moins de pauvres, et davantage de pauvres et moins de riches.

              D’ailleurs, qui peut sérieusement imaginer que si la lutte finale achevée le grand partage avait lieu, mettant tous les individus à égalité de richesse (ou de pauvreté), la pyramide sociale ne serait pas peuplée, après demain, de ceux qui auraient su faire fructifier leur avoir et ceux qui n’en aurait pas eu la capacité ou l’envie ? Ambition, talent, courage, esprit d’entreprise, goût du risque, sens de l’épargne, aptitudes diverses des uns et des autres, sont tellement différents que les inégalités ne peuvent être compensées dans une mesure satisfaisante par nos lois, aussi compatissantes soient-elles à l’égard des plus défavorisés d’entre nous, quand bien même elles s’appuieraient sur les cogitations d’un Piketty

              Pour approfondir cette réaction : http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com


              • Le421 Le421 23 août 2014 05:50

                Vous en êtes resté à la théorie du « ruissellement » qui a prouvé son inexactitude petit à petit.
                Dans les faits réels, contrairement à la légende, le fait d’avoir un voisin riche ne rapporte plus un Kopek pour la bonne et simple raison que vous ne verrez jamais cette personne et les murs se sont construits bien haut entre lui et vous.
                Lorsque la disproportion de biens est grande, mais acceptable, il y a échange. C’est bon.
                Lorsque les écarts sont immenses, il n’y a plus perméabilité.
                Vous avez, à force de considération matérielles et chiffrées, oublié le facteur humain, l’affect !!
                Et c’est la que toutes vos belles calculatrices se plantent...


              • julius 1ER 23 août 2014 08:49

                À défaut d’une utopique suppression des inégalités, nous devons donc être conscients que notre seule possibilité est de les réduire par le meilleur compromis possible entre plus de riches et moins de pauvres, et davantage de pauvres et moins de riches.

                @claudec
                c’est la que se trouve toute la problématique !!! et la nécessité d’un revenu minimal mais aussi maximal ........les très riches ne servent à rien, car avec eux on passe d’une économie concurrentiel à une économie confiscatoire à cause de l’extrème concentration de la richesse.....

              • Claudec Claudec 23 août 2014 09:43

                Le421 (---.---.---.140) 23 août 05:50

                Contrairement à ce que vous écrivez, la théorie du ruissellement se vérifie plus que jamais, et vous en donnez vous-même l’explication lorsque vous dites « Lorsque la disproportion de biens est grande, mais acceptable, il y a échange. C’est bon. Lorsque les écarts sont immenses, il n’y a plus perméabilité. ». En effet, la pyramide sociale s’élevant de plus en plus du fait de notre enrichissement collectif, ses pentes sont de plus en plus inclinées ; le ruissellement qui s’y produit devient alors torrentiel, leur perméabilité se réduisant d’autant.

                Quant à ce que vous nommez l’affect, nous pouvons le regretter mais il s’agit d’un concept qui n’a pas davantage sa place dans l’échange que dans l’abominable pyramide sociale. Par nature, l’échange consiste, pour l’un de ses protagonistes à vouloir tirer de ce qu’il possède le maximum, quand l’autre entend donner le minimum pour obtenir ce qu’il convoite. La prise de conscience de ce principe fondamental (beaucoup trop simple pour que des intellectuels nourris d’un romantisme nostalgique à la Zola daignent y prêter la moindre attention) est d’ailleurs indispensable à la compréhension – ce qui ne signifie pas acceptation – de nos rapports économiques et de leurs conséquences sociales.

                Pour approfondir cette réaction : http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com


              • Peretz1 Peretz1 23 août 2014 15:43

                Claudec. Commentaire de bon sens. Je ne comprends pas pourquoi il a été autant moinssé !


              • Le421 Le421 23 août 2014 20:18

                l’affect n’a pas de place dans l’échange...
                C’est du Orwell pur jus !!
                Bienvenue dans un monde de machines...


              • Claudec Claudec 23 août 2014 21:06

                Peretz1 (---.---.---.239) 23 août 15:43


                Votre propre contribution écope du même moinssage.
                Agvx est peuplé de socio-romantiques que le pragmatisme dérange.

              • Claudec Claudec 23 août 2014 21:29
                @ julius 1ER (---.---.---.65) 23 août 08:49

                Et quelle est la différence entre la détention privée et étatique du capital ? La seconde serait-elle moins confiscatoire que la première ? Simplement, ceux qui en profitent sont plus visibles et moins nombreux dans le premier que dans le second cas.
                Sous tous les régimes, la pyramide sociale a une base dominée par un sommet.

              • Claudec Claudec 23 août 2014 21:32

                Le421 (---.---.---.140) 23 août 20:18


                Réveillez-vous. Il faut cesser de rêver ! Dans quel monde vous croyez-vous ?

              • JL JL 25 août 2014 12:58

                ’’Et quelle est la différence entre la détention privée et étatique du capital ?’’ (claudec)

                Cette question est absurde. L’absurde, ça ne s’explique pas. C’est d’ailleurs à ça qu’on le reconnait.


              • Pere Plexe Pere Plexe 22 août 2014 17:05

                Avec de tels adversaires Piketty peut dormir tranquille...

                Rarement lu autant d’inepties.


                • Yvance77 Yvance77 22 août 2014 18:27

                  Je cesse ici ma lecture : "la thèse de l’inexorable captation par la partie riche de la population d’une part croissante du revenu national, ce qui serait de l’essence du capitalisme potentiellement destructeur de la société, laisse perplexe."

                  68% des plus riches possèdent autant que les 2,5 milliards des plus pauvres. Il y a deux decennies ils étaient environ 370 têtes de pipe !

                  Si cela vous laisse perplexe soit... mais n’en faite pas un tissu de conneries !


                  • Roland Verhille Roland Verhille 22 août 2014 19:30

                    @Yvance77

                    Vous semblez bien mal lire ce que j’ai écrit, et peut-être mal comprendre.

                    C’est le fondement de la thèse, c’est à dire ce dont elle est déduite, l’opposition entre un taux de rendement du capital comparé à un taux de croissance des revenus par habitant, qui laisse perplexe, non la partie tronquée que vous citez. Manifestement, vous n’avez pas compris ce que sont chacun de ces taux.

                    « le tissus de conneries » est de votre imagination, puisque vous avez cessé de me lire sitôt ce passage relevé par vous.

                    Quant aux 2,5 milliards de plus pauvres, vous aussi possédez certainement bien plus que ces pauvres. Est-ce que ce plus, vous leur avez volé ? 


                    • laertes laertes 22 août 2014 22:09

                      @l’auteur : vous me faites doucement rigoler avec votre critique de la comptabilité publique utilisée par Piketty. En fait votre rhétorique est absurde ! relisez-vous " si une régulation nécessairement toujours plus poussée de la répartition des revenus et de l’accumulation du capital en vue de réduire significativement les inégalités de revenus et de patrimoine ne mène pas progressivement plus sûrement aux horreurs de l’ancienne économie soviétique qu’à une égalité des revenus et de capital, etc«  En considérant le contenu du début de cette phrase et la conclusion absurde de cette même phrase on a une petite idée de votre technique de faux-semblant de votre raisonnement....
                      Une autre perle : » si l’accumulation inégalitaire de capital n’est pas la résultante des choix et comportements humains en même temps que des inégalité d’opportunités et de destins plutôt que celle du capitalisme« alors celle là c’est la meilleure ! Vous ne valez pas mieux que les idéologues communistes qui disaient sans arrêt que si on condamnait les gens c’est qu’ils n’étaient pas suffisamment communistes. Ce que vous dites est absurde ! Il n’existe pas d’économie théorique ! Il n’existe que des rapports de force économiques que vous décrivez, admirer l’euphémisme et le mensonge par ommisions, comme : »la résultante des choix et comportements humains en même temps que des inégalité d’opportunités et de destins« que vous qualifiez de »non capitaliste". Le capitalisme , pas plus que le communisme n’existent pas en tant que théorie. N’existe que les comportements et leurs résultats. si l’accumulation de richesses toujours plus déséquilibrée grâce au capital n’a pas de rapport avec l’appauvrissement d’une toujours plus grande partie de la population n’est pas considéree comme la mise en pratique du capitalisme alors, effectivement Piketty n’a pas de souci à se faire avec un fumiste ou enfumeur tel que vous.
                      ON connaît ce genre de pseudo raisonnement qui est vide démasquée et qui cache (mal) la défense d’intérêts égoïstes !


                    • Roland Verhille Roland Verhille 23 août 2014 10:05

                      Ravi de vous avoir déridé !

                      Votre exégèse de l’une de mes phrases vous fait dire que sa conclusion est absurde. Mais vous lisez mal : le début de cette phrase (La lecture de ce travail ... conduit encore à se demander ... ). Les ; sont là pour séparer ce que l’on se demande. De plus, il n’y a pas là de raisonnement, mais une interrogation. Et je ne vois pas en quoi il y a absurdité, c’est à dire le contraire de ce qui est recherché.

                      Et merci pour vos compliments à la pelle ! Il est vraiment difficile de trouver quel raisonnement justifie vos sarcasmes qui ne font pas progresser les connaissances du fonctionnement des économies.


                    • alberto alberto 22 août 2014 22:59

                      En 2014, la parution américaine du Capital au XXIe siècle suscite un important débat public aux États-Unis et en Europe. Pour le prix nobel d’économie Paul Krugman, l’ouvrage est « le plus important de l’année – et peut-être de la décennie […]. Piketty a transformé notre discours économique. Nous ne parlerons plus jamais de richesse et d’inégalité de la même manière » ...

                      Et toi, en matière de recette, celle du bœuf en daube, ça te cause ?

                      La myopie peut frapper n’importe qui, mais ne pas prétendre, en plus, à faire découvrir les vastes espaces !


                      • Peretz1 Peretz1 30 août 2014 17:44

                        Et vive Piketty qui a découvert l’eau chaude !!!


                      • Le421 Le421 23 août 2014 06:06

                        A force de quantifier tout ce qui peut être mesuré, les comptables et autres experts de chiffres ont planté complètement le monde moderne.
                        J’avais l’exemple concret et criant de tenir le SAV d’un grand magasin de meubles, télévision et autre électroménager.
                        On nous a toujours accusé de ne rien rapporter en chiffre d’affaire. Pas un idiot de bureau pour quantifier le nombre de clients qui venaient acheter en raison de la présence d’un bon service après-vente. Ben non !! Vu que c’est un facteur humain non quantifiable...Le SAV a été passé en sous-traitance, puis le magasin a fermé. Conjoncture économique ou mauvais calcul ??
                        La philosophie et la psychologie humaine sont au comptable ce que le métro parisien est à l’huître.
                        Impossible à appréhender.
                        Ce n’est pas parce qu’on en a une grosse dans le slip, pour être trivial, que l’on saura satisfaire correctement ces dames... Facteur humain !!
                        Or, je reprends l’idée de la théorie du ruissellement, oui, oui, celle qui est bien connue et qui est devenue complètement fausse, comme quoi plus de riches autour de vous profitais à tous !!
                        Dans les faits, plus le nombre de millionnaires et de dividendes versés augmente en France et plus il y a de misère.
                        Et ça, c’est mesurable, mesuré, vérifiable et vérifié.
                        Le sacro-saint impôt qui devrait réguler et dangereusement grever le budget de ceux qui se décarcassent à gagner 100.000€ en trois coup de cuillère à pot (vous remarquerez d’ailleurs que ceux-là n’ont jamais les mains sales ni mal au dos !!), ne remplit plus son rôle. La plupart des sommes récoltées par ces nantis ne retombe jamais sur le petit peuple et se retrouve entassée dans des cercles financiers obscurs et indéchiffrables. Donc, intouchables par le pécore moyen.


                        • Roland Verhille Roland Verhille 23 août 2014 10:23

                          Mettre tous les comptables et experts en chiffres dans le même sac est excessif.

                          Dans les bureaux, il n’y a pas que des idiots. Mais il a parfois, ou trop souvent, des « chefs » qui imposent par autoritarisme des actions inadéquates. Ce sont ceux-là qui font couler leur entreprise.

                          Votre constat que plus il y a de millionnaires et de dividendes plus il y a de misère est raccourci un peu court ! C’est peut-être mesurable, mais je ne vois pas où la cause que vous affirmez a été vérifiée. Je ne vais pas entreprendre ici ce que j’ai fait par ailleurs, la description du fonctionnement de l’économie de la France.

                          Sur l’impôt destiné à réguler les inégalités de richesse, vous constatez à juste titre que ce n’est que du vent.


                        • Le421 Le421 23 août 2014 20:33

                          Loin, mais alors très loin de moi de prendre les comptables pour des idiots !!
                          Bien au contraire.
                          Et c’est pour cela que je leur en veux une pelée. Ils savent très bien ce qu’ils font.
                          Un peu comme les pharmaciens qui sont vent debout contre le conditionnement des médicaments à l’unité...
                          Uniquement pour une question de chiffre d’affaire.
                          Le bien public, l’intérêt général, la survie de la Sécu, ils s’en contre-branlent, passez-moi l’expression !!
                          Bon, en plus, si vous doutez du fait qu’il y a de plus en plus de gens très très riches avec une précarité grandissante tout à côté, je crois que je vais passer à autre chose...
                          Maintenant, ce n’est pas parce que certains disent que papillons sont venimeux que c’est forcément vrai...


                        • Roland Verhille Roland Verhille 23 août 2014 22:24

                          Vous me rassurez !

                          Mais je ne partage pas votre opinion selon laquelle tous savent ce qu’ils font. La grande masse des comptables est constituée de technicien compétent mais très disciplinés. Voyez comment ils se soumettent aux normes comptables internationales qui déforment la finalité de la comptabilité commerciale, comme publique, comme nationale. Ils ne réfléchissent pas beaucoup, ils appliquent consciencieusement les normes.

                          Qu’il y ait de plus en plus de gens très riches, je ne les ai pas compté, mais cela semble vrai. Qu’il y ait une précarité grandissante tout à côté, c’est vrai ces dernières décades.

                          Mais passez à autre chose si je vous ennuie.


                        • Peretz1 Peretz1 23 août 2014 09:10

                          Excellente analyse. Piketty n’a fait que noyer sous 970 pages un constat que les économistes de tous bords admettent. De plus Keynes l’a écrit depuis longtemps que les problèmes économiques venaient du différentiel entre le rapport entre la rentabilité des deux aspects du monétarisme, capitalisme et production. Les critiques acerbes de votre article feraient mieux de se renseigner avant d’écrire des inepties dignes de la pensée unique ultra libérale..


                          • alberto alberto 23 août 2014 10:17

                            @ Peretzl : moinssage , erreur de ma part : sorry ! smiley


                          • julius 1ER 23 août 2014 09:16

                            l’élévation générale du revenu de l’ensemble de la population n’est pas le bienfait du capitalisme compensant au-delà les inégalités souciant l’auteur ; si une régulation nécessairement toujours plus poussée de la répartition des revenus et de l’accumulation du capital en vue de réduire significativement les inégalités de revenus et de patrimoine ne mène pas progressivement plus sûrement aux horreurs de l’ancienne économie soviétique qu’à une égalité des revenus et de capital, etc

                            @l’auteur,
                            c’est drôle en deux phrases vous descendez en flammes et infirmez tout le texte préalable et montrez votre penchant idéologiquee ....... soit vous nous prenez pour des ignares soit vous êtes tellement imbu et gavé de l’idéologie du système que vous n’avez même plus l’élémentaire distanciation nécessaire ........ au moins Piketty ne nie pas qu’il est de Gauche............. vous.... vous faîtes parti de ces gens de droite complètement réac mais qui s’affirment apolitique (sans rire).
                            autre chose, vous devriez aussi revoir votre analyse sur l’ex URSS autrement que par le biais de la propagande de droite qu’on nous a asséné pendant 1/2 siècle, l’URSS ce n’était pas que le Goulag cher à Spartacus mais cela a été aussi ne vous en déplaise un immense décollage économique des années 20 aux années 30, l’URSS de 1930 n’avait plus rien à voir avec la Russie tzariste qui n’était qu’un pays de moujiks, il y avait des millions d’ingénieurs de techniciens etc qui étaient formés, chose que le régime tzariste n’avait jamais été capable de faire d’ailleurs la finalité de cela c’est qu’ils ont été les premiers à envoyer les gens dans l’espace et pratiquer la lazeroctomie à la chaîne alors que nous en étions à nous acheter des paires de lunettes pour répondre à l’appétit des fabricants........
                            Dieu sait si je ne suis pas stalinien, mais à un moment il faut faire la part des choses et dire que ce qui vient et porte le nom de « collectif » n’est pas forcément mauvais juste parcequ’il est collectif et décrire le privatif comme étant l’universelle panacée !!!!!!!!!!
                            à bon entendeur..... ;

                            • Claudec Claudec 23 août 2014 22:43

                              julius 1ER (---.---.---.65) 23 août 09:16


                              Tant qu’à parler d’immense décollage, il faudrait aussi mentionner le non moins immense crash quelques décennies plus tard et l’état actuel des pays de l’ex URSS ainsi que du marxisme en général, sans oublier les fiascos des imitateurs partout dans le monde + les 100 et quelques millions de morts ?
                              Bénéfices réels de l’opération SVP.

                            • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 23 août 2014 10:19

                              La thèse centrale de Piketty est

                              1) que c’est l’héritage cumulatif qui est la source principale des inégalités quant aux revenus du capital, sauf dans les périodes de destructions massive de ce capital hérité(ex : guerre) ou dans les pays neufs à forte immigration comme les USA au début de XIXème siècle
                              2) que cet avantage hérité des héritiers du centile supérieur ne traduit aucun mérite et donc n’est pas socialement justifié,dans un cadre démocratique égalitaire en droit.
                              3) que cette inégalité en capital ne recoupe pas obligatoirement celle des revenus du travail
                              4) que le capital accumulé sur fond d’épargne sur la vie active et donc des salaires perçus, ne sont pour l’essentiel que du salaire différé et ne sont pas des revenus du capital hérité
                              4) que cette inégalité primaire (avant impôt) peut être plus ou moins compensée par un politique de redistribution par l’impôt, selon les pays et les époques (voir la quatrième partie de l’ouvrage)
                              5) que, sur le plan mondial, dans le cadre de la mondialisation financière et économique, seul un impôt mondial permettrait de corriger plus ou moins ces inégalités quant au revenu du capital hérité et acquis sur la base du premier.

                              Je ne vois pas en quoi il y aurait là de la part de l’auteur de l’ouvrage de référence un vice logique qui invaliderait les études statistiques officielles (dès lors qu’il n’y en a pas d’autres) qu’il utilise pour ses conclusions quant à l’évolution comparée des inégalités des revenus du capital et ceux des revenus du travail dans les différents pays développés.

                              Que l’auteur de l’article ne parle pas, ne serait-ce que pour la critiquer, de l’héritage, est en soi une falsification rédhibitoire de la thèse de Piketty qui du reste admet que tous ces outils statistiques officiels qu’il utilise mériteraient d’être affinés . On peut donc se demander si l’auteur de l’article a lu l’ouvrage en question, au mieux, jusqu’au bout...Ou s’il ne s’est pas contenté de ressortir des pseudo- critiques journalistiques américaines qu’aucun économiste sérieux ayant lu l’ouvrage dans son intégralité ne critique quant à sa thèse centrale, sinon à la marge, mais sans pouvoir en contester les conclusions essentielles.


                              • alberto alberto 23 août 2014 10:50

                                Oui, Sylvain, c’est à se demander s’il l’a lu ?


                              • Roland Verhille Roland Verhille 23 août 2014 12:27

                                Mais oui, j’ai lu l’ouvrage jusqu’au bout, très attentivement, et j’ai utilisé les annexes techniques afin de vérifier les principaux chiffres avancés par Thomas Piketty. Vous mêmes n’avez probablement pas pu le faire, car ce n’est pas à la portée de qui ne connait pas à fond les comptabilités nationales (je n’en connais pas beaucoup !), et ne maîtrise pas la technique comptable.

                                Il ne m’a pas semblé que Piketty ait démontré que l’héritage était la source principale des inégalités. Je vais revoir cela. Mais Spartacus dit juste (Il me semble que Piketty le dit aussi, il y a ainsi beaucoup de contradictions dans son livre) en relevant que la dynamique du capital est occultée. L’héritage fiat une richesse persistante, mais très rarement au delà de quelques générations).

                                Et surtout, je ne vois pas qu’il soit normal de spolier les héritiers recevant du capital de leurs parents. Ce n’est pas du vol, c’est aussi la volonté de la plupart des humains de transmettre leurs économies à leurs enfants, faire obstacle à cela n’est pas démocratique.

                                Le 3), oui

                                Le 4) oui.

                                L’impôt mondial souhaité par Piketty n’est qu’une spoliation, et en tout cas ce ne serait pas efficace.

                                Le vice logique, ou plutôt mathématique, que j’ai relevé est celui du calcul du PIB. J’ai bien précisé que l’erreur mathématique du PIB différait significativement de pays à pays, ce qui fausse le chiffrage par Piketty des comparaisons d’inégalités entre les différents pays.

                                Vous y allez fort en m’imputant une falsification rédhibitoire de la thèse de Piketty ! Vous commettez un procès d’intention. Je ne vois pas où se trouve cette falsification. N’ai-je pas suffisamment insisté sur ma critique principale adressée à Piketty (voir le chapeau de l’article) selon laquelle le rapport entre la thèse centrale de Piketty et la masse des données présentée à titre de démonstration était obscur.

                                Au total , merci de m’avoir lu, j’aimerais que plus de commentateurs me lisent de la même manière que vous.

                                 


                              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 23 août 2014 12:56

                                Si j’en juge en Allemagne (où je vis) et en France, les plus gros héritiers le restent après plus de 2 ou 3 générations. Les grandes familles se portent encore très bien (Siemens, Quant, Piesch, Sachs, ) malgré la dernière guerre. Quant à savoir si l’impôt sur les successions est juste ou non, c’est bien là le problème : en quoi un héritier mérite-il son héritage, du point de vue de son mérite économique propre ?

                                Les vrais libéraux sont contre les situations de rente qui faussent la compétition économique et sociale, au même titre que les monopoles...L’impôt sur les successions est d’essence libérale.
                                Piketty ne raisonne pas sur le PIB mais sur le revenu national (public et privé) corrigé des dettes et et des investissements étrangers. Il dit même que dans nos pays le patrimoine public est marginal par rapport au patrimoine privé et que le revenu de l’impôt est issu des revenus privés, du travail et du capital, qu’il soit direct ou indirect. Pas donc d’ambiguïté sur ce point. Sauf à faire de tous les prélèvements obligatoires un impôt, alors que certains ne sont que des salaires différés (retraitres sécurité sociale,et même... éducation quand celle-ci est plus ou moins publique et gratuite.


                              • Roland Verhille Roland Verhille 23 août 2014 14:25

                                Des héritiers qui durent, oui, mais peu, et pas perpétuellement comme on pourrait le comprendre après une lecture hâtive de Piketty.

                                Juger du mérite économique propre des uns et des autres est délicat. C’est déjà un mérite propre de ne pas voler les autres. C’est aussi un mérite de ne pas être un Harpagon, d’utiliser sa fortune en finançant les investissements productifs, ce que le bon fonctionnement de l’économie exige.

                                Je ne vois pas que les vrais libéraux, s’il en existe encore, sont contre les situations de rente, mais oui, ils sont contre les monopoles. Ce me semble osé d’affirmer que l’impôt sur les successions est d’essence libérale.

                                Lisez bien Piketty, et voyez comment est calculé ce que Piketty nomme « revenu national » à la page 78 : PIB moins dépréciation du capital plus ou moins revenus reçus/versés de/à l’étranger. 

                                Oui, il y a beaucoup de contradictions dans l’ouvrage de Piketty, oui, il dit que le revenu de l’impôt est issus des revenus privés. Mais en utilisant comme étalon de mesure et de comparaison son calcul du revenu national, il fait l’impasse là dessus et retient d’importants doubles emplois de revenus. Non, il n’y a pas d’ambiguïté, mais pas celle que vous m’opposez ;

                                Tous les prélèvements obligatoires, quels qu’ils soient, sont une amputation du revenu et du capital. Ils privent les gens de leur liberté de les d’utiliser selon leurs propres choix, ce qui est attentatoire aux libertés individuelles. Ceux qui sont conformes à la déclaration de 1789 sont une nécessité incontournable admise, mais l’interprétation de cette déclaration faite de nos jours ne leur assigne presque aucune limite, elle est une insulte à l’intelligence humaine comme à l’histoire. Et admettez qu’il faut être très confiant dans leur affectation comme dans l’avenir pour croire que certains de ces prélèvements ne sont que du salaire différé. 

                                Encore merci pour votre attention portée à mes écrits.


                              • Le421 Le421 23 août 2014 20:44

                                Je peux vous affirmer, sans trop faire d’erreur, qu’il y a des dirigeants dans ce pays (beaucoup trop) qui ne sont à leur place que par héritage, copinage et entregent.
                                Leurs compétences sont, de façon insolente, totalement inexistantes.
                                Malgré une reconnaissance quasiment publique de leur incapacité, ils se portent très bien, là ou un employé aurait été mis au banc de l’entreprise.
                                Et les conséquences de la nullité de ces dirigeants rejailli sur tout un petit monde qui n’a pas mérité ça !!
                                Si la communication était restée ce qu’elle était il y a un siècle, avec un peu de chance, ça passerait inaperçu.
                                Seulement voilà.
                                Et quand je dis « dirigeants », c’est aussi bien politiques que économiques.
                                Gouverner, c’est prévoir.
                                PSA arrêtera ses moteurs diesels quand plus personne n’en achètera, ce qui est en train de se passer... Et tout à l’avenant.
                                Alors que dans notre pays, il y a une floppée de gens intelligents et imaginatifs.
                                Et qu’on laisse sur le côté du chemin, parce qu’ils ne sont pas nés au bon endroit.
                                Les rares exemples contraires confirment la règle.


                              • Roland Verhille Roland Verhille 23 août 2014 22:40

                                Oui, il y a plus de dirigeants incompétents que souhaitable. Et oui, ils font des dégâts, et pas seulement sur un « petit monde ». Ils finissent pas couler leur entreprise, mais hélas, l’agonie est trop longue, favorisée par un tas de réglementations et de soutiens politiques pleurant sur les emplois en péril. Leurs dégâts touchent aussi les autres entreprises gérées normalement. Normalement, le système capitaliste fait vite et proprement le ménage, car ces incompétents ont toujours existé, mais ils sont vite remplacés par d’autres dirigeants. Mais ce système n’existe plus, on est dans l’étatisme qui pollue tout.

                                Oui, notre pays est riche en de gens intelligents et imaginatifs. Ils restent sur le côté du chemin, pas mis là par des « on ». C’est une question de tradition, il y a aussi la chasse systématique aux « patrons », et encore le parcours du combattant artificiellement imposé par la réglementation, et sans doute encore beaucoup d’autre raisons.


                              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 24 août 2014 11:23

                                Je fais partie selon Piketty des 1% de la population la plus riche, mais je n’en conclue pas que je l’ai mérité. J’ai eu de la chance et mon épouse a hérité de plusieurs entreprises familiale de ses parents . Nous avons assumé cette chance au mieux des intérêts de nos enfants et des collaborateurs des entreprises familiales, mais là encore il n’y a pas plus de mérite en ce qui nous concerne qu’en ce qui concerne le travail une infirmière qui assure son difficile service à l’hôpital, ou celui de l’activité d’une mère de famille pauvre qui consiste à élever ses enfants tout en travaillant.

                                Je suis très conscient que ce sur quoi nous divergeons c’est, non pas sur nos intérêts économiques respectifs dans la société réelle qu’elle est, mais sur l’idée de justice qui, selon moi, ne valide les inégalités selon la déclaration des droits de l’homme et la position philosophique d’Aristote dans « la politique », que par le mérite personnel au regard de l’utilité commune.

                                L’aggravation des inégalités, très bien documentée par Piketty à partir de sources officielles (il n’y en a pas d’autres), risque de conduire à une société de moins en moins démocratique en cela qu’elle produit des exclus (chômeurs, précaires etc...) de plus en plus nombreux qui ont quelques bonnes raisons de croire qu’ils sont victimes des ces inégalités qui ne sont pas seulement économiques mais politiques en terme de pouvoir social. Cette aggravation sans redistribution par l’impôt peut mener à une violence politique ou criminelle.débouchant sur un régime autoritaire, voire anti-démocratique,.dont je ne veux surtout pas.

                                Notre désaccord est donc fondé sur une vision de philosophie politique différente de la justice et de la concorde sociale. C’est pourquoi je suis pour l’impôt à condition qu’il serve au service public dont les plus pauvres doivent être les premiers bénéficiaires. Mais ce désaccord est au cœur de la vie démocratique...et donc de ce fil ! Sans lui pas de démocratie possible, comme le pensait déjà Aristote.

                                PS : je ne vois pas en quoi la notion de revenu national que vous persistez à confondre avec le PIB ne devrait pas décompter la dette extérieure et la dépréciation du capital, comme le fait tout bilan d’une entreprise !


                              • Roland Verhille Roland Verhille 24 août 2014 15:29

                                Oui, sans démériter, ni sans avoir plus de mérite que l’infirmière en hôpital, vous avez eu de la chance pour pouvoir être classé dans les 1% les plus riches.

                                En quoi cela ne serait-il pas juste ? La justice voudrait-elle que vous soit confisquée par l’Etat la plus grande partie de votre capital ? L’utilité commune ne commande-t-elle pas le respect du droit de propriété, celui de la liberté et du sort de chacun, hors de portée de qui que ce soit ?

                                Ce sont les distinctions sociales, et non les inégalités, que l’article 1er de la déclaration de 1789 prescrit de fonder sur l’utilité commune.

                                Les sources documentaires utilisées par Thomas Piketty ne semblent pas fonder votre constat d’une aggravation des inégalités. Piketty a beaucoup expliqué l’émergence d’une classe moyenne obtenant une part accrue des revenus et du capital, ce qui d’après lui expliquerait la réduction des parts des plus « riches ». Voyez aussi mon graphique en tête d’article construit à parti des chiffres de Piketty lui-même. 

                                Je suis autant que vous attaché à la justice, à la concorde sociale, à un régime politique démocratique. Mais si vous pensez que ce sont les inégalités de revenu et de fortune qui mettent tout cela en péril grave, là, je ne vous suis plus. Je considère, après des dizaines d’années d’observation de la vie politique et du fonctionnement de nos sociétés, que ce sont les graves dévoiements de notre démocratie, de nos pouvoirs politiques, qui bafouent ces valeurs auxquelles nous tenons.

                                Utiliser l’impôt en vue de modifier la répartition des revenus normalement acquis par le travail et obtenus par la gestion normale de ses revenus et de ses dépenses me semble être un détournement du pouvoir d’Etat. Voyez l’article 13 de la déclaration de 1789, selon lequel l’impôt a pour fonction de pourvoir à l’entretien de la force publique et au financement des dépenses d’administration. L’extension à l’infini du concept de dépense d’administration n’est qu’une violation de cet article 13 ayant décidé que le pouvoir de lever l’impôt était strictement limité. Au surplus, tout prouve que pareille politique est vouée à l’échec.

                                Je suis ravi de m’entretenir avec vous de ces questions.


                              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 25 août 2014 09:14

                                La richesse est un pouvoir, non seulement d’achat, mais sur les autres qui le sont moins et que l’on peut utiliser à son profit, sans aucun rééquilibrage politique, en exploitant leur misère où leur pauvreté.

                                En tant que pouvoir social il est donc une « distinction » au sens de la déclaration des droits de l’homme. Il est même la première des distinctions sociale aujourd’hui et elle se transmet par héritage !

                                C’est en cela qu’elle fait, lorsqu’elle est confrontée à la misère de ceux qui n’ont quasiment aucun patrimoine (50% de la population ne dispose en France que de 4% à 5% du patrimoine en France, logement compris ) porter un danger grave sur la démocratie : La liberté n’est justifiée, en démocratie, que si elle accorde à tous des droits équivalents dans le cadre d’un rapport des forces équilibré. Or le risque d’un capitalisme débridé est de soumettre le droit au rapports de forces entre possédants ( du capital, de l’économie etc..) et non-possédants au profit exclusif des premiers.

                                C’est pour-quoi la démocratie doit compenser les inégalités les plus génératrice de violence sociale par l’impôt et le droit social, D’autant plus que la puissance du pouvoir économique tend par sa nature même à se soumettre celle du pouvoir politique (corruption, copinage, soutien des campagnes politiques, médias aux ordres etc..).

                                 Le pouvoir politique doit donc limiter le pouvoir économique pour sauver la cohésion sociale dans la liberté de tous. La fusion des deux pouvoirs ne constitue pas l’apanage exclusif du capitalisme d’état qu’étaient les régimes des prétendus pays socialistes totalitaires mais aussi de tout régime politique, y compris formellement démocratiques, comme on le voit aux USA, pour ne pas dire chez nous....


                              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 25 août 2014 09:16

                                « ou leur pauvreté », avec mes excuses pour cette coquille...


                              • Roland Verhille Roland Verhille 25 août 2014 10:58

                                Je ne vois pas que la partie riche de la population exploite généralement la misère de ceux qui n’auraient pas la possibilité de s’y soumettre. Esclaves et serfs n’existent plus. Je ne vois pas comment elle pourrait le faire.

                                J’aimerais vous faire remarquer qu’à mon avis, vous vous livrez à une interprétation extrêmement extensive de la déclaration de 1789. Ce terme visait sûrement, à mes yeux, l’attribution par l’Etat de faveurs matérielles ou honorifiques sans lien avec les mérites personnels, comme le faisait la Royauté.

                                Quant aux rapports de force, c’est me semble-t-il une expression forgée par des partisans, des syndicalistes, et d’autres avides de pouvoir sur les autres. Et je ne vois pas non plus qu’il puisse y avoir des rapports de force entre les 10% ou 1% les plus riches et la masse des autres. Enfin, l’exercice de la force dans les rapports sociaux me semble incompatible avec la démocratie, fondée sur le respect des individus, de leurs saines volonté. Le danger pour la démocratie évoqué par Thomas Piketty me semble être dans la situation où les riches accapareraient presque tous les fruits de la croissance et donc du travail des autres, laissant stagner la situation matérielle des autres. Le système capitaliste naturel, non perverti par le pouvoir politique au point où il l’est de nos jours chez nous, et où le pouvoir d’Etat fait le nécessaire pour que la concurrence régule les marchés (le bride), ne me semble pas présenter ce risque. Il y a là à mes yeux chez Thomas Piketty une outrance.

                                Oui, le dévoiement de la démocratie en France, où plane toujours les mânes de Napoléon, réside dans la fusion du pouvoir politique et du pouvoir économique exercé par l’Etat. 

                                Encore merci.

                                 


                              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 25 août 2014 13:08

                                Je pense que vous négligez le fait qu’un employeur à plus de pouvoir qu’un employé, ne serait-ce que celui, de ne pas l’engager, ou de le licencier, lequel pouvoir peut-être avoir des conséquences vitales pour l’employé, surtout en période de chômage de masse. Alors qu’il est sans trop de risque pour l’employeur.

                                Vous avez raison : un esclave n’est pas un salarié, encore faut-il que les droits de se dernier soient défendues. Par qui ? sinon par l’état démocratique...

                                Autrement dit sans droits sociaux le salariat tend mécaniquement vers l’esclavage comme on le voit dans nombre de pays émergents, voire émergés du monde ;


                              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 25 août 2014 14:31


                                J’ajoute que Piketty admet que les inégalités, surtout des revenus du travail, se sont réduites après la 2ème guerre mondiale du fait de la croissance, mais que du fait du ralentissement de la croissance et et de la crise qui se prolonge, voire s’aggrave depuis 2008, la montée du chômage de masse et de la précarité, ces inégalités sont en passe de s’accroître de nouveau, menaçant le paix civile et l’ordre public dans ces pays et/ou favorisant la montée de l’extrême droite dont le populisme consiste à retourner contre les fondements de la démocratie et ses conditions de possibilités (droits de l’homme etc..) le vote dit populaire, au profit d’une état fort, y compris dans le domaine économique (Voir Marine Le Pen et son discours national-communisant)..
                                .Ce qui ne semble pas tout à fait aller dans votre sens !

                                On ne peut séparer l’économie de la société et de la vie politique pour une raison simple : l’économie c’est aussi de la politique et pas forcément démocratique !


                              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 25 août 2014 14:32


                                J’ajoute que Piketty admet que les inégalités, surtout des revenus du travail, se sont réduites après la 2ème guerre mondiale du fait de la croissance, mais que du fait du ralentissement de la croissance et et de la crise qui se prolonge, voire s’aggrave depuis 2008, la montée du chômage de masse et de la précarité, ces inégalités sont en passe de s’accroître de nouveau, menaçant le paix civile et l’ordre public dans ces pays et/ou favorisant la montée de l’extrême droite dont le populisme consiste à retourner contre les fondements de la démocratie et ses conditions de possibilités (droits de l’homme etc..) le vote dit populaire, au profit d’une état fort, y compris dans le domaine économique (Voir Marine Le Pen et son discours national-communisant)..
                                .Ce qui ne semble pas tout à fait aller dans votre sens !

                                On ne peut séparer l’économie de la société et de la vie politique pour une raison simple : l’économie c’est aussi de la politique et pas forcément démocratique !


                              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 25 août 2014 14:46


                                J’ajoute que Piketty admet que les inégalités, surtout des revenus du capital, se sont réduites après la 2ème guerre mondiale du fait des destruction occasionnées par celle-ci, de l’inflation et de la croissance, mais que du fait du ralentissement de la croissance et et de la crise qui se prolonge, voire s’aggrave depuis 2008, la montée du chômage de masse et de la précarité, ces inégalités sont en passe de s’accroître de nouveau, menaçant le paix civile et l’ordre public dans ces pays et/ou favorisant la montée de l’extrême droite dont le populisme consiste à retourner contre les fondements de la démocratie et ses conditions de possibilités (droits de l’homme etc..) le vote dit populaire, au profit d’une état fort, y compris dans le domaine économique (Voir Marine Le Pen et son discours national-communisant)..
                                .Ce qui ne semble pas tout à fait aller dans votre sens !

                                On ne peut séparer l’économie de la société et de la vie politique pour une raison simple : l’économie c’est aussi de la politique et pas forcément démocratique !


                              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 25 août 2014 14:47


                                erreur corrigée dans le message suivant


                              • Roland Verhille Roland Verhille 25 août 2014 15:05

                                Oui, un salarié est soumis à l’autorité de son employeur. Mais il y a tout un éventail de catégories d’entreprises, et d’employeurs (PME où l’employeur est le propriétaire de l’entreprise, petites ou importantes sociétés, etc.), avec tout un éventail de types de rapports humains. Un patron de PME intelligent, dont les salariés sont « chez lui », sa fortune personnelle exposée au risque de l’entreprise, comprend la nécessité pour lui de bien traiter ses collaborateurs, mais il en est qui ne le comprennent pas. C’est dans les entreprises plus importantes, des sociétés, où les salariés peuvent souffrir, surtout s’ils sont soumis à un encadrement fait lui même de salariés jusqu’au plus haut niveau. Il faut encore hélas bien relever la situation en France, où il est clair que les syndicats ont plutôt une fâcheuse tendance à mettre employeur et salariés en situation conflictuelle (les « rapports de force » !), et où on se demande trop souvent s’ils agissent dans l’intérêt des salariés ou dans celui qu’ils croient être celui de leur organisation : conquérir un pouvoir. En bref, il ne faut pas trop généraliser.

                                Surtout, considérez aussi le pouvoir du salarié aussi puissant que celui de l’employeur : celui de quitter l’entreprise pour passer à une autre, ou pour « se mettre à son compte », ce qui équilibre les pouvoirs réciproques. Et c’est là où le mauvais fonctionnement de l’économie est le pire des mauvais traitements infligé au salarié, car son choix est de subir l’employeur ou de se trouver au chômage. Et cela annihile tous les droits sociaux devenus ainsi inefficaces. C’est particulièrement de cas de la France et des pays émergents ou émergés depuis peu.


                              • Roland Verhille Roland Verhille 25 août 2014 15:34

                                Encore une fois, il a beaucoup de contradictions dans l’ouvrage de Piketty.

                                Oui, en France, depuis 1980, il y a une reprise de la croissance des inégalités, et c’est pire depuis 2008. Mais encore une fois, voyez mon graphique, c’est sans commune mesure avec les inégalités d’avant guerre.

                                C’est cette disproportion qui me fait vous écrire qu’il y a outrance chez Piketty.

                                Et le désapprobation constante du pouvoir politique par le corps électoral depuis plusieurs dizaines d’années sans effet me semble expliquer beaucoup plus la menace actuelle sur la paix civile et l’ordre public que l’évolution des inégalités.

                                L’économie, c’est aussi de la politique m’écrivez-vous. Je ne vous suis pas. Certes, il y a l’appellation de la discipline « économie politique », mais c’est un autre sens. L’économie, c’est l’activité des individus. Voyez le premier millénaire de la civilisation sumérienne (4000 Av-J.-C. à 3000 Av-J.-C.). C’est la croissance de l’économie qui a fait cette brillante civilisation, en l’absence de toute structure étatique. L’état est apparu aux environ de 3000 Av-J.-C., et cela a été le début de l’effondrement de l’économie et de cette civilisation au bout d’un deuxième millénaire.

                                Je suis d’avis que l’intervention de plus en plus outrancière de l’Etat dans l’économie de la France depuis des dizaines d’années a mis l’économie sous un régime d’étatisme ne laissant plus place au capitalisme.

                                --------------------------------------------------------------------------

                                A propos de l’autre message :

                                Oui, un salarié est soumis à l’autorité de son employeur. Mais il y a tout un éventail de catégories d’entreprises, et d’employeurs (PME où l’employeur est le propriétaire de l’entreprise, petites ou importantes sociétés, etc.), avec tout un éventail de types de rapports humains. Un patron de PME intelligent, dont les salariés sont « chez lui », sa fortune personnelle exposée au risque de l’entreprise, comprend la nécessité pour lui de bien traiter ses collaborateurs, mais il en est qui ne le comprennent pas. C’est dans les entreprises plus importantes, des sociétés, où les salariés peuvent souffrir, surtout s’ils sont soumis à un encadrement fait lui même de salariés jusqu’au plus haut niveau. Il faut encore hélas bien relever la situation en France, où il est clair que les syndicats ont plutôt une fâcheuse tendance à mettre employeur et salariés en situation conflictuelle (les « rapports de force » !), et où on se demande trop souvent s’ils agissent dans l’intérêt des salariés ou dans celui qu’ils croient être celui de leur organisation : conquérir un pouvoir. En bref, il ne faut pas trop généraliser.

                                Surtout, considérez aussi le pouvoir du salarié aussi puissant que celui de l’employeur : celui de quitter l’entreprise pour passer à une autre, ou pour « se mettre à son compte », ce qui équilibre les pouvoirs réciproques. Et c’est là où le mauvais fonctionnement de l’économie est le pire des mauvais traitements infligé au salarié, car son choix est de subir l’employeur ou de se trouver au chômage. Et cela annihile tous les droits sociaux devenus ainsi inefficaces. C’est particulièrement de cas de la France et des pays émergents ou émergés depuis peu.


                              • Lucadeparis Lucadeparis 23 décembre 2017 18:06

                                .@Sylvain Reboul
                                C’est une discussion intéressante qu’il y a là avec Sylvain Reboul, où, devant ses arguments, Roland Verhille, après un affichage technique et objectiviste (qui me rappelle le soi-disant « objectivisme » d’Ayn Rand), ne peut que révéler son idéologie pro-capitaliste injuste, conformiste à la domination actuelle. Voir en contrepoint l’article « Mérite et richesse » de Sylvain Reboul : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/merite-et-richesse-146692.


                              • JC_Lavau JC_Lavau 23 décembre 2017 18:57

                                @Sylvain Reboul. Ou la preuve que Sylvain est bien vivant, alors que les contacts directs sont rompus. Ou du moins était vivant en 2014 d’après ce commentaire, et l’était encore en janvier 2017 selon son dernier commentaire.Au delà ? J’ignore.
                                Si : actif en mai 2017 selon un article à http://sylvainreboul.free.fr


                                En tout cas cette adresse à free semble plus récente.

                              • alberto alberto 23 août 2014 10:48

                                Plus sérieusement :
                                1- : page 16 phrase tronquée,
                                2- : non ce n’est pas une erreur de comparer les revenus avant impôts entre des pays ayant des fiscalités différentes,
                                3- : non les revenu du capital ne sont pas uniquement issus de l’utilisation des dits capitaux comme source de travail et quoiqu’il en soit c’est utile de les différentier dans le cadre d’une telle étude
                                4- : Oui il peut y avoir parfois double emploi dans la comptabilité des masses de revenus...
                                5- : tu devrais (re ?) lire un peu plus attentivement les chapitres 9, 10, 11 et surtout 12.
                                6- Ce que je retiens de ton article c’est que, pour faire simple, l’étude de Piketty montre que les richesses produites mondialement augmentent mais que leur répartition ne s’effectuent pas de façon proportionnée et ça a l’air de t’emmerder !

                                Explique nous STP en quoi il serait sain pour l’économie (et la paix sociale) pour que seuls les plus riches auraient le droit d’augmenter sans cesse leurs revenus, quitte, mécaniquement à rendre encore plus pauvres ceux qui sont les plus démunis ?


                                • Roland Verhille Roland Verhille 23 août 2014 13:14

                                  votre 1 : Le partie tronquée dans ma citation est plus précisément exposée à la suite de ma citation.

                                  votre 2 : affirmer ne suffit pas. Les pourcentages avancés par Piketty dans ses comparaisons internationales sont faussés par les différences de montant des erreurs dans la base de calcul des pourcentages ; vous ne semblez pas avoir compris mon explication là dessus.

                                  votre 3 : oui, il n’est pas sans intérêt de comparer l’évolution des revenus du capital avec celle des revenus du travail. Vous ne semblez pas avoir compris ma remarque selon laquelle les revenus du capital sont à leur origine issus des revenus du travail.

                                  votre 4 : Ah bon, vous l’admettez ? Mais vous n’en tirez pas les conséquences.

                                  votre 5 : J’ai tout lu très attentivement, mais alors, qu’est-ce que j’aurais mal lu ou pas lu aux chapitres 9, 10 et 11 ?

                                  votre 6 : votre grossièreté n’est qu’une vue de cartomancienne.

                                  votre demande d’explication : D’abord, c’est aussi seulement une vue de l’esprit d’affirmer que les plus riches rendent encore plus pauvres les plus démunis, à moins de soutenir qu’ils volent les plus pauvres, ou que ceux qui ont plus que les plus pauvres doivent leur distribuer leur « surplus ».

                                  Et encore, tout un chacun a le droit d’augmenter sans cesse ses revenus, et c’est d’ailleurs ce qu’essaient de faire la plupart des gens. Tant l’économie que la paix sociale et la démocratie ne peuvent exister durablement que dans le respect des libertés individuelles, dont le respect du droit de propriété. 


                                • Spartacus Spartacus 23 août 2014 10:54

                                  Dans l’assiette des plus riche, une « tranche de résidents » cela ne change rien, ce n’est pas une assiette valide, bien au contraire. 


                                  Piketty ne fait jamais apparaître une balance des richesses incluant des reculs négatifs.

                                  La famille des propriétaires de Kodak d’il y 25 ans figurant dans les 1% de résidents les plus riches de l’époque n’est pas au passif des 1% de résidents les plus riches d’aujourd’hui. 
                                  Il ne font pas partie des statistiques du livre.

                                  C’est certainement l’erreur la plus lourde en conséquence, car elle conforte la fausse idée véhiculée que le capital est toujours entre les mains des mêmes personnes et occulte la dynamique du capital.

                                  • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 25 août 2014 09:31

                                    Les reculs négatifs ne concernent que les petits actionnaires ; les plus fortunés ont mille moyens de s’en protéger, y compris en spéculant à la baisse (marché à terme) ou par leur capacité à faire jouer les assurances que sont les produits dérivés, et/autres investissements de couverture, voire le délit d’initiés très peu sanctionné etc...comme ils ont mille moyens que les autres n’ont pas d’échapper à l’impôt voire, en grande partie aux droits de succession, par le jeu des donations du vivant.
                                    Ce que l’on appelle par euphémisme l’optimisation fiscale, légale, semi-légale ou illégale, mais, pour cela, il faut avoir les moyens de se payer des conseillés fiscaux et en placements financiers..., Performants et donc très chers,


                                  • Roland Verhille Roland Verhille 25 août 2014 10:04

                                    Oui, Thomas Piketty illustre cela au moyen des comptes des fondations et Universités américaines.


                                  • Parrhesia Parrhesia 24 août 2014 12:17

                                     Il y a des moments pendant lesquels nous pouvons douter d’être sur la même planète que tout le monde. La condamnation ci-dessus de la thèse centrale de Piketti en est un ! Si l’on en croit cette condamnation, et si l’on considère la masse monétaire globale à un moment donné, lorsque le pourcentage de cette masse globale alloué au groupe des plus riches augmente, ce ne serait pas au détriment du pourcentage restant aux plus pauvres !!! Sourions un peu et passons !

                                    « Mais la masse monétaire globale n’est pas fixe m’objecteront les experts » ! Exact ! Nous pouvons même dire qu’elle augmente désormais dans des proportions erratique mais constantes puisque ses émissions ne sont plus ni encadrées, ni jugulées par un étalon ! Quoi qu’il en soit, les faits sont têtus ! L’augmentation arbitraire et régulière d’une masse monétaire globale sur laquelle la minorité la plus riche prélève un pourcentage de plus en plus élevé, et ceci sur une durée de plus quarante années, a finalement déclenché un phénomène de paupérisation générale des populations et plus particulièrement, la suppression pure et simple des classes moyennes. Or, ces classes moyennes étaient précisément le moteur qui tirait par le haut l’ensemble de la classe salariale !

                                    Et nous ne voyons pas que Thomas Piketti dise le contraire !

                                    Et il est également ahurissant que cet article, n’envisageant les problèmes que sous l’angle capitaliste, ignore les conséquences du capitalisme devenu exclusivement financier sur le niveau de l’emploi !

                                     Lorsque la pensée Keynésianiste, présente chez Piketti, associée à la régulation étatique, est également présente, même en partie, dans l’esprit de l’économiste politique comme ce fut le cas entre 1958 et 1969, la population retrouve l’emploi qui la fait vivre et prospérer. Lorsque cette pensée en est absente, la population est renvoyée au chômage et à la misère ! Comme c’est régulièrement le cas depuis 1974, et de manière évolutive !!!


                                    • Roland Verhille Roland Verhille 24 août 2014 14:29

                                      Oui, vous et moi sommes sur une autre planète ! De mon côté comme du côté de celui de Thomas Piketty, nous sommes sur l’étude des revenus procurés par le travail de produire les biens et services. De votre côté, vous discourez sur la masse monétaire. Ce sont effectivement deux planètes distinctes.

                                      Alors, vous n’avez sans doute pas examiné les 1000 pages de Thomas Piketty ; vous n’avez pas non plus su lire ou comprendre l’étude que j’en ai faite.

                                      Nous n’avons donc rien à nous dire, mais effectivement à en sourire et à passer.

                                       

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès