Bonjour Sayed7asan,
Tout-à-fait d’accord avec cet article.
Néanmoins nous y retrouvons, comme dans la plupart de
ce qui est écrit actuellement sur ce sujet, la condamnation exclusive de
Washington considérée comme l’unique source de tous les maux.
Par exemple : >>> Aujourd’hui, Washington et son empire
d’États vassaux ...<<<
Ou bien encore,
>>> Il est clair que Washington et
ses États vassaux ont évité la diplomatie... <<<
C’est vrai sur le fond. C’est en partie faux sur la forme.
Ce
raccourci, sans doute justifié par le poids de la masse Nord-américaine dans
les affaires du monde n’en est pas moins abusif dans la mesure où il est
désormais clair que l’Américain moyen n’est pas plus gouverné par des
américains que le « vulgum pecus » européen et surtout français ne l’est
désormais par des Européens ou par des Français.
L’homme
de la rue, qu’il soit américain à Washington, ou européen à Strasbourg ou à
Bruxelles ou n’importe où, est aujourd’hui gouverné dans tous les cas par une entité dont la capitale se trouve « ailleurs »,
dont le projet sociétal n’est qu’un appétit pathologique de domination sur son
prochain (même si ce prochain se trouve être son prochain immédiat !) et
dont la religion se borne à une maladive âpreté au gain.
S’il
est vrai que de nombreux Américains moyens nourrissent un cordial mépris, (d’ailleurs
soigneusement entretenu par Big Brother) à l’encontre de tout ce qui est « froggy »
et assimilé, ce n’est cependant pas une raison pour tomber dans le même travers
de ce côté-ci de l’Atlantique.
Gardons-nous donc de condamner en bloc sous le vocable de « Washington » des
gens qui finalement souffrent des mêmes maux que nous, entre-autre une
incapacité quasi-totale à distinguer leurs amis de leurs ennemis et une incroyable et fatale
crédulité.
Ceci
étant, bon « week-end » à vous, Sayed7asan.