« Maman les cocos »
Un enfant et sa mère qui crèvent, littéralement, de faim dans un pays
meurtri par la misère. Entre réalité de son présent et réminiscence des
moments de bonheur d’un mariage, la mère se laisse mourir. Et elle se
rappelle, ou l’enfant se rappelle-t-il, de ce père devenu fou à cause
d’une prophétie de mage-escroc, devenu obsessionnel de la jalousie,
tombé dans le vide de l’esprit, à cause de la racine de la suspicion qui
a été implanté en lui.
Ici, aucune drôlerie dans l’écriture, pas de tentative de jouer du bon mot pour faire passer la pilule.
Ici, juste le malheur et le désespoir, à cause d’une bêtise qui ferait
sourire, presque, si elle n’avait pas causé autant de souffrance à la
mère et à l’enfant.