@JLBonsoir Monsieur, et merci pour votre observation.
Vous concluez, après avoir cité Samir Amin :
« Le crime de haute trahison dont sont coupables nos dirigeants est de composer avec ce capitalisme de connivence. »
En réalité, ils ne font pas que composer avec ce capitalisme de connivence.
Ils en sont l’essence et le moteur avec comme outil majeur la capture de l’Etat et de ses rentes.
Ci-après un billet très court tiré d’un site remarquable :
http://www.les-crises.fr/capitalisme-de-connivence-et-liberalisme/
Comme l’écrit Samir Amin (je reprends l’article de Marianne que vous citez) :
« Le système politique du capitalisme contemporain est désormais un système ploutocratique. Celui-ci s’accommode de la poursuite de la pratique de la démocratie représentative, devenue « démocratie de basse intensité » : vous êtes libre de voter pour qui vous voulez, cela n’a aucune importance puisque c’est le marché et non le Parlement qui décide de tout ! Il s’accommode aussi ailleurs de formes de gestion autocratique du pouvoir ou de farces électorales. »
Chacun sait tout cela, avec une nouveauté en France qui tient au fait que deux clans qui affichent une opposition de façade se partagent les actifs du pays.
Les mesures que je mettrais immédiatement en place si j’en avais la possibilité seraient probablement radicales, avec un spoil system effectif assorti d’une reddition de comptes elle-même accompagnée de la mise hors-jeu des principaux prédateurs.
Une sorte de « Grands Jours d’Auvergne » revisités.