la boutique Humanité sera bientôt fermée pour cause travaux
Juste des rumeurs déjà, mais
bon… Il était étendu sur son bateau, revenant d’une bonne pêche, pas loin du
port, champagne, filles… inutile tout ça, car son regard de millionnaire
restait fixé sur le grand yacht d’en face, d’où soudain, une créature de choix
sur plongeoir, se laissa choir avec grâce dans la piscine (du yacht). De l’air le plus dépité, il se
tourne alors vers moi :
See… I’m just a miserable failure !
C’était l’époque où j’avais jamais
dix dollars, sinon un crayon mine en poche, et pourtant ils insistaient à cette
présence, cherchant le mystère, là où j’avais la détente d’un cro-magnon au
commissariat. Une dose suffisante de bananes suffisait à négocier tous les
virages ; il cherchait le coffre, mais jamais, au grand jamais, il ne se
douterait des causes de cette failure…
Le soir même dans une rue sombre, j’ai dû apercevoir des gosses à même les chats,
farfouillant les poubelles.
Pour une failure, c’en était une.
Qu’est-ce que j’avais vu d’autre
au quotidien sur des années, sinon cela, en continu ? Comment s’épargner
cette évidence de n’avoir rencontré que des niagaras de connerie militante, sur
des décennies, incessant le flot, le flux, le pli… toutes les couleurs, tous les braillements ?
Ai-je croisé autre chose qu’une
très grande idiotie ? Allons, finis les drapeaux, les chants, les étoiles…
À terre tout ce barnum du diable ! Reformulons clair : Tout un chacun
croise-t-il continuellement autre chose qu’une immense, incalculable
idiotie-en-acte partout ?
J’ai des doutes, sérieux.
En conséquence, c’est logique,
cette pensée il me fallait la remonter, elle était pas que mienne, une
errance : l’humanité, en interne, ne pouvait que finir par repérer, et par
la suite franchir. Mais ce passage était coûteux, sans doute.
2016 on the ground, the
discoveries, the double secret…
De même, vu de l’extérieur cette
fois, là où on excusera que la terre pense (autrement que ses idiots, ou
par-delà ses idiomes on dira) eh bien, cette excroissance humanité,
visiblement, a échoué.
Nietzsche avait bien vu que le
cœur de l’affaire, concrètement, comme question, était posée par la possibilité
pour l’espèce de : la domination de la planète - là commençaient les vraies questions.
Quand on n’ose même pas se les
poser, qu’on y échoue, alors on est pas après la question, on est revenu avant,
redescendu dans le singe, comparer démarches.
L’Humanité est un échec
incessant, continu, confirmé, partout à l’exception de quelques îlots vierges,
épargnés en préhistoire ; pour le reste c’est une abomination, un simple
parcours des pathologies inutiles engendrées par cette espèce pour elle-même ne
présage déjà rien de bon pour la planète, le reste n’est donc qu’idiotie à
l’œuvre.
Clownerie définitivement avérée de tous les papes, imams, popes,
pipes, toute la farce évacuée sec.
Le mammouth d’aujourd’hui est le
capital prédateur, et on trouve des grottes à écran où se rêvent des chasses au
pactole, rien n’a changé, juste la massue de dark vador, l’idiot en chef.
Or ça commence à bien faire pour
beaucoup de monde. Et puis au fond ce n’est qu’une question de patience, le
spectacle d’une agonie en cours, certaine, et les signes de la décomposition sont
clairs, bientôt y’aura plus que les mômes, mais juste comme carburant à la
machine, restera plus qu’à éliminer ce résidu.
FIN.
Just a miserable failure.