Quelques auteurs ont traité du sujet avec plus ou moins de bonheur. On peut citer « Orlando », de Virginia Woolf, « Tous les hommes sont mortels », de Simone de Beauvoir...Plutôt réussis, et qui sont d’accord pour dire que la vie ne vaut d’être vécue, que si elle a une fin, et que la fatigue des choses humaines, ne vient pas que du vieillissement du corps, mais du manque d’enthousiasme à les répéter. Que voulez vous, la grâce des choses nouvelles ne peut se produire qu’une fois ou deux ; la troisième c’est un cadeau de dieu. Au delà nous entrons dans la part du diable, de la névrose et de la folie...On y voit des savants fous rêvant de vous attacher sur une table d’opération : « L’ile du docteur Moreau », de Wells, et « Coeur de chien », de Vladimir Boulgakov....
Il y a aussi ce beau roman « Jouvence », de Huxley, un auteur qu’on a oublié un peu, en dehors de son « meilleur de mondes ». « Jouvence », c’est l’histoire d’un milliardaire américain qui paye des hommes de sciences pour lui garantir la vie éternelle, et qui se paient sa tête, en s’offrant des couilles en or, comme on dit maintenant...
Nous entrons dans la mythologie Grecque, et l’histoire de Narcisse, et aussi dans l’univers des contes pour enfants, avec cette marâtre, dans Blanche-Neige, qui voulait s’entendre dire chaque matin qu’elle était la plus belle....Peut être finalement le plus beau condensé de cette folie condamnée au ricanement des autres, et à la solitude, après qu’elle se soit traduit par la jalousie des êtres jeunes.
On annonce déjà sa rupture avec la vraie vie, quand on veut prolonger articiellement la sienne