@Elliot
«
Ils ne se cachent plus, parce qu’ils ont gagné, »C’est aussi ce que pense Philippe de Villiers, mais il ne s’agit que d’une bataille, pas de la guerre, et cela répond en partie à Elliot :
« … ou alors il conviendrait de parler
d’un complot à ciel ouvert. Certes, tous
ces cénacles toisent les peuples. Mais ils ne cherchent pas à se dissimuler ; leurs
identités, leurs agendas, leurs objectifs sont publics, en ligne, revendiqués
et assumés*. Et s’ils ne se cachent pas, c’est parce qu’ils ont déjà le pouvoir.
Le pouvoir d’influence. Leurs
conciliabules ne relèvent pas d’une conspiration mais d’un tour d’esprit. La «
main invisible », ce sont en fait des
milliers de petites mains qui ont le même tour de main, le même mental, les
mêmes réflexes. Et qui composent les superlobbies du grand capitalisme. En
toute quiétude, ils se retrouvent pour ce genre de dîners entre soi au Parlement
européen. Cette année à Bruxelles, l’an prochain... à Washington. »
@ Elliot
« Ceux qui font l’effort de s’informer trouveront facilement quelles sont les forces qui manipulent les marionnettes du devant de la scène. Derrière ces forces il y a des hommes mais là on entre dans une nébuleuse. Vous citez quelques noms mais la pieuvre a une multitude de bras... »
Il ne suffit pas de s’informer, encore faut-il accepter l’information aussi gênante, aussi déplaisante ou aussi « démoralisante » qu’elle soit. Et c’est là qu’interviennent le déni de réalité et(ou la dissonance cognitive, qui incite à refouler l’information par trop dérangeante.
Il n’y a donc pas que la désinformation et la propagande qui doivent figurer sur le banc des accusés. Le consommateur d’informations, et sa propension à ne croire que ce qui l’arrange, a sa part de responsabilité. Son « veux pas le savoir » contribue à neutraliser l’information avérée.
* De nombreux articles de Peter Sutherland (un oubli précédent à réparer) se trouvent en plusieurs langues sur le site Project Syndicate