Si maintenant je veux voir, sur le long terme après les massacres
des 7, 8 et 9 janvier, le traitement de la violence religieuse par les acteurs
politiques et religieux de France je ne peux qu’être toujours aussi pessimiste
: rien n’annonce qu’on va enfin chercher sérieusement à désacraliser la violence religieuse, comme je le demande depuis
plus de 20 ans.
Le « fait religieux » qui sera enseigné dans les écoles (sur
initiative, naguère, de Régis Debray) n’ira évidemment pas dans ce sens quand
cet enseignement sera mis en application par Najat Vallaud-Belkacem,
puisqu’elle est tout aussi engagée que Jean-Luc Mélenchon et toute la fause
gauche dans les tricheries de la fausse laïcité.
On ne peut attendre que soit enseigné comme faits religieux théologiques la croyance judaïque et chrétienne en
une prétendue bonne violence prétendument voulue par Dieu à l’époque de
l’Ancien Testament (théologie indirectement criminogène) et la croyance en une
prétendue bonne violence toujours demandée aux musulmans pour la totale
conquête du monde au profit du Dieu de l’islam (théologie directement criminogène).
Il n’est pas inutile que je reproduise ici le début de mon article
titré Benoît XVI, premier responsable de
la violence religieuse (le titre était une provocation à la réflexion pour
mes amis chrétiens : échec total à ce
jour) :
BENOÎT XVI, PREMIER RESPONSABLE DE LA VIOLENCE RELIGIEUSE
La religion du XXIe siècle
sera violente ou ne sera pas. Tel est le choix des institutions qui dirigent le
monothéisme.
Violente ou pas n’est pas
le problème. Telle est la position du reste de la société.
Dans le dialogue avec son père Jean-François Revel, le moine
Matthieu Ricard écrit ceci : "Le Dalaï-lama ne cesse de souligner que
toute religion pratiquée selon son esprit a pour objectif le bonheur des êtres
et se doit d’être un facteur de paix. Le message de Jésus-Christ est un message
d’amour et l’un des sens du mot « islam » est « paix ». Les
violences et les exactions commises au nom de la religion, et l’utilisation des
religions pour accentuer les divisions entre les peuples ne peuvent donc être
que des déviations" (Le moine et le
philosophe, Nil éditions, Pocket 1999).
Bien entendu, en disant cela le Dalaï-lama est parfaitement sincère,
comme la plupart de ceux qui disent habituellement la même chose. Mais la
« pratique selon son esprit » n’est qu’un voeux pieux et la conclusion
qu’il en tire une contre-vérité. Tous les monothéismes continuent d’affirmer
que Dieu a bien, en plus de ses appels à la paix, commandé des
« exactions », des maltraitances, des violences, des guerres, des
massacres de peuples entiers, ou de catégories entières de la population de la
planète.
Le judaïsme, le christianisme et l’islam, dans toutes leurs
composantes, l’affirment explicitement. Le quatrième monothéisme, le bahaïsme -
ou, comme préfèrent le nommer ses adeptes, la « Foi bahaïe » - adhère à
la même conception duale que ses prédécesseurs mais, en quelque sorte,
« par défaut ». Il ne rejette pas explicitement son volet criminogène,
il se contente de ne pas l’enseigner comme une vérité définitivement acquise
ayant, dans les faits, la valeur d’un vrai dogme.
Les autres religions du Livre le font et, donc, les
« exactions », les violences et "les divisions entre les
peuples« pratiquées au nom de la religion ne sont pas du tout des »déviations".
Il faut dire ici bien fort que les croyants fanatiques passant à l’acte
criminel effectif « ont bon dos », et que les institutions de leurs
religions respectives devraient, dans une société où la Justice profane serait
réellement indépendante et objective, assumer au moins partiellement la
responsabilité de leur crime.
Car ce sont bien ces institutions qui ont directement préparé le
criminel à son crime en lui enseignant la prétendue double et incohérente
volonté du Dieu de la Bible et du Coran : tu aimeras ton prochain comme
toi-même et tu le haïras quand ce
sera nécessaire ; tu ne tueras pas et tu
tueras abondamment quand je te demanderai de le faire "pour la bonne
cause" .../...
Le texte entier est sur le site de Sami Aldeeb ici :
http://www.blog.sami-aldeeb.com/2011/09/18/benoit-xvi-premier-responsable-de-la-violence-religieuse/