Les mots suivants, attribués ici à Aristote :
- « il est nécessaire que la masse soit souveraine, et ce qui semble bon à la majorité sera quelque chose d’indépassable »
pourraient être rapprochés de ceux d’un autre chantre du concept démocratique : cf JJ Rousseau (« Du Contrat social - Chapitre VI ) :
- » Trouver une forme d’association qui défende et protège
de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé,
et par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant
qu’à lui-même et reste aussi libre qu’auparavant. " Tel
est le problème fondamental dont le contrat social donne la solution.«
Ce rapprochement met en évidence que le concept de liberté associée à la démocratie est indissociable du concept d’égalité suggéré par l’article 2 de notre actuelle Constitution française :
- »La devise de la République est « Liberté, Égalité, Fraternité ».
«
Nous nous rendons compte ainsi que l’objectif seul de liberté serait fallacieux car réducteur : il doit,dans toute visée démocratique, être conditionné à une notion bien comprise d’égalité, dûment replacée dans son contexte. Contrairement aux dévoiements de langage auxquels cherchent à nous habituer nombre de manipulateurs (professionnels ?), l’égalité évoquée ici n’est nullement un concept de »
mêmeté« , mais désigne une égalité en dignité et en droit. ( Historiquement, en France, ce concept révolutionnaire s’oppose au régime de caste de l’Ancien régime, jadis divisé entre noblesse, clergé et tiers-état )
Ceci dit »il est nécessaire que la masse soit souveraine" n’implique pas pour autant la notion de délégation de pouvoir ou de représentation (1e point) ... par adoption d’une technique (de plus, très particulière) de scrutin