Bonjour Alinéa ,
la description que vous faites de vous même me fait penser et me pousse à vous écrire :
VOUS,Alinéa ,vous êtes VIVANTE !
poussière d’étoile et ou agencement aléatoire de cellules imprégnées depuis l’origine de l’Univers ,vous êtes ENVIE et en VIE !
bienvenue mais quel imbroglio à démêler pour se positionner dans ce TOUT qui nous entoure et dont par nécessité nous cherchons parfois à nous singulariser .
être connu ou reconnu ? sommes nous Vraiment conscients de notre existence et quand ,éventuellement ,en prenons nous conscience .
dans son« dictionnaire de philosophie à l’usage des non-philosophes » ,Albert Jacquard ,estime que ce passage se fait dans le regard de l’Autre .
l’individu, ,vous,moi, et l’Autre , individu lui aussi et qui me dit ,par sa seule présence :tu es EN VIE !
notre puissance (dans le sens de possibilité) d’exister ,notre réalité individuelle ne peut se comprendre que PAR et AVEC L’AUTRE ,que ce soit par le regard ,la voix ou la simple mimique .
essayer ,seulement essayer ,mais le plus souvent possible , car ce n’est pas toujours spontané , de prendre ce début de conscience de notre improbable existence et de la fragilité de notre reconnaissance d’être vivant , me permet encore et bien souvent d’aimer cette VIE qu’il me semble partager avec l’Univers qui m’entoure .
la curiosité est ma compagne de chaque instant , et me soutient dans mes questionnements .
il est vrai que j’ai essayé de passer à ces cribles ce qui m’avait été transmis par les Autres mais aussi ce que ,sans aucunement être acteur , les heures et leur contenu m’avaient donné à vivre .
est ce là un signe de« santé primordiale » , je ne sais toujours pas (mais je continue à chercher) ,mais j’essaie de rendre à mes sens la place qui’ devrait leur être plus totalement reconnue .
nos éducations ,nos origines sociales ,nos religions ,nos références philosophiques sont autant de « folles maîtresses » vers qui ,par facilité ,par paresse ,par peur de l’inconnu ,nous nous tournons avec délices en oubliant ,par manque de vigilance que leur embrassade ne vise le plus souvent qu’à nous étouffer avec anesthésie .
serais je un contemplateur seulement ,un hédoniste paresseux ou toute autre variété d’égaré béat ?
peu importe en somme : je ne sais qu’une chose (et imparfaitement) ; je suis ici et maintenant ,avec d’Autres qui me ressemblent ,avec qui j’existe de mon moins mal ou de mon mieux ,pour un temps non maitrisable mais dont le terme, lui, est certain .
il ne se passera rien ,il ne restera rien ,je n’irai nulle part et c’est parfait ainsi .
j’aurai eu un temps offert et j’aurai seulement eu à en jouir au mieux , dans la joie d’en être partie prenante et de réfléchir parfois au point improbable du fait d’avoir vécu .
merci pour votre message .
bonne journée ,du soleil ,de la joie ,du plaisir( et un peu de raison).