Je persiste à penser que l’Atlantide de Platon est une évocation du conflit phéniciens/grecs pour la maîtrise de la Méditerranée et des côtes phéniciennes que soutenait Gergovie, d’où l’expédition de Persée (d’où une expédition de Persée ?). La date étant vers - 600, 30 ans avant le texte de Platon : date à laquelle les Grecs phocéens s’installent à Marseille (par mariage ou plutôt traité d’alliance). La deuxième partie de mon article concerne un témoignage de Diodore qui, selon moi, évoque un conflit antérieur « phénicien » mettant en jeu les métropole/capitales phéniciennes de Bibracte/Alésia, Gergovie, Carthage et leurs troupes Atlantes, Gorgones, Amazones.
Ce que je pense :
Une deuxième période « autochtones/phéniciens », non pas remplacement mais mariage/union, ce qu’évoquent le mythe Héraklès épousant Galatée à Alésia/Taisey et celui de Platon, Poséïdon épousant Clio. Vestiges archéologiques enfouis ou debout : oppidum troyen de Bibracte/Mt-St-Vincent, temple cananéen. Forteresse de Taisey. À Gergovie/le Crest, sa forteresse et son temple cananéen. Marseille est phénicien.
Une troisième période « autochtones/phéniciens/influence grecque ». Marseille phénicienne devient grec par mariage vers - 600. Mythe de l’Atlantide de Platon qui évoque, selon moi, le conflit entre les Phéniciens de la côte et les Grecs, mais aussi entre Athènes et la Gergovie phénicienne qui soutient les Phéniciens de la côte, conflit que je date de la génération d’avant Platon. S’ensuit une influence grecque sur la Gaule (?) art du cratère de Vix pour Gergovie, art du vase de Grächwil pour Bibracte (?).
Mais l’empire « autochtones-phéniciens/influence grecque » ne s’efface devant la puissance romaine qu’à la chute de Carthage en -146, de Gergovie en -128, de Bibracte en -52 (cf mes croquis pages 306 et 307 de mon « Histoire de Bibracte, Dieu caché »).
Selon vous, il y aurait une période particulière entre vers - 1200, chute de Troie et - 800 fondation de Carthage. Qu’est-ce que cela change pour la Gaule et l’interprétation des mythes ?