La grande supériorité des I-machines (le terme de « robots » me paraît réducteur, le terme de « machines » aussi mais je n’en ai pas d’autres pour le concept) sur les êtres biologiques c’est qu’elles n’ont pas à effectuer d’apprentissage après leur fabrication-naissance : elles sont construites pour intégrer le savoir et les expériences de toutes les autres car elles sont interconnectées par un « internet » adapté.
Bien entendu, elles sont capables de manipuler les concepts. Et d’en créer à partir de leur expériences à la manière des êtres biologiques : c’est une question de programmation (je ne développe pas ici)
C’est déjà le cas pour nos ordinateurs : en sortant de la chaîne de fabrication, les machines inertes reçoivent les logiciels adéquats et sont aussitôt capables de fonctionner aussi bien, sinon mieux, que leurs aînés.
Et si l’un d’eux est détruit, ce n’est pas grave si une sauvegarde de ce qu’il contient a été faite préalablement.
La I-machine peut en effet avoir une conscience de soi et de sa spécificité : c’est un concept comme un autre. Je voulais souligner que cette conscience de soi n’entraîne pas un sentiment de révolte d’être « l’esclave » d’humains dont les capacités lui sont inférieures si cela n’est pas programmé.