Et si nous parlions du fond sans vaines polémiques ?
Les professeurs et les proviseurs vont donc avoir plus d’autonomie. C’est bien non ?
Sauf si une majorité d’entre eux, professeurs et proviseurs, préfère le confort de programmes contraignants ne laissant pas de place aux initiatives (donc que l’on peut critiquer à chaque fois que l’on peut puisqu’on y est pour rien). Alors qu’une part d’autonomie va demander un peu de travail et d’imagination, ce dont j’en suis sûr, les professeurs ne manquent pas. Et à cette part d’autonomie correspondra une part de responsabilité. Donc cela sera moins confortable. Mieux vaudrait-il une mauvaise idée imposée qu’une bonne pratique nécessitant un peu de réflexion personnelle ?
Alors que la principale qualité pour une bonne évolution dans la société moderne est de l’avis de tous l’adaptabilité, que dire de celle du corps enseignant ?
A moins que, de manière beaucoup plus pratique, derrière ce débat soit disant pour le bien de nos enfants, les syndicats d’enseignants ne voient qu’une possibilité corporative de négociation salariale ? Mais je n’ose y penser ; comment une intention aussi triviale pourrait-elle germer chez ceux qui ont en charge l’enseignement de nos chers enfants, futurs citoyens !