• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Pierre

Pierre

Je suis passionné par l'Histoire des nations. Je pense qu'on ne peut pas trouver de solution à un conflit si on n'a pas profondément étudié l'Histoire des parties en présence.
Je suis l'actualité internationale depuis plus de 35 ans.
J'aime me ressourcer en montagne. Longs treks dans les Alpes ou dans l'Himalaya, seul ou avec des amis.

Tableau de bord

  • Premier article le 27/08/2011
  • Modérateur depuis le 01/12/2011
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 46 1890 3868
1 mois 1 29 154
5 jours 1 29 154
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 327 314 13
1 mois 2 2 0
5 jours 2 2 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Pierre Pierre 21 septembre 08:27
    @JMBerniolles
    Vous décrivez la situation actuelle de manière tout-à-fait juste comme Marx l’avait bien prédit.
    Les guerres ont souvent sauvé le système capitaliste mais c’est difficilement imaginable aujourd’hui avec la DMA nucléaire à moins que le système envisage un suicide collectif. 
    C’est vrai qu’il y a aussi des docteurs Strangelove qui pensent qu’ils peuvent gagner en frappant les premiers et cela avant que la Russie n’ait atteint la puissance critique qui la mettrait à l’abri de cette première frappe paralysante pas nécessairement nucléaire d’ailleurs. Ils ont une fenêtre de 2 ou 3 ans maximum mais chaque jour qui passe diminue leurs chances de succès.
    Le plus inquiétant, c’est la passivités des citoyens européens. Ils semblent penser que c’est inimaginable.
    Enfin, ce scénario apocalyptique restera sans doute dans les cartons mais il faut savoir qu’il y a des malades mentaux à Washington pour qui c’est la seule façon de sauver l’hégémonisme américain.
    Personnellement, je ne crois pas à un écoulement comme une pyramide de Ponzi. Le système tient bien tous les moyens utiles pour empêcher un changement de système. Voyez comment les élections sont verrouillées en Europe et quand quelqu’un comme Donald Trump émerge quand-même, il est très vite étouffé. Je n’aime pas son style mais ses idées de rompre avec le TTIP or de tout faire pour relocaliser la production industrielle aux Etats-Unis sont justes.
    Il y a évidement d’autres scénarios comme l’effacement de la dette, la confiscation de l’or et de l’épargne privée, un moratoire sur la démocratie, un repli sur les piliers occidentaux du capitalisme etc.
    C’est difficile d’imaginer ce qui nous attend parce que il y a ce que je souhaite et ce qui risque d’arriver.


  • Pierre Pierre 20 septembre 21:47
    @JMBerniolles
    Le capitalisme est né d’une évolution progressive de l’économie primaire du Moyen-âge vers une économie plus complexe qui avait besoin de capitaux importants pour investir dans des machines qui ne rapporteraient des bénéfices que beaucoup plus tard. Pensez par exemple aux expéditions des Néerlandais vers les Indes au XVIIe siècle. Ils montaient des sociétés à capitaux pour fabriquer des bateaux et ils rémunéraient les actionnaires avec les bénéfices des expéditions. Idem pour les Vénitiens.
    La première forme de capitalisme libéral est née en Angleterre dans la seconde moitié du XVIIIe siècle lors de la première révolution industrielle. Ici, l’objet de l’investissement était la machine à vapeur. Les Anglais étaient à l’avant-garde de la démocratie et la bourgeoisie demanda et obtint une liberté économique basée sur l’utilisation massive d’une main-d’œuvre dépourvue de droits.
    Il est généralement admis que le capitalisme libéral est né à cette époque. 
    Ce capitalisme libéral a évolué au XIXe siècle et a dû accorder de plus en plus de droits aux travailleurs sous la pression d’abord des saint-simoniens et ensuite des mouvements anarchistes et socialistes et finalement face au marxisme. Avec la prise de pouvoir des communistes en Russie, le capitalisme libéral a du faire encore plus de concessions aux travailleurs (journée de 8 heures, congés payés etc.) pour éviter le même type de révolution ailleurs. 
    La crise de 1929 a vu apparaître une nouvelle évolution du capitalisme libéral. C’est le capitalisme libéral keynésien qui préconisait de laisser l’Etat investir massivement dans des infrastructures qui serviraient ensuite d’aide aux entreprise (routes, ponts, ports, communications, production d’énergie etc.). Ce fut le modèle économique qui dura jusqu’au début des années 70.
    Cependant, depuis la fin du XIXe siècle (en 1871), une autre conception du capitalisme libéral avait été mise au point à l’Ecole autrichienne d’Economie par Carl Menger (lien) mais la grande dépression de 1873 qui dura plus de 20 ans ne permit pas de mettre cette théorie en pratique.
    L’idée était d’interdire toute intervention de l’Etat dans l’économie et de laisser les marchés librement évoluer. Les plus faibles ou les mal gérées seront automatiquement éliminées suivant la loi naturelle.
    C’est son élève, Friedrich Hayek, qui fera connaître cette théorie en Grande Bretagne.
    Dans les années 60 Milton Friedman et l’Ecole de Chicago développèrent une théorie économique libérale inspirée de l’Ecole autrichienne mais reposant aussi sur un contrôle monétariste.
    C’est cette théorie qui a été imposée en Occident après la crise de 1973. 
    C’est effectivement le Chili qui fit le premier l’expérience du néolibéralisme. Si je me souviens bien, Friedrich Hayek s’était rendu deux fois au Chili cette époque.
    La fin du communisme soviétique à permis à ce courant de pensée économique de s’imposer mais il semble aujourd’hui à bout de souffle. 
    Les alternatives sont multiples : par exemple le double système communiste / libéral comme en Chine ou le conservatisme libéral comme en Russie qui fait plutôt penser au gaullisme des années 60.
    Ce que je voulais souligner, c’est que le capitalisme libéral a su évoluer, faire le gros dos quant il était menacé par le marxisme ou être moins dogmatique quand il y avait des crises comme en 1929.
    Comment va-il réagir à présent ? S’imposer de force ou accepter une certaine régulation ou moins probablement s’effondrer ? C’est la question à laquelle je ne connais pas la réponse.
     






  • Pierre Pierre 20 septembre 14:03

    @McGurk
    J’ai répondu à vos arguments par des contre-arguments, c’est la seule façon de mieux faire ressortir toutes la complexité de la Russie d’aujourd’hui. 

    Toutes les ONG ne sont pas des agents étrangers, tous les observateurs ne sont pas des espions allemands ou américains, c’est vrai qu’il se passe des choses dans les bureaux de vote qui seraient inimaginables chez nous, tout cela je le sais fort bien. J’en parle dans l’article sans développer le sujet.
    Tous les commentateurs qui interviennent régulièrement sur ce site pour défendre une vision plus réaliste de la Russie vous diront la même chose.
    J’espère que vous avez compris que le but de cet article est de faire comprendre que la Russie s’est relevée et qu’il est illusoire de croire qu’on pourrait y provoquer un changement de régime ou avoir une chance de ruiner le pays. 
    Nous avons des médias en Occident qui refusent d’admettre cette réalité et cela mène à situations hystériques comme aux Etats-Unis actuellement. Avez-vous vu la dernière vidéo de Morgan Freeman ? C’est lamentable.
    Il y a dans le monde une multitude de cultures, de traditions parfois séculaires, de souvenirs historiques et d’autres éléments qui font que chaque peuple aspire à vivre suivant des modes différents.
    Jamais on ne parviendra à imposer la culture McDonald au reste du monde. Je ne sais pas si vous le savez mais les Etats-Unis pensaient ouvrir des McDonald en Afghanistan après avoir pris le contrôle du pays. A mourir de rire si ce n’était si tragique
    Pour être clair, pour moi, le monde va évoluer vers un monde à deux ou davantage de pôles et ce sont ceux qui s’y seront le mieux préparés qui seront les gagnants de cette nouvelle organisation planétaire.
    Pour le FN, c’est évident qu’il y a des points communs entre leur programme et le système pratiqué en Russie. Je ne sais pas tous les énumérer comme cela mais il y a par exemple la souveraineté du pays, la volonté de combattre sérieusement le terrorisme islamique, un certain conservatisme politique et sociétal et sûrement d’autre points qui ne me viennent pas comme cela à l’esprit.
    De là à dire que la Russie est intervenue dans les élections française, il y a un pas de géant que je ne franchirais pas. Après tout, si le candidat Emmanuel Macron avait voulu rencontré Vladimir Poutine, cela se serait fait. 
    Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, c’est la même chose. Marine Le Pen est une patriote française et elle ne trahirait pas la France pour la Russie. Qu’on soit ou qu’on ne soit pas d’accord avec son programme, c’est une autre affaire.


  • Pierre Pierre 20 septembre 11:38
    @wesson
    « Certes, mais en réalité sur ce genre de projet, les appels d’offres ne sont rien d’autre que d’une énorme hypocrisie. Les entreprises de taille pour y répondre savent parfaitement s’entendre sur l’offre à fournir »
    C’est tout-à-fait exact. Je pourrais vous citer des cas concrets mais je suis tenu par une certaine réserve vis-à-vis de certains clients.
    Et c’est même pas pris en compte dans les 990 milliards de manque à gagner pour les pays de l’UE à cause de la corruption (suivant une étude de l’UE elle-même) parce que ce n’est pas avéré.
    Le coût du pont de Kertch est le prix à payer pour ne pas avoir forcé un corridor terrestre en 2014. Il est vrai que cela a permis d’obtenir une relative modération des réactions hostiles des pays européens.


  • Pierre Pierre 20 septembre 10:39
    @JMBerniolles
    Le capitalisme libéral tel que nous le connaissons aujourd’hui a plus de deux siècles d’existence. Il a certes évolué mais il a surtout su résister à toutes les crises et il a étouffé le modèle communiste.
    Sa résilience est phénoménale et il nous réserve sans doute encore des (mauvaises) surprises.
    Donald Trump n’a plus le contrôle de son pays. Ce sont ses conseillers militaires qui influencent la politique étrangère des Etats-Unis vu qu’il ne peut pas compter sur le Congrès pour le soutenir.
    On nage en pleine incertitude avec les Etats-Unis et c’est plutôt inquiétant.
Voir tous ses commentaires (20 par page)







Palmarès