Le 5 février, je fêterai mon 1°
anniversaire ici, donc on peut dire que je suis un nouveau sur ce site. Comment
suis-je arrivé ici ? Parce que je me suis fait virer de Rue89. Pour la
petite histoire, mon éviction de ce site est dû au fait que je me suis permis
un commentaire sur Zemmour. Un bloggeur s’était permis un commentaire qui en
gros disait « pas encore mort celui-là » et je l’ai ait répondu « C’est
vrai que pour son cas c’est de l’acharnement thérapeutique » Hop viré tous
les 2. Ce ne sont pas des rigolos chez Rue89. Il faut aussi les comprendre. Ils
ont créé ce site d’actualité en s’inspirant d’Agoravox et ont de suite vendu le
truc au Nouvel Obs histoire de se faire un peu de cash au passage. Donc Rue89
est devenu une entreprise sérieuse interdite aux guignols de services.
Voilà qu’au fil de mes pérégrinations
sur le net, je tombe par hasard sur Agoravox. Le site est un peu foui mais pas
plus que ma bibliothèque et (vous n’allez pas me croire) je lis mon premier
article qui est un article de « morice ». Son article est bien
documenté, bien structuré ; mais je me dis que ce type est complétement à
la masse et que si on laisse des types comme cela publier des articles, ce site
est fait pour moi.
Je fais des recherches sur l’origine
d’Agoravox à savoir : à quand ça remonte et qui a eu l’idée farfelu de
créer ce site et je m’aperçois qu’à l’origine le truc a démarré sur les chapeaux
de roue et que des gens comme Jean-Michel Apathie, Corinne Lepage ou encore
Nicolas Dupont-Aignan y avaient leur rond de serviette. Pour être honnête, je
ne suis pas certain qu’un article de Jean-Michel Apathie m’aurait fait le même
effet que celui de Morice (quoique coté masse c’est l’hôpital et la clinique).
Ensuite, d’après certains « bien-pensant »,
ça a merdé et c’est devenu un repère d’adeptes des théories conspirationnistes
et de personnes couleurs caca d’oie (rouge-brun). Que tout ça c’est du parce qu’il
n’y a pas d’argent chez Agoravox et parce qu’ils n’ont pas les moyens d’embaucher
des journalistes formés aux grandes écoles et capables parce qu’ils ont une
formation de sélectionner, modérer et éditer les articles conformes à l’idée qu’ils
se font de la tempérance.
Les deux fondateurs connus, le
biologiste et essayiste Joël De Rosnay et le franco-italien Carlo Revelli (je
dis franco-italien parce que c’est comme cela qu’il faut dire dans les médias « bien-pensant »,
tout ça pour lui coller une connotation genre : « c’est quoi ce métèque »
et qu’en 2 mots t’as taillé un costard au type et que t’as plus besoin de
développer sur pourquoi t’es pas d’accord avec) ont lancé l’idée du « site
de journalisme-citoyen » en l’air dans la pure philosophie du web 2.0 et
boum elle est retombé, a fait des vagues et s’est installé pour durer, n’en
déplaise à certains.
Au début on a un phénomène de
mode avec des « signatures » plus connus parce qu’ils font partis de
la coterie que pour leurs qualités d’intellectuels. Forcément beaucoup de
personnes viennent jeter un coup d’œil en se disant « si truc machin y
écrit ça doit être bien ». Forcément d’autres profitent de cet espace de
liberté et du volume de lecteurs pour y écrire des articles prosélytes et forcément
les bien-pensant ce sont jeté la dessus pour dire que ce site est un ramassis
de personnes véhiculant des idées nauséabondes. Il faut vous dire que les « bien-pensant »
ont un dérèglement cérébral qui ne leur permet pas de comprendre que le citoyen
à qui ils s’adressent n’est pas capable de se construire une opinion par lui-même
et a besoin de son aide et de sa connaissance pour cela. Si vous en rencontrez
un ne le contrariez surtout pas, il risque tel un robot décérébré de partir en
vrille et les incidents collatéraux sont redoutables
Donc le phénomène de mode passé, ce
truc valorisé, par les pigeons du Nouvel Obs, à plus de 10 millions d’euros en 2007 et qui
devait amorcer l’émergence d’un « 5e pouvoir » : celui des bloggeurs-citoyens a
perdu bon nombre de ses lecteurs et en a retrouvé d’autres soit disant pas très
recommandables, mais bien décidé à se taper l’incruste.
Car ce joyeux foutoir a laissé les
pleins-pouvoirs aux bloggeurs, et sur Agoravox, ce sont les rédacteurs qui ont
posté au moins 4 articles qui décident par vote de la publication d’un article.
Un système qui fait dire à Joël de Rosnay que « le site fonctionne tout seul. »
Ici c’est un peu l’auberge espagnole :
« Un endroit où on trouve de tout, où on rencontre n’importe qui. »
et dans ce squat, je n’ai pas mis longtemps à m’y sentir chez moi. Aussi je
vais y rester quelque temps à croiser le fer avec des « cocos canal
historique », des libertariens, des fachos de la dernière heure et des hétérophobes
de tout poil. Et tant pis si un type écrit un article et, avec ses différents
pseudos, se bombarde de commentaires élogieux. Car « le contentement narcissique
fait partie du concept et c’est à prendre avec le reste.