@Spartacus
Votre longue diatribe ne changera pas le fait que, concernant le Chili :
’’Finalement, cette année [2014] sont apparues quelques informations qui ont secoué les fondements du système des Fonds de Pensions. D’abord, le conseiller de la Banque Centrale, Joaquín Vial, indiqua que 60 % des premiers contributeurs du système recevront une pension moyenne de 150.000 pesos (210 euros). Par la suite, le rapport de l’OCDE « Panorama des pensions 2013 », révéla que le taux de remplacement brut pour un homme qui cotise sans arrêt de 20 à 65 ans sera de 41,9 %, ce qui signifie que si son revenu imposable est de 600.000 pesos, il recevra 251.400 pesos de pension. Pour une femme qui cotise de 20 à 60 ans, le taux de remplacement sera de 33%, soit une pension de 198.000 pesos.
Les informations que diffuse en permanence l’Office des pensions ne sont pas plus optimistes : 85 % des pensions de vieillesse payées actuellement par les Fonds de Pensions sont inférieures à 140.000 pesos.
En plus, la pension de base solidaire, qui couvre 400.000 personnes de plus de 60 ans, est de 82.000 pesos et loin de satisfaire les besoins de base pour un pays comme le Chili.
Il est difficile de trouver dans le monde un système dont l’axe central ou squelette du système soit la capitalisation individuelle privée. Dans la majorité des pays existent des systèmes de répartition ou mixtes, avec des variantes de comptes notionnels ou fonds d’investissement (réalité de divers pays asiatiques).
Le système chilien des Fonds de Pensions, même en incluant la bouée de sauvetage du pilier solidaire, ne passe pas le test des principes de base auxquels tout système de sécurité sociale doit répondre (universalité, égalité de traitement et d’accès, solidarité et redistribution, adéquation, viabilité financière, responsabilité de l’Etat et participation des travailleurs) et répond donc seulement à un système privé d’assurance ou d’épargne forcée et non à un système de pensions
Si les pensions sont mauvaises et les Fonds ne répondent pas aux objectifs poursuivis par tout système de sécurité sociale, leur véritable attractivité de situe sur deux autres dimensions :
1) dans les montants accumulés (160 milliards de dollars US) et qui sont prêtés (investis) dans des conditions inégalables dans les grands groupes économiques (10 entreprises et 10 banques reçoivent plus de 45 milliards de dollars US) .
2) dans l’attrayante offre de travail qu’elle représente pour ceux qui désirent être membres du conseil d’administration d’un Fonds de Pensions, dont la liste reprend des ex ministres, ex secrétaites d’Etat, Ex superintendants, ex chefs de services de ministères appartenant à tous les partis qui ont gouverné depuis 20 ans.’’