Bonsoir tout le monde 
Je n’ai pas vu de commentaires de pro alors en tant que professionnel espaces verts et paysage d’une collectivité territoriale, je réagis.
Nous avons pris de l’avance sur la loi dl’interdiction des produits phyto et depuis 3 ans, nous avons banni toute saloperie chimique tant à la production florale qu’à l’entretien des espaces verts.
Pour ma plus grande joie.
Au début je ne vous cache pas que les plus anciens grognaient un peu mais les habitudes ont changé.
Alors comment remplacer cette merde de glyphosate ? Nous avons testé la vapeur mais bof... Beaucoup de main d’oeuvre pour un résultat moyen.
Le plus efficace reste le manuel. De bons outils, de la bonne volonté et du temps.
Niveau outillage : des binettes (il en existe des tas de sorte de toute forme), des griffes, des couteaux à désherber (excellente invention pour les herbes dures à cuire)
Et nous avons créé des emplois, puisque en période de pleine bourre (et cette année avec la pluie, nous avons été servis ^^) de mai à octobre, une équipe de 8 saisonniers consacrée essentiellement au désherbage, est engagée pour épauler les équipes. Une sorte de commando ^^
Il existe également un concept simple mis en place et qui s’appelle la gestion différenciée, divisant le domaine en plusieurs secteurs et permettant de limiter les interventions. Mais cette gestion ne concerne pas seulement le désherbage.
Il y a peut-être aussi un changement de vision à adopter. Quelques trèfles ou pissenlits ne sont pas des drames. Depuis longtemps, j’ai banni de mon vocabulaire l’expression « mauvaises herbes » car il n’y pas des herbes mauvaises, seulement des herbes qui ne sont pas toujours à leur place. Rééduquons nos façons de penser et notre vision.
Et grosse cerise sur le gâteau : depuis que nous avons supprimé les produits phyto, je note avec grand plaisir la réapparition de nombreux insectes et une terre blindée de vers magnifiques donc riche.
Adieu la chimie en « cide » et bonjour la VIE !!!
Sans compter les économies sur le budget bien sur. Mais le plus important sont les économies de santé. J’ai enterré deux collègues formés à la vieille école chimique avec derrière eux des années de traitements phyto avec protections minimum et dont les cancers n’étaient pas étrangers à leur carrière pro.
Alors si nous, professionnels nous parvenons à gérer des hectares de massifs, de parcs, de haies, etc, comment un particulier n’y parviendrait pas dans son petit jardin sans l’aide du glyphosate ou de n’importe quelle saloperie chimique ?
D’autant que pour tout, des solutions alternatives non polluantes existent. Suffit de chercher et tester.
En production, dans les serres, ce sont les insectes nos plus valeureux alliés contre les parasites.
Voilà.