L’idée du front de gauche s’était inspiré du succès allemand du parti d’Outre-Rhin Die Linke (La gauche), dont l’aile gauche du SPD cherchait à s’émanciper du (socio-) libéralisme du SPD de Schröder. Si outre-Rhin, le résultat avait été probant à ses débuts, la progression du front de gauche a été plus poussive en France. Toutefois, les situations politiques des deux pays ont évolué. L’Allemagne a sorti la tête hors de l’eau par une politique pragmatique mais efficace sur le moyen terme. La France a voulu jouer les idéologues (aussi bien sous Sarko que sous Hollande) ne cherchant pas à voir les solutions réalistes qui s’imposaient. Le FDG aurait pu, aurait du capitaliser, mais c’est le Front National qui a raflé la mise... La stratégie anti-médiatique de Mélenchon a été tout simplement suicidaire et ses sorties agressives envers ses électeurs potentiels ont donné de lui l’image d’Epinal du « sanguinaire de gauche », image qu’il s’est lui-même construite. Pendant ce temps, Marine Le Pen a travaillé une image lissée, tout en maintenant un cap et une détermination usant de sa féminité pour incarner à la fois la force de la conviction et une certaine douceur. Inconstestablement un succès.
En politique, la guerre des idées est fondamentale, mais la bataille de la communication vitale. Une leçon que n’a pas vraisemblablement pas compris le FDG.