Bonsoir Foufouille,
Exact.
Il faut effectivement voir l’état de ces logements vacants.
Mais il faut aussi voir le problème de leur implantation (ville, couronne de grandes villes, campagne), quantifier le rapport entre demande et offre en fonction de cela et voir leur adaptabilité aux besoins actuels.
Le problème du transport me semble accessoire au sens où le futur locataire l’aura préalablement estimé et résolu.
De nombreux logements vacants n’ont plus vocation à être loués dans le contexte d’aujourd’hui. Si on écarte les logements nécessitant un minimum de travaux, la plupart d’entre’eux ayant été construits depuis des décennies ne correspondent même plus aux normes actuelles ce qui fait que même étant habitables au sens propre du terme, ils ne peuvent être remis sur le marché. Chaque jour ou presque une nouvelle norme est édictée par Bruxelles, remplaçant parfois celle qui était en vigueur depuis seulement quelques mois......Ajoutez à cela les diagnostic de plomb, d’amiante, de recherche de termites (ne rigolez pas, il serait paraît-il parfois obligatoire dans des régions ne sachant pas même à quoi ressemble cet insecte), de performance énergétique (DPE) - complètement débile d’ailleurs car calqué sur des calculs théoriques invérifiables en pratique -, et j’en passe.
Sans compter les interactions avec d’autres secteurs économiques : je prends par exemple les bâtiments base consommation (BBC) : ceux-ci répondent effectivement à un souci de gains énergétiques bien compréhensible publiquement et aussi un désir économique (établir par exemple une étanchéité des boîtes d’encastrement électriques, plus coûteuses que les anciennes, mais susceptibles de faire tourner le marché industriel et de redistribution - et donc aussi certains amis politiquement bien placés....)..
Or habiter un BBC comporte certaines obligations, apparemment anodines, pour le locataire. Faute de les respecter à la lettre, le BBC peut facilement se transformer en habitation énergivore, au même titre qu’un logement datant de 30 ans, ce qui pourrait à terme déboucher sur une immobilisation à la location le temps des travaux de remise aux normes.
Nous ne sommes donc pas encore sortis du bourbier.
Bien à vous