@Robert Bibeau
… merci pour votre réponse…
Juste un « court » commentaire : vous ne
pouvez pas accuser les autres sur des intentions et justifier votre position
également sur des intentions.
Alors voila :
Votre point -1-
… Supposons que tout le monde soit égal, 0 capital, 0
formation… un monde sans parents, sans famille, sans héritage… des nouveaux nés
dans un monde nu. A l’adolescence il y aura toujours ceux qui seront plus
beaux, ou plus grands, ou plus fort.. . ou plus intelligents peu importe…
il y aura donc ceux qui sauront tirer le meilleur parti d’une situation qui va
se présenter… puis plus tard, sauront
ensuite en conserver le fruits, soit par prudence, économie et autres choix.
Personne n’est ni identique ni égal…. C’est pour cela qu’on parle d’équité et
non pas d’égalité stricte.
Ceux qui auront accumulé du savoir faire et du pouvoir économique
(le capital) pourront le dépenser ou l’investir
dans des structures collectives pour lesquelles ils chercheront la contrepartie
« travail » pour que le centre économique soit complet et fonctionnel.
Ceux qui n’auront « que » leur travail a apporter
le feront… et TOUS chercheront a maximiser leur revenu.
A partir de là, les règles de la concurrence devraient s’appliquer,
aussi bien dans la commercialisation des produits et services que dans l’offre
de capital et l’offre de travail.
n
Normalement, l’offre de produit et service
est proposée sur un marché concurrentiel
et libre (supposons qu’il n’y a ni collusion, ni monopole)
n
L’offre de capital est très bien gérée a partir
des mécanismes bancaires -auxquels tout le monde a accès dans les mêmes
conditions- ce qui explique la bourse,
les différentes formes juridiques d’entreprises etc.
n
L’offre de travail, par contre est très mal
gérée actuellement car la mise en concurrence du travail écrase la valeur
travail, d’autant plus que la productivité engendrée par l’organisation, les
machines et les conditions locales tirent toujours plus cette valeur vers le
bas… et que le travail ne se stocke pas !
Mais ce n’est pas parce qu’il y a excès de forces de travail
pour laquelle la demande est toujours moins forte, que cela démontre une
quelconque culpabilité du capital comme de l’entreprise.
Votre point -1- complément
de réponse
Par contre, la valeur travail n’est pas une marchandise comme
les autres parce que justement, nous avons crée une société intelligente
(communiste ou libérale, peu importe) où le libre arbitre et les choix des uns
n’est pas dirigé par une entité inhumaine, mais par des volontés individuelles.
Les uns préfèrent bien manger, d’autres moins travailler,
louer plutôt qu’acheter, économiser plutôt que dépenser et/ou les mix de tout
ça… etc… tous les choix sont dans la nature et c’est heureux. On ne peut donc
obliger personne à respecter une autre volonté que la sienne.
Donc il a fallu établir des normes pour lesquelles le prix
du travail soit capable de satisfaire a un plancher minimum… soit par un « smic »
soit par des cotisations sociales qui financent des services d’états rendus a
ceux qui ne les choisiraient pas ou parce que la solidarité est le seul moyen
de les financer.
Et la nous rentrons dans le vif du sujet :
Votre point -2- préalable
Votre point -3- inclus ici dans le préalable
Comme pour la diversité des hommes, les structures locales –
ie la société humaines – sont hétérogènes et en fonction des cultures, des
choix économiques, sociaux, humains ont été fait. L’exemple de la Pologne (je ne
sais pas si c’est vrai ni même si c’est pertinent) et de ne pas « soumettre »
a la solidarité, par exemple, le système de santé, alors que la France le fait.
Dans ce contexte, la valeur travail est différente puisque chaque polonais doit
financer personnellement sa santé… alors qu’en France, c’est la solidarité qui
se finance par des cotisations sociales partagées entre l’employeur et le
salarié ainsi que tous les autres revenus (CSG = contribution sociale
généralisée).
A partir de là, si le marché est ouvert sans règle, il est évident
que : comme vous sur un marché, vous allez choisir vos légumes sur un critère
économique (rapport qualité/prix) et les entreprises, pas plus que vous, pas
plus que le système le permettant, ne sont a blâmer
C’est cette absence de règles qui fait qu’il existe une « dumping
social… je traduis dumping social c’est se fournir là ou la valeur travail est
la moins couteuse justement parce que les règles locales ne sont pas homogènes
d’un pays a l’autre)… il n’y a pas de volonté d’organiser un dumping social si
ce n’est respecter les choix nationaux des uns et des autres.
Votre point -2- réponse
A défaut de pouvoir les rendre plus homogènes, ce qui est ni
possible ni souhaitable… ce sont des choix de société des uns et des autres, il
faut se servir de ces frontières de choix pour établir des règles d’équilibre
dont je vous ai parlé lors de mon premier commentaire.
Puisque la France a choisi la solidarité il faut que les
acheteurs de travail payent le juste prix français et s’ils préfèrent acheter
polonais, il faut qu’ils participent néanmoins a la solidarité… ce qui est
actuellement impossible.
En aucun cas il faut payer plus cher le polonais, car cela déstabiliserait
le choix polonais… la seule solution c’est de respecter le prix polonais
complet salaire plus charges polonaises payée en Pologne et participer a la
solidarité français en payant les charges française. Comme on ne va pas les
faire payer deux fois, on ne prendra alors que le différentiel qui doit être
versé a l’état qui se chargera alors de les repartir selon les règles
nationales.
Ce sont les mêmes mécanismes que ceux qui fonctionnent
actuellement pour les cotisations françaises qui collecteront les charges des
travailleurs étrangers lorsqu’il y a excédent.
Votre point -3- (voir ci-dessus)
Votre point -4-
Je devrais ne pas répondre a ce point qui n’est pas factuel
mais interprétatif. Ce texte sert a répondre a votre point -6-
Si un choix démocratique
(supposons démocratique) est fait, vous ne pouvez au nom de votre interprétation
le contester. Il y a élection dans la majorité des pays… les représentants des électeurs
se retrouvent au sein d’un parlement et exécutent la volonté des citoyens. On peut
supposer qu’un système communiste n’a pas de représentants politiques, mais sociaux, et s’ils sont élus c’est la même
configuration !
Parler ensuite de détournement de démocratie, c’est toujours
possible, mais cela n’a rien a voir avec le capitalisme, le travail etc, cela a
voir avec les fonctions du pouvoir qui n’est pas soumis a un quelconque contrôle
intermédiaire (en cours de mandat) pas plus qu’une sanction citoyenne lors de
la faillite d’une gouvernance.
A ce niveau, les citoyens sont autant responsable que la
classe politique, car au final, c’est bien eux qui mettent les bulletins dans l’urne
et, pour la France actuellement, c’est bien eux qui depuis 40 ans refusent de
choisir en dehors des deux partis dominants.
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