@Neymare et tous
Jadis,
les Amérindiens aimaient se nommer « Hommes
véritables ». Civilisations ignorant l’argent, l’état, le pouvoir, en bon équilibre dans la verticalité de l’être. Anarchistes véritables
L’observation et la vie dans la nature permet à
l’homme de donner sens à son existence. L’activation du
cerveau droit est source d’inspiration, d’intuition, d’inventivité,
de créativité, en prise avec le spirituel, le divin. La
terre devient un être vivant, la mère de toute créature. Les prophéties émergent de ce conditionnement. Les présocratiques, d’hier et d’aujourd’hui répliques vivantes de notre Grèce antique s’alimentent aux mêmes sources.
L’observation
des rythmes des saisons, des mouvements du soleil, des directions
géographiques et des cycles de la vie participent sans doute
au sacral pour les peuples
autochtones d’Amérique du Nord. peuple du jouir et du partage naturel.
Ils avaient
certainement réalisé l’une des plus intéressantes
symbioses homme-nature et même la symbiose homme-homme. Ils se
considéraient comme appartenant à la nature, ils
n’avaient pas la prétention de la maîtriser. Ils ne
possédaient rien et n’avaient de droits sur rien. Lorsque en fuite de cette Europe qui nous était hostile on se retrouvait sur un sol vierge libre de toute possession, nous rencontrions les locataires respectueux et amoureux de la terre, de l’eau, de la faune et de la flore et dessinions déjà des possessions compensatoires.
Au
début du XXIe siècle, des interrogations
nombreuses demeurent sur le devenir de notre monde, quand les bonnes
intentions humaines sont confrontées à de puissants
systèmes qui absorbent sans compter les ressources terrestres
et les énergies humaines. C’est à la limite de la psychose. A l’instar de chronos dévorant
sa progéniture, la culture matérialiste de l’avoir œuvre
aveuglément et tyranniquement pour mettre un terme à la marche naturelle du monde.