@hunter
« Portez-vous bien, égorgez vos poulets si ça vous fait vibrer »
Je décèle dans cette formulation un contresens largement répandu : le fait de tuer un animal pour le manger, quand bien même ce serait fait en respectant le rite qui permet de transformer un animal vivant en une viande propre à la consommation, n’a rien à voir avec le sacrifice : le sacrifice étant le don de ses biens - dans la figure d’un mouton qu’on achète ou qu’on possède - et le partage avec les autres, en particulier les plus pauvres..
Non. Dans ce cas, il s’agit simplement de tuer pour vivre.
Vivre. Si vous ne voyez pas que le Dieu Vivant est le Dieu qui fait vivre ET le Dieu qui fait mourir, ici, c’est moi qui ne peut rien contre votre cécité.
Je ne suis pas avide de sang mais je constate avec une grande constance, que nous, humains, mangeons de la viande et je ne suis pas responsable de ce fait.
Vous dites ne pas manger de la viande et je respecte ce choix. Moi mon approche est à l’opposé : je dis : il faut se réapproprier ce choix, le fait qu’on mange de la viande. Non pas dire, c’est mal, c’est barbare. (comment qualifier de barbare une pratique humaine aussi répandue ?).
Se réapproprier ce choix par le retour au rite. Oui, je mange de la viande. oui je tue un poulet. Mais ce poulet, il est là devant moi. je sais d’où il vient, je sais à qui je l’ai acheté. je ne l’ai pas trouvé emballé dans du papier cellophane au super U.