@liseline
Si depuis plus 30 ans que les usines ferment, délocalisent, se font siphonner par des fonds de pension, que les licenciements se multiplient, à cause de l’euro trop cher et des décisions ultralibérales de la Commission européenne, que les attaques contre le modèle social français se multiplient, les Syndicats décidaient que ça suffit, et qu’il faut sortir de l’ Union européenne, nous n’en serions pas là...
E
n 1957, la CGT s’opposait au Marché Commun, l’ancêtre de l’ Union européenne, et décrivait fort lucidement tout ce qui allait arriver :
"- La libre circulation des marchandises, donc le déchaînement de la
concurrence fondée sur l’infériorité des salaires et de la législation
sociale, l’harmonisation par le bas des conditions sociales dans les
différents pays, l’opposition renforcée à toutes les revendications des
travailleurs. (...)
- La libre circulation des capitaux, le danger
d’évasion des capitaux, de dévaluation et même de remplacer la monnaie
nationale par une monnaie commune. (...)"
L’enjeu est énorme : le Marché commun conduit
infailliblement, à plus ou moins brève échéance, à la disparition des
souverainetés nationales, à la création d’un super-État européen,
réduisant à sa plus simple expression tout ce qui pourrait subsister
d’individuel, de politiquement et économiquement indépendant chez les
membres de la Communauté.
Ce super-État sera dominé par le pôle
d’activité économique le plus puissant : la Ruhr ; par la puissance la
plus énergique et la plus dynamique : l’Allemagne de l’Ouest. [...]
Pour
la France, la réalisation du Marché commun c’est l’acceptation de
l’hégémonie allemande. Son industrie ne pouvant lutter contre la
concurrence d’outre-Rhin tombera sous la coupe des konzerns de la Ruhr."
La commission européenne vient de demander à la France d’être encore plus néolibérale, ce que répète le perroquet Macron, mais rien dans les tracts syndicaux. Pour eux, le responsable, c’est le gouvernement et pas du tout les Traités européens. Exemple la déclaration de la CGT.