@gaijin
Dans son Discours sur l’inégalité, Jean-Jacques Rousseau évoquant l’état de nature écrit :
’cet état est la véritable jeunesse du monde, et [] tous les progrès ultérieurs ont été en apparence autant de pas vers la perfection de l’individu, et en effet vers la décrépitude de l’espèce« . Ce serait donc l’espèce qui compte, pour ce crétin, et non pas l’individu.
A l’inverse, la philosophie classique, celle de Descartes en particulier avait fait de l’égo cogitans, c’est-à-dire du sujet pensant, de l’individu, le centre légitime du monde qui se donne à sa perception. Cela ouvrait sur une philosophie de la liberté. La phénoménologie husserlienne saura renouer avec l’apodicticité de ces sortes d’intuitions en face desquelles le propos de Jean-Jacques Rousseau que j’évoquais en commençant paraît d’une immense niaiserie conceptuelle, et ce n’est sans doute pas pour rien que d’excellents esprits considèrent aujourd’hui, la »pensée« de Rousseau comme la mère de tous les totalitarismes du XXe siècle.
Pour le nazisme, pour le fascisme italien, pour le communisme, l’individu n’est rien. »Sacrifiez-vous au bonheur des générations futures", disait le gros con à moustaches du Kremlin, dans les années 30. Seules comptent en effet les masses qui font l’histoire, et plus encore leurs géniaux dirigeants, qui font voir le sens de l’histoire, tels Lénine, Mao, vieilles momies déifiées pour la vénération des peuples docilement abrutis.
Votre réponse est elle aussi d’une infinie naïveté : on pointe une difficulté théorique tout à fait classique et vous répondez à côté, comme si vous n’aviez jamais entendu parler d’un problème théorique qui conditionne nécessairement toute réflexion sur le politique..