Depuis longtemps, et en particulier depuis la « gauche plurielle » de Jospin, tous les gouvernements ont été des exécutants de la mondialisation du capitalisme. On voit le « résultat » :
Notre article d’hier :
http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2015/03/12/francoi s-hollande-mondialisation-declinisme-50742.html
François Hollande, mondialisation, « déclinisme »...
Le 12 mars 2015, Challenges publie un entretien avec François Hollande
intitulé « Ce que François Hollande compte faire d’ici 2017 ».
Le sous-titre évoque d’emblée les thématiques : « Valls et
Macron, Front national et élections départementales, croissance et
déclinisme... ». Mais que faut-il entendre par « déclinisme »
dans la situation actuelle ? D’emblée, François Hollande exclut tout
changement de ligne politique ou de premier ministre. Plus loin, il
met en avant « cette exigence impérieuse du combat contre le
Front national » qui devrait imposer le rassemblement à ceux
qui critiquent le gouvernement. La montée électorale du Front
National est donc utilisée pour tenter de faire taire les
dissidences croissantes qui s’expriment au sein de la « gauche ».
Une machine à faire taire au nom de la « raison » et d’une nécessité
impérative proclamée d’éviter le « risque du pire », le « suicide
collectif », la « tragédie qui menace le pays »..., dans
un contexte où il n’est pas question de changer de politique.
Anticipant la réussite de sa politique, Hollande présente comme un
grand défi « d’une autre ampleur » celui de « sortir
le pays de son déclinisme, de son doute, de son malheur de
lui-même ». En clair, il s’agirait soi-disant de s’opposer à
ceux qui puissent estimer que la France est en déclin. Mais
s’agit-il vraiment, dans la réalité, d’une question de « déclin » ?
Le raisonnement ainsi construit passe outre à l’essentiel : à
savoir, le rôle de la mondialisation du capitalisme, des
exportations incessantes de capitaux, des délocalisations
industrielles, du « marché mondial de la main d’oeuvre » et de son
équivalent à l’échelle européenne... Or l’actuelle politique
gouvernementale ne met point en cause ce processus. Le 12 mars 2015,
Auto Plus interroge « PSA sur le point de dégraisser
en Europe ? », se référant à l’information diffusée par Le Monde « PSA veut
alléger ses coûts en Europe ». Au même moment, La Voix
du Nord rapporte « Les Verreries de Masnières
sauvées au prix de 148 licenciements », et Le Figaro « Les salariés de Tel and com en
grève », la grève étant dirigée contre « un plan social
concernant à terme l’ensemble des 760 salariés ». Quant aux
créations d’emplois, elles concernent pour l’essentiel des emplois
précaires, le Code du Travail devenant de plus en plus favorable au
patronat. Avec le titre « Le PS dénonce une droite
« arrogante » », Ouest France fait état de cette
déclaration du premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste dans
le Maine-et-Loire et membre du Bureau national du PS : « Il
faut des réformes de structure et éponger la dette ». Il
s’agit donc bien d’un programme de casse sociale, les tant vantées «
réformes de structure » n’étant rien d’autre que la démolition
générale des droits des travailleurs et des droits sociaux de la
grande majorité de la population. Ce n’est donc pas une question de
« déclin ». On a concrètement affaire à l’anéantissement programmé
d’acquis historiques dans le cadre de la mondialisation du
capitalisme. Telle est la réalité que l’agitation récente de Manuel
Valls autour du Front National cherche à dissimuler.
[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2015/03/12/francoi s-hollande-mondialisation-declinisme-50742.html
]
Et pour rappel :
Mitterrand et le Front National : 33 ans après (I)
Mitterrand et le Front National : 33 ans après (II)
Elections européennes : quel bilan ? (I)
Stratégie de Lisbonne, « gauche plurielle » : quinze ans après (I)
Cordialement
Le Collectif Indépendance des Chercheurs
http://science21.blogs.courrierinternational.com/
http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia