@Thierry SALADIN
"Mais contrairement à ce que semblez croire, je suis parfaitement d’accord avec
vous pour une Constituante composée de citoyens tirés au sort, et pourquoi pas
pour une démocratie directe.«
Dont acte.
»La
question, et je la reformule : c’est que fait-on en attendant ?«
J’ai déjà répondu : on se lance dans des projets auxquels on croit, qui nous semblent faire avancer le schmilblick dans le bon sens. Et accessoirement, on diffuse l’information au sujet de la démocratie directe, du tirage au sort et tutti quanti.
»Je
pense donc qu’en attendant, plutôt que de s’abstenir, les gens feraient mieux d’aller
voter blanc. Et du reste, il n’y aurait pas besoin d’atteindre les 99% de votes blanc
pour invalider l’élection, mais probablement beaucoup moins.
Mais
allez faire comprendre ça à un abstentionniste..."
Ca se défend, mais personnellement (et après de nombreuses années à avoir voté blanc), mon choix est fait et je ne pense pas que je reviendrai dessus, et ce pour deux raisons :
1- C’est une question de principe : je ne vais pas cautionner en y participant un système que je dénonce (les élections, qui sont oligarchiques par essence)
2- L’abstention me semble infiniment plus réaliste et crédible que le vote blanc : d’abord elle est déjà majoritaire en France (quid du vote blanc en comparaison ?), et ensuite elle est beaucoup plus visible, plus accessible et plus fédératrice que le vote blanc. Enfin, à mon avis en tout cas.
De toute façon, une abstention massive ou un vote blanc massif aboutiraient au même résultat (une crise institutionnelle engendrant un pouvoir vacant).
« La vie est belle, nous devrions tous faire
de la vie un art... »
"Bien
sûr, mais allez parler de cela à une caissière [...] vous avez compris où je voulais en venir. "
Oui mais je ne retire pas une ligne de ce que j’ai écris. Croire (je souligne car c’est bien une croyance) que notre bien-être est directement subordonné à nos conditions de vie, est précisément le meilleur moyen de se rendre malheureux. Ou autrement dit, si l’on attend demain pour être heureux (par exemple parce que l’on espère un changement de système politique, ou une meilleure situation professionnelle), on ne sera jamais heureux.
Ce focus permanent sur l’extérieur empêche tout accès à la dimension intérieure, verticale. Nous vivons dans une société profane. Et pourtant, on ne peut être heureux que maintenant, pas demain, quelles que soient nos conditions de vie. Mais je digresse, je digresse...