@Pere Plexe
« Il est facile de trouver le patrimoine des plus grosses
fortunes de la planète ou de tel ou tel pays. »
C’est sûr que de nos jours, on trouve tout ce qu’on veut. En
particulier sur Internet. La suite n’est plus qu’une affaire de crédulité. La
dernière fois que je me suis fait avoir, c’est à propos des massacres de Timisoara.
J’ai alors décidé qu’on ne m’aurait plus.
« Il n’y a rien « d’invérifiable ». »
En réalité, rien n’est réellement vérifiable.
« Mieux ; pas une étude sérieuse remet en cause ces
chiffres. »
Mieux ? Elle ne servirait à rien du tout ! Les comme vous ne la lirait pas, parce qu’ils ne
croiraient rien de ce qu’elle contient : les comme moi non plus, parce que les études
prétendues sérieuses ne sont pas plus crédibles que les autres.
« La vérité et que par dogmatisme vous préférez fermer les yeux sur
une réalité qui vous dérange tant elle ébranle vos convictions. »
Vous n’y êtes pas du tout. Il y a eu une époque où je
m’intéressais beaucoup à ces questions. Ma bibliothèque en témoigne. Elle
contient des livres d’Henry Coston, dont une première édition des « Financiers
qui mènent le monde » (1955) – que j’ai eu la faiblesse de payer
assez cher -, de Yann Moncomble et de Jacques Bordiot.
A vue de nez, deux douzaines de volumes en tout, dont le « Dictionnaire
de la politique française », en 4 volumes, de Coston, et le
« Dictionnaire des dynasties bourgeoises des affaires »,
de Coston toujours…
C’est vous dire si je connais une réalité dont vous écrivez, bien
légèrement, qu’elle ébranle mes convictions. Là où vous voyez de la cécité
volontaire, il n’y a, en fait, qu’une formidable indifférence.
Parce que j’ai fini par m’aviser que toute cette littérature,
pour édifiante qu’elle paraisse, pour instructive qu’elle soit, n’a,
politiquement, aucun impact. Depuis des dizaines d’années, des gens se battent
à coups de bouquins, bénéficiant d’une clientèle fidèle qui justifie
financièrement le travail effectué, mais aussi atteinte que les auteurs, du
« complexe du bunker ».
Et ça, je réprouverais plutôt…J’ai acquis la conviction qu’on fait plus contre le Nouvel Ordre Mondial en offrant aux gens la possibilité de scander « On est chez nous ! », qu’en multipliant les (vaines) attaques contre les trois plus riches qui le seraient autant que les quarante-huit pays les plus pauvres.