@sleeping-zombie
« Et là encore, on en revient à la notion
d’appartenance. »
C’est très important, l’appartenance.
D’autant plus que ce n’est pas une notion, mais un sentiment, donc quelque
chose de très fort.
« Nous et eux. »
Et aussi « Eux en nous »
- ceux qui ne sont pas familiers de cette réalité - l’omettent régulièrement... et ethnocentriquement.
« Clairement, pour toi,
il y deux sortes de générations futures : ceux que tu assimiles aux tiens,
et ceux que tu assimiles aux leurs. Marrant de voir que tu ériges déjà un mur
mental entre un enfant non-né européen, et un enfant non-né africain. »
C’est là que se situe l’erreur
déjà effleurée ci-dessus. Je n’érige pas de mur mental, je constate son existence.
Il faut écouter parler les *EUX* quand ils sont entre eux. Ados, Debbouze et
ses copains disaient « On va chez les
Français » quand ils passaient le périph’, et peut-être qu’aujourd’hui
encore…
En tout cas, aujourd’hui
encore, Azouz Begag, qui fut ministre de la République, s’adresse aux « vrais »
siens en ces termes « Il
faut traverser le périphérique, aller chez les indigènes, là-bas, les descendants
de Vercingétorix… Il faut casser les portes, et si elles ne veulent pas
s’ouvrir, il faut y aller aux forceps. ».
Interviewé par Al Watan, le nouveau
maire de Stains, Azzedine Taïbi dit : « Cela m’aide encore plus de recevoir le
réconfort de mes concitoyens français originaires des pays du Maghreb et du
continent africain. Ils sont fiers d’avoir, enfin, la possibilité de contribuer
à placer au poste de premier magistrat de leur ville quelqu’un qui leur
ressemble. »
Alors qui érige un mur ? Debbouze ?
Begag ? Taïbi ? Moi ? Personne !
Le mur, il est là, dans le subconscient, et il
est contenu dans le *NOUS* qui nous distingue des *EUX*, et des exemples
comme ceux-là, côté allogènes aussi, on peut en observer en permanence.
« (je serai curieux de
connaître la part d’électricité utilisée en allemagne pour le chauffage. truc
complètement inutile en afrique) »
Elle n’est pas forcément
plus importante que celle qui servirait à alimenter des systèmes de
climatisation dans d’énormes usines, d’immenses halles de travail et des kilomètres
carrés de bureaux, au total du continent...
P.S. - Les surplus de population des pays bancals ne proviennent pas seulement d’Afrique, mais également d’Asie et d’Amérique latine.