@Svetlana Kissileva, vous sous- estimez les événement de l’époque, l’on sait que le Pacte Germano-soviétique a permit à l’Allemagne Nazis de bénéficier de l’acier et du pétrole soviétique pour la campagne de à de France Staline, et l’idéologie soviétique de l’époque qui volait imposé un régime communisme mondiale.
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Il y a 70 ans, le pacte germano soviétique....
Les
articles de la rubrique Idées n’expriment pas nécessairement le point
de vue de l’organisation mais de camarades qui interviennent dans les
débats du mouvement ouvrier. Certains sont publiés par notre presse,
d’autres sont issus de nos débats internes, d’autres encore sont des
points de vue extérieurs à notre organisation, qui nous paraissent
utiles.
Samedi 12 septembre 2009, mise à jour Lundi 30 juin 2014, 08:16
Le
23 août 1939, à Moscou, l’URSS de Staline et l’Allemagne d’Hitler
signent un pacte de non-agression. Cette alliance entre le fascisme et
le « pays du socialisme » laissa les mains libres à Hitler et désarma
le mouvement ouvrier.
Dans un protocole secret, dont l’URSS niera l’existence jusqu’en 1989, les deux puissances se partagent l’Europe orientale. Le 1er septembre,
la Wehrmacht envahit la Pologne, suivie le 17 septembre par l’Armée
rouge. En totale négation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes,
l’URSS annexe la partie orientale de la Pologne, qui est rayée de la
carte, les pays Baltes, indépendants depuis 1918, la Bessarabie, une
province roumaine.
En application d’autres
protocoles secrets, l’URSS fournit du blé et du pétrole à l’Allemagne
nazie, lui livre des militants communistes allemands et autrichiens,
coopère militairement avec elle contre la résistance polonaise… Bref, il
s’agit bien d’une alliance entre Hitler et Staline, qui sera rompue par
Hitler qui envahira l’URSS, en juin 1941.
Pour Hitler, l’intérêt
du pacte est évident : après l’intermède polonais, il peut concentrer
ses troupes sur le front occidental, contre les armées française et
anglaise. Quant à Staline, les historiens se sont longuement interrogés
sur les raisons de son alliance avec Hitler. Si le pacte permet à l’URSS
de revenir aux frontières européennes de l’empire tsariste, il
n’empêche pas la guerre et laisse l’URSS isolée contre une machine de
guerre nazie plus forte. En tout cas, contrairement à une légende
véhiculée par ses partisans anciens ou actuels, Staline n’utilisera pas
ce répit de presque deux ans pour se préparer à la guerre contre Hitler.
Malgré des avertissements venus de tous côtés, l’Armée rouge sera dans
un état d’impréparation totale lors de l’attaque nazie, subissant dans
les premiers mois d’effroyables pertes.
Le pacte prend
complètement à contre-pied le mouvement communiste international, dont
l’identité politique est, depuis l’été 1934, la lutte contre le fascisme
et, après 1936, le soutien aux républicains espagnols contre le
franquisme. Ce tournant politique à 180° provoque une profonde
incompréhension et un immense désarroi : beaucoup de militants déchirent
leur carte. Les appareils des partis communistes, contrôlés par
Staline, approuvent, après un certain flottement, la nouvelle politique
de Moscou, leurs dirigeants craignant pour leur poste et… leur vie.
Au parti communiste
français, à l’époque un parti de masse de près de 300 000 membres ayant
obtenu 15% des voix aux élections législatives de 1936, le trouble est
énorme. 21 députés sur 72 quittent le parti. Le PCF est peu après
interdit par le gouvernement de Daladier, dirigeant du parti radical
avec lequel le PCF était allié sous le Front populaire. Appelé à Moscou
fin 1939, Maurice Thorez défend la « politique de paix » de Staline, ce « grand génie dont toute l’activité se dépense au service exclusif du prolétariat international ». Il dénonce la guerre « impérialiste », auparavant qualifiée d’« antifasciste », déclarée par la France et l’Angleterre à l’Allemagne.
Minuit dans le siècle...
Après la défaite de
juin 1940, le PCF appelle à lutter contre le régime de Vichy mais pas
contre l’occupant nazi. La direction négocie, en vain, avec les
autorités nazies d’occupation la parution légale du journal l’Humanité.
Voulant obtenir la légalisation du parti, elle ordonne même à ses
membres de sortir de la clandestinité. La police de Vichy en profite
pour ficher et arrêter des milliers de militants communistes. Après
juin 1941 et la rupture du pacte, le PCF deviendra « le grand parti de la résistance », mais ceci est une autre histoire.
Des historiens réactionnaires, comme Stéphane Courtois, coauteur du Livre noir du communisme
présentent le pacte germano-soviétique comme la preuve que l’Allemagne
nazie et l’Union soviétique étaient des régimes de même nature,
totalitaires. Ceci a, semble-t-il, inspiré le Parlement européen qui a
proclamé le 23 août, jour anniversaire de la signature du pacte
germano-soviétique, « journée européenne de commémoration des victimes des crimes du stalinisme et du nazisme ».
L’URSS est devenue dans
les années 1930 une dictature sanguinaire s’appuyant sur le travail
forcé et la terreur. L’objectif de ses chefs n’est pas l’expansion de
leur système, encore moins de favoriser les révolutions dans le monde
entier comme à l’époque de Lénine et de Trotsky, mais de conserver leur
pouvoir et leurs privilèges, par tous les moyens. Staline a d’abord
recherché l’alliance avec les « démocraties occidentales » contre la
menace militaire nazie. Sans succès, les impérialismes français et
britannique étant irréductiblement opposés au système socio-économique
de l’URSS, basé sur la propriété étatique des moyens de production et le
monopole du commerce extérieur. Lors des accords de Munich en
septembre 1938, plutôt que de faire la guerre à Hitler, ils préfèrent
lui livrer la Tchécoslovaquie, une démocratie parlementaire qui est leur
alliée. Alors, dans un mélange de realpolitik cynique et d’aveuglement,
Staline s’allie à Hitler. Les peuples en ont payé le prix fort.
Lemmy K. )