Chez les occultistes, on sait que l’angéologie est
chose trop importante pour être laissée à voir aux profanes. On touche ici au
top de l’ésotérisme chrétien authentique.
En 1893, Charles Georges Harrison publie en livre
une succession de lectures ésotériques chrétiennes qu’il baptise : The
transcendental Universe, en pdf sur le net et en anglais. Il a été réédité avec
une très belle introduction en 1993 pour le centenaire.
Cet ouvrage qui se veut une réponse à la théosophie
ouvre les voies de l’ésotérisme chrétien.
C’est certainement un des livres les plus
importants traitant de l’ésotérisme chrétien.
Il traite de l’univers, de l’homme, il aborde
toutes les questions insolubles (qui suis-je, d’où viens-je, où vais-je,
pourquoi-je et Dieu dans tout ça ?).
C’est Pseudo Denys l’aréopagite qui a défini sur la
base de l’initiation d’alors et des textes de St Paul la hiérarchie angélique
qui s’établit comme suit :
3 triades qui partent des Séraphins, Chérubins, les
Trônes, ces derniers engendrent le principe mâle des Dominations, puis les
Vertus à leur service, et les puissances qui engendrent les Principautés, les
Archanges et enfin les Anges.
Seuls les hiérarchies les plus basses sont
accessibles aux hommes. Les Anges sont duaux (corps et âme) comme tous les être
vivants à l’exception de l’homme qui est esprit et âme.
Dieu est pur Amour, il est omniscient mais pas
omnipotent, ça c’est le boulot des hiérarchies célestes. Il a donc besoin de
vecteurs. C’est la Force des hiérarchies célestes qui engendrent le mouvement.
L’homme a ce supplément d’âme qui s’appelle la volonté et le met en mouvement.
L’Union de l’intellect parfait avec l’amour parfait engendre le Christ.
L’intellect sans l’amour est le luciférisme.
Hermès donnait cette définition de Dieu : le BON
PERE. BON car nous existons, et PERE car il engendre l’univers.
L’univers n’est que le reflet (la maya) de Dieu,
mais en aucun cas Dieu lui même (panthéisme). La matière, l’atome est la
résultante de l’action d’une force concentrée tourbillonnante.
Toutes les batailles terrestres sont le reflet des
conflits déjà menés et gagnés dans le plan spirituel.
Au cours de son évolution spirituelle, l’homme
parcours le lemniscate (les deux serpents entourant le caducée) de ce qui est en
haut et en bas comme suit : polythéisme > panthéisme ésotérique >
anthropomorphisme > théomorphisme > panthéisme chrétien > polythéisme
chrétien.
Le MAL est le temps (illusion) qui plonge l’homme
dans les générations à travers la reproduction sexuée. Il provient d’un
décalage, d’une inadaptation de l’homme temporel avec le plan
spirituel.
La religion juive marque le début de
l’anthropomorphisme qui culmine avec l’incarnation du verbe fait chair. Le
christianisme réunit les 3 formes possibles de religion : polythéisme,
panthéisme, anthropomorphisme, sans tomber dans les travers d’aucun d’entre eux
(idolâtrie). Quand La lumière christique est descendue sur le monde, l’homme a
commencé à célébrer sa diversité dans l’unité, l’homme a commencé à se célébrer
lui même jusqu’à pousser l’intellectualisme du porteur de lumière à son
paroxysme actuel.
Je suis, tu es, il est, nous sommes. Les hominidés
en sont là aujourd’hui à fêter leur unité, leur unicité dans la diversité, c’est
leur lumière. Mais les FM ont tord. La lumière est DERRIERE NOUS, et devant, il
ne reste que l’AMOUR inconditionnel de l’hominidé envers son
créateur.
L’occulte procède de 3 principes :
7 est le chiffre parfait
Le microcosme est une copie du
macrocosme
Tous les phénomènes trouvent leur origine dans un
vortex.
L’impétrant qui souhaite être initié doit passer le
seuil, ie « the dweller of the Threshold », soit au sens théosophique, se
débarrasser du « démon », bagage encombrant de toutes les vies antérieures pour se
purifier (mythe de la réincarnation)
En fait de purification, et au sens d ’Harrison
(qui nie la réincarnation, nous évoluons vers autre chose après la mort, mais ne
nous réincarnons pas), cela consiste à affronter ses propres démons, à plonger
dans les horreurs insoupçonnables enfouies au plus profond. Peu s’en sortent
indemnes. La plupart du temps cela mène à la folie et à une vie
abrégée.
Une fois cette étape passée, alors le « dialogue »
avec l’Ange est possible, un dialogue d’âme à âme.
Le mouvement actuel vers un théomorphisme (L’homme
est à l’image de Dieu) nous a mené à un culte de l’homme Dieu, l’intellect
luciférien à la manœuvre. Mais la Lumière luciférienne s’éteint, et devant reste
l’AMOUR.
Les porteurs de Lumière mènent sur terre un combat
déjà perdu sur le plan spirituel, la lumière de l’intellect cédant peu à peu la
place à l’AMOUR inconditionnel de l’homme pour son créateur.
Harrison faisait partie des cercles intellectuels
anglophones, qui se voyaient comme le graal de l’incarnation chrétienne
catholique au XIXème siècle.
Harrison est un personnage étrange et fantastique.
Il faisait certainement partie de cercles ésotériques chrétiens de haut niveau,
de la branche qui accepte l’incarnation du verbe et en fait sa pierre angulaire,
pas du théosophisme steinerien (pas de réincarnation, les esprits des morts
contactés par les spirites sont des esprits bien vivants et farceurs). Harrison
pointe aussi la récupération du pire de l’occulte par les jésuites. C’est un
anglo catholique convaincu. Anglo au sens où à cette époque, les intello
pensaient que la GB avait vocation à diriger le monde, et notamment aller
civiliser les russes, les slaves, avec un socialisme de leur invention, dans la
lignée des Edward Lytton. Harrison est un auto-initié, libre de sa parole, mais
évidemment en contact avec de très hauts initiés. Ses lectures ont fait grincer
des dents dans les milieux occultes. Il a déballé le pot-aux-roses (Dieu =
amour), le plus gros problème pour l’occultiste intellectuel (donc luciférien)
et les religions exotériques. On comprend mieux la nécessité de Vatican II et de
son préchi precha célébrant un homme amoureux de lui même et les projets
tranhumanistes des FM de l’autre.
Il promotionnait donc en 1893 une expérience
socialisante pour l’Empire russe, non comme un projet mais comme une évolution
inéducable de l’Empire russe encore à l’âge de sa petite enfance.
L’Empire romain a été l’enfance de notre mouvement
civilisationnel couvant en son sein les futures nations de l’âge de raison. Il
est actuellement sur le déclin. Le mouvement civilisationnel slave a connu son
enfance perturbée au sein de l’URSS qui a effacé le tribalisme pour engendrer
les nations slaves. Il est mûr pour l’âge de raison et va prendre le relais
d’une civilisation romaine occidentale finissante.
Cette réponse ésotérique d ’Harrison aux théosophes
est un point d’ancrage encore aujourd’hui incontournable pour les chercheurs
honnêtes qui cheminent dans la chrétienté.
Harrison insiste bcp sur les notions de noumène (au
sens platonicien et non kantien) et de phénomène. Le noumène pouvant être
compris comme le potentiel divin non encore phénoménalisé.
Il pense que tant que la science ne prendra pas en
compte le noumène dans son approche des phénomènes, on ne s’en sortira pas. Il
suffira d’un shift dans la psyché pour qu’enfin la science se réconcilie avec le
spirituel.
Nous voulons tout tout de suite. Non nous répond
Harrison, cela prendra bcp de temps.
C’est notre challenge : réconcilier nos bas
instincts avec le plus haut plan spirituel. Quand nous aurons compris, au fil de
l’évolution (si les tarés qui gouvernent cette planète ne l’atomisent pas) que
Dieu n’a aucune volonté, et est AMOUR alors nous cesserons de nous rebeller
contre les moulins de sa « volonté » totalement inexistante. Nous sommes la
volonté car nous sommes le mouvement. La porte est étroite, et il va falloir
encore beaucoup de temps pour y arriver vu le caractère involutif actuel. Il ne
fait que marquer le paroxysme de cette crise existentielle cosmique et l’effort
formidable dans la régression de tous les religieux de la planète qui ont
compris qu’ils allaient perdre leur gagne pain et le contrôle sur le troupeau.
Après, nous aurons accès à Sophia (équilibrium entre le plan spirituel et
matériel), mais pas trop quand même, au risque de se dissoudre dans l’immobilité
céleste par disparition de la volonté.
Elohim : au sein des Elohim, Jéhovah est celui des
formes, c’est lui qui a formé la Terre et le reste. Il est donc l’interlocuteur
privilégié de l’homme pensant. Les 6 autres auront leur rôle en temps utile
quand nous serons aptes.
Quant à ceux qui veulent s’essayer au dialogue avec
l’Ange, suivez le conseil d ’Harrison : bcp trop dangereux pour le quidam moyen.
Reste donc la Communion, l’Eucharistie, seul et meilleur moyen d’amorcer le
dialogue dans un contexte SAINT et donc sain.
A vot’ bon cœur m ’sieurs dames.