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Commentaire de Electric

sur Des anges descendus du ciel ?


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Electric Electric 18 juin 2015 17:55
Chez les occultistes, on sait que l’angéologie est chose trop importante pour être laissée à voir aux profanes. On touche ici au top de l’ésotérisme chrétien authentique.
 
En 1893, Charles Georges Harrison publie en livre une succession de lectures ésotériques chrétiennes qu’il baptise : The transcendental Universe, en pdf sur le net et en anglais. Il a été réédité avec une très belle introduction en 1993 pour le centenaire.
 
Cet ouvrage qui se veut une réponse à la théosophie ouvre les voies de l’ésotérisme chrétien.
 
C’est certainement un des livres les plus importants traitant de l’ésotérisme chrétien.
 
Il traite de l’univers, de l’homme, il aborde toutes les questions insolubles (qui suis-je, d’où viens-je, où vais-je, pourquoi-je et Dieu dans tout ça ?).
 
C’est Pseudo Denys l’aréopagite qui a défini sur la base de l’initiation d’alors et des textes de St Paul la hiérarchie angélique qui s’établit comme suit :
 
3 triades qui partent des Séraphins, Chérubins, les Trônes, ces derniers engendrent le principe mâle des Dominations, puis les Vertus à leur service, et les puissances qui engendrent les Principautés, les Archanges et enfin les Anges.
 
Seuls les hiérarchies les plus basses sont accessibles aux hommes. Les Anges sont duaux (corps et âme) comme tous les être vivants à l’exception de l’homme qui est esprit et âme.
 
Dieu est pur Amour, il est omniscient mais pas omnipotent, ça c’est le boulot des hiérarchies célestes. Il a donc besoin de vecteurs. C’est la Force des hiérarchies célestes qui engendrent le mouvement. L’homme a ce supplément d’âme qui s’appelle la volonté et le met en mouvement. L’Union de l’intellect parfait avec l’amour parfait engendre le Christ. L’intellect sans l’amour est le luciférisme.
 
Hermès donnait cette définition de Dieu : le BON PERE. BON car nous existons, et PERE car il engendre l’univers.
 
L’univers n’est que le reflet (la maya) de Dieu, mais en aucun cas Dieu lui même (panthéisme). La matière, l’atome est la résultante de l’action d’une force concentrée tourbillonnante.
 
Toutes les batailles terrestres sont le reflet des conflits déjà menés et gagnés dans le plan spirituel.
 
Au cours de son évolution spirituelle, l’homme parcours le lemniscate (les deux serpents entourant le caducée) de ce qui est en haut et en bas comme suit : polythéisme > panthéisme ésotérique > anthropomorphisme > théomorphisme > panthéisme chrétien > polythéisme chrétien.
 
Le MAL est le temps (illusion) qui plonge l’homme dans les générations à travers la reproduction sexuée. Il provient d’un décalage, d’une inadaptation de l’homme temporel avec le plan spirituel.
 
La religion juive marque le début de l’anthropomorphisme qui culmine avec l’incarnation du verbe fait chair. Le christianisme réunit les 3 formes possibles de religion : polythéisme, panthéisme, anthropomorphisme, sans tomber dans les travers d’aucun d’entre eux (idolâtrie). Quand La lumière christique est descendue sur le monde, l’homme a commencé à célébrer sa diversité dans l’unité, l’homme a commencé à se célébrer lui même jusqu’à pousser l’intellectualisme du porteur de lumière à son paroxysme actuel.
 
Je suis, tu es, il est, nous sommes. Les hominidés en sont là aujourd’hui à fêter leur unité, leur unicité dans la diversité, c’est leur lumière. Mais les FM ont tord. La lumière est DERRIERE NOUS, et devant, il ne reste que l’AMOUR inconditionnel de l’hominidé envers son créateur. 
 
L’occulte procède de 3 principes  :
 
7 est le chiffre parfait
Le microcosme est une copie du macrocosme
Tous les phénomènes trouvent leur origine dans un vortex.
 
L’impétrant qui souhaite être initié doit passer le seuil, ie « the dweller of the Threshold », soit au sens théosophique, se débarrasser du « démon », bagage encombrant de toutes les vies antérieures pour se purifier (mythe de la réincarnation)
 
En fait de purification, et au sens d ’Harrison (qui nie la réincarnation, nous évoluons vers autre chose après la mort, mais ne nous réincarnons pas), cela consiste à affronter ses propres démons, à plonger dans les horreurs insoupçonnables enfouies au plus profond. Peu s’en sortent indemnes. La plupart du temps cela mène à la folie et à une vie abrégée.
 
Une fois cette étape passée, alors le « dialogue » avec l’Ange est possible, un dialogue d’âme à âme.
 
Le mouvement actuel vers un théomorphisme (L’homme est à l’image de Dieu) nous a mené à un culte de l’homme Dieu, l’intellect luciférien à la manœuvre. Mais la Lumière luciférienne s’éteint, et devant reste l’AMOUR.
 
Les porteurs de Lumière mènent sur terre un combat déjà perdu sur le plan spirituel, la lumière de l’intellect cédant peu à peu la place à l’AMOUR inconditionnel de l’homme pour son créateur.
 
Harrison faisait partie des cercles intellectuels anglophones, qui se voyaient comme le graal de l’incarnation chrétienne catholique au XIXème siècle.
 
Harrison est un personnage étrange et fantastique. Il faisait certainement partie de cercles ésotériques chrétiens de haut niveau, de la branche qui accepte l’incarnation du verbe et en fait sa pierre angulaire, pas du théosophisme steinerien (pas de réincarnation, les esprits des morts contactés par les spirites sont des esprits bien vivants et farceurs). Harrison pointe aussi la récupération du pire de l’occulte par les jésuites. C’est un anglo catholique convaincu. Anglo au sens où à cette époque, les intello pensaient que la GB avait vocation à diriger le monde, et notamment aller civiliser les russes, les slaves, avec un socialisme de leur invention, dans la lignée des Edward Lytton. Harrison est un auto-initié, libre de sa parole, mais évidemment en contact avec de très hauts initiés. Ses lectures ont fait grincer des dents dans les milieux occultes. Il a déballé le pot-aux-roses (Dieu = amour), le plus gros problème pour l’occultiste intellectuel (donc luciférien) et les religions exotériques. On comprend mieux la nécessité de Vatican II et de son préchi precha célébrant un homme amoureux de lui même et les projets tranhumanistes des FM de l’autre.
 
Il promotionnait donc en 1893 une expérience socialisante pour l’Empire russe, non comme un projet mais comme une évolution inéducable de l’Empire russe encore à l’âge de sa petite enfance.
 
L’Empire romain a été l’enfance de notre mouvement civilisationnel couvant en son sein les futures nations de l’âge de raison. Il est actuellement sur le déclin. Le mouvement civilisationnel slave a connu son enfance perturbée au sein de l’URSS qui a effacé le tribalisme pour engendrer les nations slaves. Il est mûr pour l’âge de raison et va prendre le relais d’une civilisation romaine occidentale finissante.
 
Cette réponse ésotérique d ’Harrison aux théosophes est un point d’ancrage encore aujourd’hui incontournable pour les chercheurs honnêtes qui cheminent dans la chrétienté.
 
Harrison insiste bcp sur les notions de noumène (au sens platonicien et non kantien) et de phénomène. Le noumène pouvant être compris comme le potentiel divin non encore phénoménalisé.
 
Il pense que tant que la science ne prendra pas en compte le noumène dans son approche des phénomènes, on ne s’en sortira pas. Il suffira d’un shift dans la psyché pour qu’enfin la science se réconcilie avec le spirituel.
 
Nous voulons tout tout de suite. Non nous répond Harrison, cela prendra bcp de temps.
 
C’est notre challenge : réconcilier nos bas instincts avec le plus haut plan spirituel. Quand nous aurons compris, au fil de l’évolution (si les tarés qui gouvernent cette planète ne l’atomisent pas) que Dieu n’a aucune volonté, et est AMOUR alors nous cesserons de nous rebeller contre les moulins de sa « volonté » totalement inexistante. Nous sommes la volonté car nous sommes le mouvement. La porte est étroite, et il va falloir encore beaucoup de temps pour y arriver vu le caractère involutif actuel. Il ne fait que marquer le paroxysme de cette crise existentielle cosmique et l’effort formidable dans la régression de tous les religieux de la planète qui ont compris qu’ils allaient perdre leur gagne pain et le contrôle sur le troupeau. Après, nous aurons accès à Sophia (équilibrium entre le plan spirituel et matériel), mais pas trop quand même, au risque de se dissoudre dans l’immobilité céleste par disparition de la volonté.
 
Elohim : au sein des Elohim, Jéhovah est celui des formes, c’est lui qui a formé la Terre et le reste. Il est donc l’interlocuteur privilégié de l’homme pensant. Les 6 autres auront leur rôle en temps utile quand nous serons aptes.
 
Quant à ceux qui veulent s’essayer au dialogue avec l’Ange, suivez le conseil d ’Harrison : bcp trop dangereux pour le quidam moyen. Reste donc la Communion, l’Eucharistie, seul et meilleur moyen d’amorcer le dialogue dans un contexte SAINT et donc sain.
 
A vot’ bon cœur m ’sieurs dames.

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