@bakerstreet
« Cet équilibre boiteux a fonctionné tout de même jusqu’aux années
80. »
Il était peut-être boiteux, mais il avait le mérite d’exister. Et s’il s’était
perpétué, le monde serait moins chaotique qu’il ne l’est. Ne serait-ce que parce que l’ultralibéralisme n’aurait sans doute pas osé se lâcher comme il l’a fait.
« L’arrogance de l’Allemagne ?... »
Le problème de l’Allemagne, c’est sa propension à l’hégémonisme. Dès 1918, Gustave Le Bon, écrivait dans « Hier et demain – Pensées brèves »
(éd. Flammarion)
« Guidée seulement par la raison, l’Allemagne
aurait vu que, sans combats et par la simple extension d’une puissance
industrielle due à sa richesse houillère et à son éducation technique, elle
imposerait son hégémonie à l’Europe. Dominée par son rêve d’ambition mystique
elle ne le vit pas. » p. 22
Ensuite de
quoi, il annonçait Hitler :
« Le rêve d’hégémonie de l’Allemagne ayant
pris une forme religieuse restera pour l’Europe une source de conflits
prolongés. » p. 16
… puis Angela
Merkel
« Les futures tentatives d’hégémonie
industrielle de l’Allemagne seront aussi redoutables que son rêve d’hégémonie
militaire. » p. 107
Peut-être
même envisageait-il Herfried Münkler, auteur de « Macht in der Mitte. Die
neuen Aufgaben Deutschlands in Europa » (« Le pouvoir au
centre. Les Nouvelles missions de l’Allemagne en Europe ». , et qui « plaide
pour que l’Allemagne joue un rôle dominant en Europe ». Or, ce Monsieur n’est
pas adhérent du NPD, même pas de la CSU (branche bavaroise de la démocratie-chrétienne,
mais un honorable professeur, titulaire de la chaire de théorie politique de l’université
Humboldt, de Berlin, ayant adhéré aux Jusos.
« Notons que celle des grecs
qui sortent les dents en dépit d’un bilan comptable et en ne reconnaissant de
torts que ceux des autres, n’a pas grand chose à leur envier. »
A propos des Grecs, je ne parlerais pas d’arrogance, mais de fanfaronnades
de Calimero levantin, qui essaie de blouser son père en lui présentant un
bulletin de notes trafiqué, assez grossièrement. C’est puéril.
« Moralité : Rien de
nouveau sous les étoiles ( du stars and stripes ?) »
Tellement rien de nouveau que les comportements respectifs des Allemands
et des Grecs sont conformes à une identité nationale qui n’a pas varié depuis
des siècles, si on y regarde de plus près. Les Boches restent hégémoniques, les
Grecs « faillimentaires » puisqu’ils en sont à six faillites depuis 1820., et que la septième pointe le bout de son nez.
Cela devrait faire réfléchir ceux qui prétendent que l’identité des
peuples changent tous les jours -
– comme on l’a entendu dire lors du
débat lancé par le duo de prestigiditateurs-jongleurs Sarkozy-Besson, en novembre 2009.