Sur les perplexités de Michel Rocard...
Comment l’oligarchie financière a su planter des pantins à eux à la tête
de toute la presse, bon, là au moins on sait le mode opératoire. On le
sait par la vantardise de l’avocat Eric Turcon à Alfred Sirven, surprise
par Eva Joly :
- Et il y a encore un journaliste pro-juges qui a fait un article contre nous dans Le Point.
- Comment ? Il y a encore des journalistes pro-juges ? Je croyais qu’on avait réglé la question !
- Ne t’en fais pas. On s’est occupé de lui ; sa carrière est terminée.
Fin de citation.
Simple : "Je suis le proprio, je nomme le rédac-chef, qui engage des
journalistes qui m’agréent, et viande ceux qui me déplaisent".
La Ford Motor Company ou l’empire de presse Hearst n’étaient pas dirigés autrement.
Mais comment ont-ils planté des pantins à eux au sommet de toutes les
administrations PUBLIQUES qui financent les travaux de recherche
scientifique, au sommet du CNRS, au sommet de Météo France, au sommet de
la plupart des institutions similaires du monde Occidental (Portugal
pour l’étude signée Vaz et Al., que j’ai détaillée), là je suis
impuissant à enquêter, à établir leur mode opératoire. L’oligarchie sait
agir de façon secrète et opaque, on est devant des centaines de faits
accomplis dans l’ombre. C’est comme pour l’assassinat de Pierre
Bérégovoy : les mobiles sont bien connus, les principaux intervenants et
décideurs sont connus, mais on n’a toujours pas pu éclaircir comment
ils ont procédé.