@ (---.---.---.162) 8 novembre 13:02
Est-il besoin de rappeler que l’allocation familiale est une disposition d’esprit républicain, consistant à encourager, ou à primer (serait-ce symboliquement), la procréation d’un maximum de citoyens, quelle qu’en soit la catégorie sociale. L’incidence, probablement des plus limitées, de l’allocation familiale sur le désir d’enfants des plus aisés n’est pas l’objet de cet article, par contre, un revenu même modique venant améliorer l’ordinaire d’un ménage réellement pauvre peut être un encouragement ou pour le moins une compensation même partielle, et c’est bien là qu’est la question.
Quant à empêcher les pauvres de se reproduire et surtout de se multiplier, il n’en est bien entendu pas question. Tout au plus est-il permis de les informer et de les aider afin qu’ils agissent en connaissance de cause lorsqu’ils condamnent la grande majorité de leurs descendants à connaître le même sort qu’aux-mêmes – lorsqu’ils s’en plaignent, car il existe des pauvres heureux. C’est le sens du planning familial et de toute initiative ayant pour objet la dénatalité, avant même la recherche de solutions aux problèmes de surpopulation là où ils se posent, avec leurs répercutions sur tous les pays du monde.