@alinea bonjour
Le blues est aussi très pauvre musicalement, deux ou trois accords sur des paroles un peu creuses, néanmoins il suscite l’émotion, et l’empathie d’un milieu qui se reconnait. Le rap personnellement ne me parle pas, m’agace même le plus souvent, mais pourtant c’est la musique de la jeunesse. Et les soldats enterrés la bas sont des jeunes gens, pas des grands pères. Une musique insolente ne peut que leur rendre hommage, à ce qu’ils étaient, à ce qu’ils seraient s’ils vivaient maintenant. Surement bien mieux que ces sonneries aux morts obscènes....Je me suis surpris souvent à dire des âneries désobligeantes à mes enfants quand ils écoutaient du rap, comme mes parents le faisait quand j’écoutais du rock. Maintenant je me tais, et je reconnais une qualité à cette musique, c’est qu’elle est simple précisément, qu’elle peut être employé par des gens qui n’ont guère de culture musicale encyclopédique, et qu’elle fait ainsi office de passeur.
Comme le slam, que j’ai apprécié à Coutances, dernièrement ! J’ai tout de même entendu de très belles choses au festival « jazz sous les pommiers » ; festival super soit dit au passage, avec en particulier cette femme que j’ai découvert : Leyla Mac Calla, une américaine bercée par Haïti et la Louisiane, et qui interprète le cajun et JS Bach avec un violoncelle et surtout une voix et une présence lumineuse.
Leyla McCalla - YouTubeMais nous sommes peut être très loin des charniers et des exploitations honteuses de Verdun dont on réchauffe les cadavres, pour les faire parler au profit des bas du front. Tout ces mélanges ne datent pas d’hier. La musique tzigane je ne vous l’apprendrais pas à servi à beaucoup de gens dits « sèrieux ». Pourtant elle était écrite par des virtuoses qui ne connaissaient pas le solfège.