Et si tu sortais du piège de rester figé dans le passé ?
Le passéisme, consiste à rester attaché au passé. Or, aucun de tous ceux que tu cite ne défendaient ou défendent la démocratie, la justice sociale. Tous se battent pour maintenir leur position dominante. Tous se battent pour maintenir ce système vieux de quelques milliers d’années et que tu dis combattre. il te suffit donc de défendre un seul d’entre eux pour défendre tous les autres. Pour rester figé dans le passé, tant que tu en garde un seul d’entre eux. C’est mécanique !
Il ne peut y avoir de démocratie et de justice qu’à la seule et unique condition, que ce soit les lois qui guident tous les êtres et non quelques personnes qui font les lois, aussi bien intentionnés soient t-elles, car elles feront toujours les lois d’abord pour elles mêmes. Et quand bien même elles feraient des lois justes, elles nourrissent l’injustice par le fait de leur seule présence à détenir le pouvoir, même dans sa représentation symbolique.
Tant que tu défend l’idée qu’il puisse y avoir de bons dictateurs et de mauvais, tu reste figé dans le passé et ta conscience n’y change rien, bien au contraire, car elle devra fuir cette vérité là. Car qu’importe tous les faits que tu rapporte, une fois que tu as admis qu’il faut s’affranchir de ces natures dominatrice et cesser de croire qu’il puisse y en avoir de bonnes.
Bref, Dieu se rit de ceux qui vénèrent les causes (ta recherche du sauveur de l’humanité !) dont ils déplorent les conséquences (le sauveur est un être de chair et d’os et non un principe qui s’impose de son propre fait).
Si la société humaine veut la démocratie, la justice sociale, le respect de la vie, etc, alors, elle n’a d’autres alternatives que de se soumettre aux principes de relation de causalité et des lois qui en découlent. Bref, ici, aucun être humain peut imposer sa propre pensée, il ne peut que s’y soumettre ou la combattre pour faire que la loi soit la sienne.
Tant que tu te retourne pour regretter le bon dictateur, tu continuera à rejeter l’idée qu’il puisse exister une société sans chefs, parce que tu laissera toujours ta conscience attaché à l’idée du sauveur de l’humanité, qui est antinomique avec l’idéal démocratique ou anarchique. Ici, prétendre qu’il faille faire preuve de réalisme est la pire des escroquerie intellectuelle, celle qui tue le plus sûrement toute velléité de s’animer, de passer de la passivité à l’action.
Je ne sais combien de fois je te l’ai écrit, si tu veux que cela change, alors, tu ne peux en garder un seul, en justifier un seul, en désirer un seul, mais seulement les rejeter tous sans exceptions
Bref, tu ne te rend pas compte que ton article défend le système que tu prétend combattre. Que tu incite à la passivité ceux que tu accuse de passivité. Absurde ! Défendre Poutine, c’est défendre Obama dans la logique du chef, de l’élu, du sauveur qui implique la servitude et la soumission des autres non pas envers les mêmes principes, mais envers le chef qui est le principe. Or, un principe ne peut se réduire à aucun être, mais uniquement à tous les êtres qui s’y reconnaissent.
Ton conditionnement résiste à tout, même à ta conscience !
Je vais écrire un article pour essayer de faire comprendre la subtilité qui vous échappe tant. Qu’une cause, implique la même conséquence et que la nier n’y change rien, mais au contraire, lui donne encore plus de force. Qu’il faut donc changer la cause (la propriété économique) pour changer la conséquence (l’exploitation et la violence systémique qui en découle). Parce que vois tu, la nécessité de chefs découle de la volonté d’exploitation et d’elle seule, par la chaine de causalité que cela entraîne.