Tiens, comme c’est
curieux, voilà-t-y pas que certaines signatures qu’on a connues
anti-européistes se trouvent une vocation soudaine à interdire à
la Turquie l’entrée dans cette Europe qu’ils abhorrent.
La
logique voudrait qu’ils se désintéressassent de toutes ces
péripéties mais voilà la haine des Turcs ( et de l’Islam )
l’emportent sur leur désaffection de l’idée européenne.
Les voilà plus
catholiques que le pape.
De toute manière
Madame Merkel, comme il se doit, ne voit que les intérêts de
l’Allemagne et soumet déjà de longue date l’ensemble européen à
ses seuls objectifs : on nous serine à longueur de journée que c’est notre modèle et c’est aussi le Graal que
veulent atteindre tous ces réfugiés qui, paraît-il, submergent la
France alors qu’ils n’ont qu’une seule idée, c’est de lui tourner
les talons.
Tout citoyen un peu conséquent devrait se couvrir
la tête de cendres devant le discrédit qui atteint son pays mais
pas l’auteur qui a d’autres chats à fouetter comme d’affoler la basse-cour avec Erdogan et une citation
au demeurant bien moins belliqueuse que les paroles de la
Marseillaise.
On peut rassurer
l’auteur : la discussion des chapitres sur l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne ne
sert qu’à faire passer la pilule des aménagements
techniques et des modernisations structurelles dont la structure
étatique turque a besoin et qui se heurtent au conservatisme
kémaliste.
Il n’y a pas cinq citoyens turcs sur dix qui souhaitent rejoindre l’Europe et
certainement pas les milieux d’affaires qui ne souhaitent pas
sacrifier de précieux points de croissance sur l’autel de
réglementations absconses dont ils n’ont que faire surtout quand les traités de libre échange leur ouvrent déjà les marchés sans contrepartie.
Passons sur les
ambitions de reconquête de la Turquie qui menace ses anciennes
possessions européennes, il y a d’excellents établissements où on
soigne ce genre de délire.
Ex nihilo nihil ?
Pas tout à fait, le néant est encore fécond.