Je suis par contre plutôt rétif à la notion que je baptiserais de « chance manipulée » qui apparaît dans votre expression : « prioriser des chances égales pour tous »
Soyons
clairs : la notion de « chance » fait a priori référence à ce qui est
aléatoire et qui, par définition, échappe à tout contrôle pour arriver à
une stochastique qui se rie bien de nos voeux pieux d’égalité !
La seule égalité que nous puissions viser, en tant qu’humains, ne peut
concerner que des lois que nous nous astreignons consciemment de
respecter entre nous, à savoir : une égalité en dignité et en droit !
Pour ce faire nous ne saurions avoir la prétention de contrôler ces
providentiels et mystérieux aléas qui, selon nos meilleurs scientifiques
du moment semble-il, ont présidé à rien de moins que l’apparition de la
vie dans notre univers ! ( - sans pour autant échapper au plus froid
des déterminismes !!)
Alors, plutôt que de prétendre être sages, soyons fous ! :
laissons à l’autre autant qu’à nous-même la prétention de savoir ce qui est juste.
Un homme : une voix !
... en essayant d’élargir autant notre conscience des autres que de nous-même,
sachant
que c’est cette conscience qui, comme dans les considérations
théoriques les plus avancées (ou dans les fictions les plus ’modernes’ -
qui font partie de notre présente réalité !), relie le présent au passé
et à l’avenir.
Le principe démocratique devrait être vu comme
un humble hommage à nos limites humaines que nos efforts de
conscientisation transforment en poésie confinant à l’intemporel, aux
intrications les plus extraordinaires et à l’infini (pour le meilleur ou
pour le pire ? choix individuel ou collectif - à défaut de se sentit
assez instruit pour trancher, reste la possibilité d’un pari )