menou69
Vous n’êtes ni un ringard, ni un dinosaure, ni un censeur, ni un
ennemi des libertés. Vous êtes comme le commun des mortels : vous alimentez
votre « bouilloire » avec ce qui vous atteint de dérangeant, voire de
révoltant, et vous ne voyez pas ce qui peut déranger ou révolter les autres.
Oui, les nouveaux médias sont porteurs du pire comme du meilleur. Et
c’était une folie dès le début visible, évidente, que de croire qu’ils allaient
donner libre cours à l’expression de la seule vérité et des seuls très nobles
sentiments humains.
Mais vous êtes comme les dirigeants de la Sarkhollandie et comme de nombreux militants de la pseudo-gauche qui redéfinissent en les déformant « le racisme, l’antisémitisme, le néonazisme, l’intégrisme, l’islamisme, le terrorisme et l’homophobie » de manière à les situer, eux les déformateurs, au-dessus de ça, dans une posture de nobles dénonciateurs de toutes ces horreurs.
La vérité est que, comme ceux que vous dénoncez, vous lâchez votre
indignation « sans visage et cachée derrière un pseudonyme » et ne
voyez, dans la « marée noire qui monte », que "le mépris et la
haine sans entraves" qui vous sont mis en lumière et déformés par les
médias dominants toujours asservis au pouvoir politique.
La seule différence, maintenant que c’est la « gauche » qui
est au pouvoir, c’est que les journalistes déformateurs les plus puissants sont
volontairement asservis. Direz-vous
que, là, c’est « tout à fait un progrès » ?
Dans mon texte de mars 2000 « Désacraliser la violence religieuse », que je n’ai pas pu
publier même après le 11 septembre 2001,
il y avait ceci :
Le concept philosophique de « fin de l’histoire religieuse »
conduit à la réanimation de celui de « l’homme-Dieu », et Luc Ferry,
artisan de cette renaissance, croit pouvoir tranquillement, avec André
Comte-Sponville (1) pourtant en désaccord sur ce dernier concept, chercher la
sagesse « après la religion et au-delà de la morale » en un temps où la dissociation de la
politique et de la morale provoque un « non-sens » généralisé, et
désespère une bonne partie de l’humanité, dans sa composante athée comme dans
sa composante théiste".
J’ai par la suite fait remarquer que, dans l’actuelle société
française, il y a pire encore que la promotion du non-sens et de l’inutilité de
la morale, c’est la déformation du sens.
Il en fut ainsi quand des homosexuels, qui avaient jusque là, avec
raison, exigé une officielle reconnaissance de leur droit à la différence, se
mirent à exiger la destruction du
mariage pour le redéfinir en son
presque contraire, en prétendant vouloir l’étendre
aux homosexuels, ce que s’empressèrent de faire les démagogues de la fausse
gauche alors que la création d’une union
civile distincte pour les homosexuels aurait été acceptée sans problème par
presque tout le monde.
Il en fut ainsi, surtout, quand des malhonnêtes et carriéristes
politiciens et intellectuels, de droite et « de gauche », ont voulu
criminaliser la très justifiée
islamophobie en l’assimilant à du racisme, à de la xénophobie, à de la
haine de l’autre parce qu’il est différent. Odieux mensonge qui perdure et
alimente l’islamisation progressive de la France et de l’Europe.
Ouvrez les yeux, menou ! Et sortez du nouveau négationnisme où cherchent à vous enfermer les malfaisants
tricheurs de la Sarkhollandie ! Nous pourrons alors, ensemble, avec tous les honnêtes citoyens, chercher des vraies
solutions aux vrais problèmes posés par les nouveaux moyens d’expression mis à
la disposition de tous.
Cordialement.
(1) je faisais allusion à leur livre « La sagesse des modernes » (éd.
Robert Laffont, 1998)