@Robert Bibeau
Ce n’est pas parce que Marx vous inspire (qui s’est mis le doigt dans l’œil jusqu’au coude, comme en atteste l’état actuel de sa doctrine et des pays qui l’avaient adoptée) que vous avez raison.
Il est dans la nature des actifs, boursiers et autres, que leur valeur fluctue (en plus ou en moins car il existe de nombreux exemples de bouillons mémorables), au gré de leur âge, de leur état, des résultats qu’ils contribuent à atteindre et de la « foi » que leur accordent ceux qui les ont constitués et/ou les détiennent. Ils ne sont pas sortis d’un chapeau et sans l’initiative, l’esprit d’entreprise et la prise de risque de ceux qui les constituent en investissant, ceux à qui ils permettent d’exercer une activité rémunérée, attendraient le bon vouloir d’autres entrepreneurs qui, soit investissent eux-mêmes ou, s’ils sont démunis de capitaux, ont recours à ceux qui sont injectés dans l’économie par ceux qui en disposent.
Quant à votre affirmation gratuite selon laquelle le mode de production capitaliste aurait pour tâche d’assurer la reproduction de l’espèce humaine, je vous en laisse la pleine responsabilité. Je suis pour ma part persuadé que la prolifération de l’espèce en question est la cause majeure de tous les maux actuels de la société.
Chômage, pauvreté,
inégalités, pillage des ressources naturelles sont autant de maux
contre lesquels les politiques économiques et sociales des États ne
peuvent avoir de sens que si sont pris en compte les fondamentaux de
la démographie mondiale et les problèmes de surpopulation qu’elle
génère, au détriment d’une planète mutilée de toutes parts et
par voie de conséquence, des espèces qui la peuplent.
Quels que soient les
indicateurs et autres indices inventés ici ou là, autant au gré
des idéologies dominantes que des besoins de la recherche, si la
pauvreté augmente, si les inégalités se creusent, les raisons en
sont avant tout l’augmentation considérable de la population et
celle de la richesse globale que cette même population génère par
son activité, avec l’aide du progrès ; le partage de cette richesse
étant une toute autre affaire.
Chaque jour, 220 000 êtres humains s’ajoutent à la population terrestre, qui devrait
atteindre 9 milliards vers 2050 et dépasser 11 milliards au début
du prochain siècle. Par l’effet du sort qui les a fait naître ainsi
; produits des taux de natalité les plus élevés, les pauvres qui
représentent la grande majorité (70% à en croire les critères de
segmentation de la population généralement admis) de ces nouveaux
arrivants vont rejoindre ceux qui surpeuplent déjà la base
atrophiée d’une pyramide sociale dont le sommet s’élève
inexorablement, accentuant chaque jour les écarts qui y règnent. La
société, en répartissant tant bien que mal ses surcroîts de
population miséreuse partout où cela peut contribuer à les
résorber, y nourrit et accentue sa pauvreté et ses inégalités.
Mécanisme démographique à l’origine de tous nos maux, mais sujet
tabou.
C’est par le contrôle
de la population, en luttant contre le surnombre, et non par la
croissance – car à quoi bon créer des emplois si le nombre de
ceux qui les demandent croît toujours plus vite ? – ou par des
postures compassionnelles sommaires, qu’il faut combattre les maux de
la société. Ajustons notre nombre aux capacités de la planète et
aux limites de notre gouvernance, le reste suivra ... s’il en est encore temps.