L’ÉTAT S’ENGAGE ! BRAVO L’ÉTAT ! MERCI L’ÉTAT !
1,5 millions sous contrôle pour embrayer sur la réforme des rythmes ! Et 292 CUI !
Plutôt que de s’esbaudir niaisement, il ne faut pas se laisser ankyloser ! L’enfumage continue et nos « sinistres
crétins » restent sourds, coupables qu’ils sont, par leur engagement
dévoyé, de servir seulement les organes administratifs en s’éloignant
toujours davantage de l’intérêt général. Toujours aussi bornés, le
vice-rectorat et la préfecture font illusion avec des mesures de
saupoudrage... et un minimum d’honnêteté devrait leur faire reconnaître
que leurs mesures ne s’apparentent qu’à des emplâtres effrités sur des
jambes de bois !
1,5 millions la belle affaire ! soit moins de
30 euros par enfant scolarisé mais sous contrôle ! Que faut-il
sous-entendre ? D’abord qu’il faut tracer l’emploi de ces moyens ? Que
ne le font-ils depuis toujours s’agissant d’argent public ? L’autorité a
beau jeu de pointer du doigt les déficiences des élus locaux parce que
la réforme venue d’en haut, elle, si adaptée, si bien dotée ne saurait
être boudée plus longtemps !
Quant aux 292 CUI... en gros,
des contrats aidés... Inutile de chercher la signification de ces sigles
qui apparaissent comme autant de cache-misères toujours renouvelés !
Les merdias complices des autorités insistent : « en plus des
personnels et moyens déjà alloués... » ! Ils rappellent ainsi
l’honnêteté, la bonne volonté des gouvernements successifs. Pour
résumer, un « Avec tout ce que la France fait pour toi ! » qui
s’offusquerait du « ... qu’elle fait si mal ! » en réponse !
Un minimum de réalisme, de décence aussi voudrait que l’appareil d’État
se remette d’abord en cause plutôt que de proposer une énième fuite en
avant. L’Éducation Nationale ne remplit pas sa mission à Mayotte et
l’État en est coresponsable !
Pourquoi est-ce si imbécile de
focaliser sur une réforme malheureusement multiforme et dont la seule
utilité est de remettre la semaine de 4.5 jours ? Pourquoi démontrer des
velléités aussi embrouillées plutôt que de reconnaître les échecs
initiaux ?
Voici, par exemple, comment sont perçues les
incapacités des personnes en charge. Elles sont telles désormais,
qu’elles justifient une aide qu’on croyait réservée aux pays en voie de
développement, avec bien sûr l’illustration innocente de petites bien
respectueuses de l’islam, manière de nous faire réfléchir à une
causalité directe... que conforterait, malheureusement, les défilés
récents d’enfants embrigadés à Mamoudzou...
http://www.solidarite-laique.org/Mayotte-les-defis-de-l-education.html
« ... Mayotte est en effet un archipel où le niveau des élèves est
alarmant : 3 personnes sur 10 n’ont jamais été scolarisées, un chiffre
plus important chez les femmes puisque 63% de mahoraises ne savent ni
lire, ni écrire, ni compter. alors qu’au niveau national l’illettrisme
touche 10 % des jeunes, ce sont 73% des jeunes mahorais qui sont
illettrés... »
Votre réforme « à la merde, à la con » (pour
reprendre les propos crus mais pleins de vérité de Younoussa Bamana, un
des pères du combat de Mayotte pour rester française et de la
départementalisation), est nulle et non avenue ! Et avant que de calmer
le jeu en missionnant une énième délégation qui ne fera que répéter le
diagnostic sans en traiter les causes, référons-nous aux priorités
définies par la MISSION D’INSPECTION RELATIVE AUX CONSTRUCTIONS
SCOLAIRES DU PREMIER DEGRE A MAYOTTE / juillet 2013
«
Recommandation n°1 : Organiser une véritable collaboration entre le
vice-recteur et la sous-préfète déléguée à la cohésion sociale et à la
jeunesse dans le cadre d’un renforcement de l’action coordonnée de
l’Etat.
Recommandation n°2 : Installer une commission bimestrielle
de pilotage de la programmation, placée sous la présidence du préfet et
composée de représentants des maires.
Recommandation n°3 : Faire établir par le SMIAM et par le comptable public un état de la
trésorerie et des restes à réaliser à l’issue de l’année budgétaire 2013.
Recommandation n°4 : Elaborer un plan d’urgence de construction des
écoles de Mayotte sur la période 2014-2020 permettant de construire un
minimum de 419 classes.
Recommandation n°5 : Elaborer un plan spécifique de rénovation des écoles du premier
degré en proposant aux communes d’en exercer la maîtrise d’ouvrage... »
C’est vrai que la mission n’avait pas à interférer sur la réforme. Il
n’empêche qu’en juillet 2013, nous étions en plein dedans et que si
aucune allusion n’y est faite, cela en dit long sur l’inutilité du
packaging ministériel !
Le problème est que chez ceux-là mêmes qui
sont chargés de faire avancer les solutions localement, personne ne veut
voir que l’État, au contraire, complique la situation ? Et puis nul
n’est responsable, personne n’a honte et nul ne démissionnerait !
Il faudra donc faire changer ou nous débarrasser de ces mauvais
serviteurs trop investis dans leurs plans de carrière... Cette échéance
ne saurait tarder avec la catastrophe imminente qu’ils nous préparent
depuis trop longtemps !