@Daniel Roux
On est en déficit
parce qu’on dépense plus qu’on ne gagne.
Pas du tout du tout !
On
est en déficit parce que les propriétaires des moyens de
production retirent trop d’argent du cycle économique,
ce qui appauvrit automatiquement les producteurs de biens et de
services dont les salaires ou revenus pour les indépendants sont
rognés d’autant.
Cette
saignée sur le circuit entraîne une baisse de consommation dont
sont victimes en aval les commerçants, artisans, professions
libérales. les gouvernants félons se chargeant de répercuter cet
assèchement financier en gelant le salaires des fonctionnaires.
Tous
les économistes savent que l’on ne peut retirer du circuit pas plus
de 3-4 %, et encore s’il y a de la croissance, phénomène qui tend
naturellement à diminuer en l’absence de destructions massives comme
celles qui ont dévasté l’Europe « de l’Atlantique à l’Oural »
à cause du pion anticommuniste des capitalistes, à savoir Hitler.
Or certains d’entre eux voulaient du 10 voire du 15 % ! Si encore
ils l’avaient réinvesti dans l’économie réelle, cela aurait pu
passer un temps puisque ces investissements auraient entraîné une
croissance ultérieure par amélioration de l’offre et à condition
que le prélèvement revienne à 3 % pour que les consommateurs
puissent acheter ces nouveaux produits.
Mais
ils ont préféré tenter leur chance dans la spéculation financière
où ils n’ont eu l’impression de gagner du numéraire que parce que
les USA, voulant masquer leur déclin tous azimuts, inondait le monde
de dollars « hélicoptère ».
Le
problème est évidemment que tout cela ne peut durer indéfiniment.
L’économie réelle ne peut que suivre, avec cette saignée létale,
un cercle vicieux de baisse des revenus des producteurs (les 98-99%
de la population) entraînant une baisse de la consommation et donc
des commandes aux entreprises, entraînant une hausse du chômage,
entraînant une baisse de la consommation et ainsi de suite.
Soit on gagne
plus, c’est à dire on fait rentrer plus d’impôts.. "Vous
êtes un malade ! Plus d’impôts alors qu’on en paie déjà
tellement !..
Vous
parlez là des impôts directs. Mais la plus grande rentrée fiscale
est constituée par la TVA et les taxes sur les carburants que
consomment de plus en plus les travailleurs pour se rendre à leur
travail du fait que la spéculation foncière et immobilière les en
éloignent toujours plus.
L’impôt
direct, à la différence de la TVA que paient davantage en
proportion les revenus modestes, peut être modulé, vous le savez
d’ailleurs très bien, en multipliant les tranches fiscales et en
alourdissant le pourcentage de prélèvement des plus hauts revenus.
Il
faudrait aussi lutter contre le vol fiscal, qui devrait être
considéré comme un délit à l’égal d’une escroquerie (ce qu’il
est) relevant de la correctionnelle, mais comme on est libéraux,
sans aller jusqu’à le qualifier de crime, jugé en cours d’assises,
comme c’est le cas pour punir les fabricants de fausse monnaie.
Il
faudrait taxer également les revenus des filiales dont la maison
mère est à l’étranger avant qu’elles transfèrent massivement et
sans raison vers elle des capitaux colossaux.
Elles
partiront diront les naïfs. Tant mieux, c’est une bonne chose de se
débarrasser d’entreprises qui puisent sans contrepartie dans le
circuit financier dont je parle plus haut, comme c’est une bonne
chose de se débarrasser d’un parasite. Qui aimerait garder sur sa
peau une tique suçant son sang ?
Et
rassurez-vous, elles seront remplacées rapidement car le retour de
capitaux vers l’économie réelle sera inévitable après les
déceptions tout aussi inévitables que connaîtront les spéculateurs
et traders de « l’économie poker » où il faut que certains
d’entre eux perdent pour que d’autres gagnent. Un jeu à somme nulle.