Je ne sais si le terme charognard
s’applique à ceux qui se disputent les dépouilles résiduelles ( ça représente en termes électoraux assez peu de poids ) de l’écologie politique mais
en tout état de cause, ces pitres sont à la fois pitoyables et pathétiques, tout entiers à la quête de strapontins ministériels : leur ultime façon d’exister.
Même si l’un ( ou l’une ) de ces paltoquets décrochait un statut de ministre, il
serait dans la position de cette ministre de l’écologie - autrefois candidate à la présidence - qui abandonna sous la
pression des lobbies la seule mesure réellement écologique prise sous le
gouvernement Fillon, les mesures fiscales pour lutter contre la
pollution du transport routier, et procèda au coûteux ( pour les finances de l’état ) démantèlement des portiques en
Bretagne sous la pression des bien mal nommés bonnets rouges.
Cette seule manière de baisser son pantalon
devant des réactions catégorielles aurait dû dissuader tout écologiste sincère
et pas seulement carriériste à postuler une quelconque appartenance à un
gouvernement qui n’a pour l’écologie qu’un souci de façade.
Mais peut-être pensent-ils pouvoir meubler de leurs palinodies la vitrine de la conférence
climat Paris 2015 où sans aucun doute de belles résolutions seront adoptées mais
dont la fermeté pourra se mesurer, j’en fais le pari, à l’aune du passé récent : du vent, du vent
et encore du vent...