@julius 1ER
Bonjour....Je m’intéresse précisément beaucoup à l’histoire et à ces deux guerres. En dehors de mon expérience personnelle, rien de mieux que l’histoire pour devenir antimilitariste, qui est juste finalement l’expérience du souvenir. Cela vous donne peut être pas un diplôme honoris causa de démineur, comme dirait l’auteur, qui semble donner une importance énorme aux titres et au stuc, mais tout de même cela vous donne des bases de réflexion.
Et s’il y a bien quelque chose de commun aux commémorations, c’est le fait qu’on parle toujours à la place des morts. Ce n’est plus de la taxidermie, cela tient plutôt de l’art du ventriloque....Comme vous dites, les jeunes n’ont qu’un souvenir vague de ce que fut cette horreur, et encore plus des faits qui les ont amenés. Si ces faux culs et soit disant indignés de « braves gens » mettaient les choses en perspective, et faisaient vraiment oeuvre d’intellectuels, au sens noble du terme, ils s’apercevraient que ce rappeur qu’ils ont réussi à chasser de leur temple moisi représentait la jeunesse, la modernité !
Et qu’en ce sens, c’était un passeur, un ambassadeur de la jeunesse, quelqu’un susceptible de donner envie d’en savoir davantage à ces frères et à ses copains, en réincorporant ce passé douloureux dans le présent, en le sortant du magasin des antiquités.
Raté, pourrait on croire !...Peut être pas...Au contraire...Cette polémique aura l’avantage de réintroduire le débat et le vivant dans un carré aseptisé et formaté d’avance.