@La Dame du Lac
Comme manifestement, nous ne trouverons pas de réelle contradiction sur ce sujet, ton avis m’intéresse sur cette facette de la société.
En effet, pour rester sur Zemmour, ce que tu exprimes me rappelle notamment, à l’époque où Zemmour & Naulleau existaient encore sur ONPC, un « artiste » qui leur avait envoyé « Mais s’ils ont pas aimé, qu’ils se taisent quoi ! » (j’ai cherché l’extrait, en vain malheureusement). Une réplique pris avec beaucoup de rire par le public et Ruquier, mais Naulleau a tout de suite perçu le caractère sous-jacent de cette phrase, sans être assez clair hélas.
C’est en effet, ce dont tu parlais, le fascisme. Le vrai. Pas celui qu’on entend partout à la télévision pour faire peur aux enfants, nous faisant croire que Marine Le Pen serait Hitler 2.0 (décidément Hitler est un thème récurrent) et que le FN précipiterait la France vers le chaos. Non ! Le fascisme très aisé, habillé en costard cravate et avec les meilleurs sentiments du monde, qui te dit : « Aime moi ou ferme ta gueule ! » ce qui signifie en réalité : « Sois d’accord avec moi ou ferme ta gueule ! » Cet abruti d’artiste n’a même pas remarqué l’idéologie cachée sous sa réplique débile. Et ce fascisme est aujourd’hui omniprésent à la télévision. Il est la doxa. Il est la pensée unique. Il est le politiquement correct ou, pour révéler un peu plus de son réel objectif, ce qui ne dérange pas le politique !
Idéologiquement, il se cache dans la bien-pensance. Caractère attribué constamment aux gauchos, même s’il se retrouve « bizarrement » aussi dans de nombreux discours de politiciens se disant de droite. Dans La France Big Brother de Laurent Obertone, il est appelé le « pouvoir de la moral ». Ses revendicateurs ont déjà l’argent, mais ils veulent aussi le cœur. Ils veulent dominer en prétendant faire ça pour le bien ou toutes les conneries qu’on peut ajouter derrière : Démocratie, union, vivre-ensemble, tolérance, amour, Voltaire et les lumières... Je pourrais faire une liste de plus d’une centaine de mots.
Oui car cette bien-pensance, basée sur la naïveté et l’ignorance de ces idiots croyant lutter pour le bien et la démocratie, en réalité n’arrange que le capital. Elle procure au néolibéralisme mondialiste la possibilité de s’installer partout et de détruire toutes les structures de nos sociétés traditionnelles. Il faut plus de liberté et d’égalité dira le gauchiste ! Il faut plus d’argent et de libéralisme dira le capitaliste ! Elle permet les guerres à profits, la soumission aux USA et à l’euro, la destruction des valeurs familiales et tout autres mesures arrangeant la société de consommation.
L’analyse sociologique bien connue est : La bien-pensance au service du marché.
Mais je me surprend à douter. Au cours de nombreuses affaires et de nombreuses situations, cette débilité moralisatrice et bien-pensante a tellement arrangé le capital et les prédateurs de la société, que parfois je me demande s’il ne s’agit que d’effets de système. Je me demande comment on a pu en arriver là, comment tout ceci a pu si bien s’orchestrer. Évidemment il y a le fait que tous ces gens sortent des mêmes écoles, qui ne forment pas mais formatent à un modèle de pensée ! Il y a aussi les réseaux, qui rapprochent des gens qui pensent pareil et qui les propulsent au pouvoir et à la visibilité de tous.
Mais, et c’est là où j’aimerai ton avis, n’y a t-il que ça ? Cette explication est peut-être un peu trop simple...