Bonjour Max
- Je ne pense pas
que la monnaie (fiduciaire), qui n’est qu’un outil de facilitation
des échanges, conduise à la concurrence et à la prédation. Il y a
prédation sans monnaie de la part de nombreuses espèces et l’homme
n’a pas besoin de cela ; sa vanité et sa cupidité (cette
dernière pouvant être chez lui la simple déformation de ce
qu’enseigne à toutes les espèces le combat pour l’existence) lui
suffisent
- Je persiste à
croire qu’il y a loin de l’entomologie à la sociologie (des
hommes). J’ai conduit quelques ruches il y a des années et
l’observation (moins savante que la vôtre) de ses habitants ne m’a
conduit, du point de vue qui nous intéresse ici, qu’à considérer
que comme tout ce qui peuple la planète, les abeilles luttent pour
leur survie et celle de leur espèce, avec les moyens qui leur ont
été attribués par la nature. Et là est l’essentiel de mon refus
de l’amalgame auquel vous vous livrez. En l’absence de tout jugement
de valeur, quels progrès les abeilles et les fourmis ont-elles
accomplis depuis qu’elles existent, qui puissent conduire à comparer
leur société à celle des hommes ? Sauf poésie et romantisme
bien entendu.
- « ... la
société des fourmis n’a pas de chef, pas de hiérarchie, pas de
Reine, mais un ministre de la ponte.
» Parce que selon vous, un ministre, qu’il soit de la ponte ou
d’autre chose, n’occupe pas une position hiérarchique par rapport au
reste de la population ? Pour ce qui est de la ruche, quel
rapport d’interdépendance établissez-vous entre la reine, les
ouvrières (celles qui butinent, celles qui nourrissent, celles qui
font le ménage ; les larves, les soldats, les bourdons (les
pauvres) ... ?
- Agnostique, je
vois un certain anachronisme (pour ne pas parler de contradiction)
entre votre référence biblique au déluge et l’ineptie dont vous
qualifiez le concept de dogme. Je crois par ailleurs bon de soulignerr
que selon les Écritures c’est l’homme, à travers Noé, qui (guidé
par le Tout-Puissant ?) a pris l’initiative de sauver les espèces en
les embarquant à bord de l’Arche.
- Enfin, concernant
le fait de vous avoir ou non lu jusqu’au bout, privilégiant la
méditation, je délaisse volontiers la lecture pour m’y livrer, me
réservant de revenir à un texte selon la réflexion qu’il m’a
inspirée. Quoi qu’il en soit, si je vous comprends bien, je dois
vous féliciter pour le courage dont vous avez fait preuve en mes
lisant, jusqu’au bout.