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Commentaire de Pierre

sur Vous voulez la guerre ? La Russie est prête !


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Pierre Pierre 27 décembre 2015 10:40

@Kaya orhan
OK. Je joue cartes sur table. Vous voulez savoir ce que je pense et ce que je défends et bien je vais vous le dire.

Je pense que tous les dirigeants occidentaux ont perdu le contrôle décisionnel. Certains pays comme par exemple l’Allemagne ont encore un peu de latitude mais seulement sur certains points qui concerne leur économie comme par exemple de Nord Stream II. Les autres pays européens qui ont du poids sont complètement paralysés à cause de l’ampleur de leur dette et de leur sécurité dont ils ont perdu le contrôle.
La politique extérieure de l’Europe est déterminée par les géostratèges étasuniens et nous est imposée via l’OTAN et l’UE. 
La politique économique européenne est déterminée par les traités européens qui nous imposent une économie libérale. Au-dessus de l’Europe, il y a les systèmes économique et financier mondiaux dont les centres décisionnels sont aux Etats-Unis. Ils ont une volonté d’hégémonie planétaire et ils disposent pour cela d’armes financières ainsi que de la puissance militaire qu’aucun président des Etats—Unis ne peut leur refuser.
Aujourd’hui, les élection sont une formalité qui peut changer les dirigeants d’un pays mais ils seront toujours contraints de suivre des lignes économique et politique décidées par des traités antérieurs.
Tous les petit pays (Irak, Syrie, Yougoslavie, Libye, Corée du Nord, Zimbabwe etc.) qui pensaient pouvoir mener des politiques indépendantes ont vocation à être détruits : économiquement et/ou militairement.
D’autre pays plus gros qui ont assez de masse critique pour résister ont tenu bon ou se sont relevés.
 Je pense à l’Iran ou à la Russie par exemple. Ces pays ont ma sympathie encore que certains aspects de l’Iran me révulse. La peine de mort par exemple.
La Chine est un trop gros morceau pour s’y attaquer de front. Le but était de la contenir et d’ensuite la confiner en contrôlant ce qu’elle importe et ce qu’elle exporte.
Les expériences d’occupations militaires en Afghanistan et en Irak ont été très coûteuses pour les Etats-Unis. 
Depuis l’arrivée de Barack Obama, les Etats-unis agissent par proxy. La Turquie était un proxy qui devait jouer son rôle en Syrie. Son gain devait être de voir le nord de la Syrie devenir une zone d’influence turque. 
La résistance des Syriens et les soutiens russes et iraniens ont fait que le plan n’a pas marché comme prévu.
Les Etats-Unis ne tiennent pas à un affrontement direct avec la Russie. Il y a peu de chance de les voir s’engager directement en Syrie avant l’arrivée d’un nouveau président. (Après, on ne sait pas.)
Erdogan qui est un mégalomane sous influence de Davitoglu s’obstine à vouloir sa part du gâteau syrien. 
Le prix risque d’être un affrontement direct avec la Russie. 
Le prix économique, elle le paye déjà. Si la Turquie provoque militairement la Russie (Bosphore par exemple), il y aura un coût militaire aussi. La Russie estime que sa sécurité est menacée et elle est déterminée à aller jusqu’au bout. Il vaut mieux le savoir. Elle ne menace personne mais elle ne veut pas voir son allié syrien plonger dans l’anarchie.
La Russie a proposé un marché à la Turquie. Elle pouvait obtenir des hydrocarbures russes bon marché et devenir la plaque tournante de la distribution du gaz russe dans le sud de l’Europe. En abattant le SU-24, elle a indiqué qu’elle préfère l’hasardeuse aventure syrienne.
Après ce petit exposé de géopolitique mondiale qui mériterait d’ailleurs un article sur AgoraVox, je vous confirme tout ce que j’ai dit précédemment. La Turquie d’Erdogan a admirablement évolué jusqu’en 2011. A partir de ce moment, elle a commencé à avoir des rêves de retour de son influence sur des parties de l’ancien Empire ottoman et la Turquie s’est engagée dans une voie très risquée parce que sa réussite économique provoque des jalousies et elle a donc des amis qui voudraient bien la voir mordre la poussière. Son flanc ou son point faible est évidement la multiplicité d’ethnies qui forment le pays et qui rêvent d’autonomie.











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