@baron
Je vais essayer d’être court mais c’est pas facile :
-
Meurig Raymond, le président de la National Farmers Union,
expliquait au Wall Street Journal que la remise en place de droits de
douanes à la frontière entre le RU et l’UE impacterait tout
particulièrement le secteur agricole, 61%
de l’ensemble de la nourriture et des boissons va en Europe,
notamment 38% de la viande d’agneau, du blé et de l’orge, du bœuf,
des produits laitiers.
-
La dévalorisation de la livre aurait un effet sensible sur les prix
des produits alimentaires importés (60% de la consommation
des britanniques).
-
55% du revenu moyen d’un agriculteur britannique venait de la PAC.
L’argent versé par le UK à l’UE au titre de la PAC aurait atteint
7,9 milliards d’euros annuels (chiffre 2014). Les partisans du Brexit
ont promis que les subventions européennes seraient remplacées par
des subventions nationales. Promesse de campagne.
-
Enfin, et je crois que dans cette campagne haineuse c’est un aspect
qui a été volontairement passé sous silence, la fermeture des
frontières britanniques pourrait paradoxalement mettre en difficulté
son agriculture car les travailleurs de l’Europe de l’Est
occupent une place importante : 99% des 6000 personnes recrutés en
interim par une agence nationale spécialisée sont de nationalité
roumaine ou bulgare.
Le
seul avantage que les agriculteurs britanniques pourraient trouver au
brexit c’est de se libérer des normes sanitaires européennes...